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Une rencontre peut changer une vie (Alihan x Harry)
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MessageSujet: Une rencontre peut changer une vie (Alihan x Harry) Jeu 22 Juin - 22:57
Une rencontre peut changer une vie !Harry x AlihanRenouant comme il faut mon nœud de cravate, je me fixe dans le miroir. Ma petite vie m’allait parfaitement, notez bien. Je m’y plaisais dans cette vie de Moldu, la vie de sorcier n’était pas faite pour moi, bien que je sois doué de mes mains avec la sorcellerie. Je me penche sur mon lavabo et me met à penser à ma journée d’aujourd’hui, chemise blanche, cravate noir, pantalon de costar, j’aimais être à mon avantage dans mon travail dans tous les sens du terme. D’ailleurs, aujourd’hui, j’ai quelques nouveaux patients, cela demande toujours de faire bonne impression pour la première. Il faut mettre les patients en confiance, il faut les amadouer pour qu’il soit à l’aise et vous parle. D’ailleurs, je commençais dès 10h avec Monsieur Potter. Son nom de famille me dit vaguement quelques choses mais sans plus, mais nous verrons bien, j’ai normalement une bonne mémoire de ces choses là. Je fini de me coiffer et descend avaler mon café que j’avais fait plus tôt, je remonte me brosser les dents, puis redescend à nouveau, j’étais enfin prêt. J’avais peur de voir à qui j’allais avoir à faire. Plus j’avance dans mon métier, plus je vois des choses parfois loufoque,  des choses que vous jugeriez d’impossible. Personnellement, étant un sorcier, je sais que l’impossible n’existe pas, alors rien ne me choque, à part les extrêmes, mais même dans ces cas là, je sais rester professionnel.

Je sors de moi, regardant mon téléphone, j’avais déjà un bip d’une assistante du cabinet de psychologie de l’hôpital de Londres. « Madame Johnson est dans la salle d’attente, elle veut absolument vous voir. » Je lâche un soupire. Cette dame avait sans doute près de 65 ans, mais s’inquiétait énormément pour sa fille qui a 35 ans. Je ne pourrai vous en dire plus à cause du secret professionnel, mais cela fait six mois qu’elle vient me voir, et je n’ai toujours pas réussi à lui faire évoquer son épreuve dure de sa vie. Bien que, je l’ai deviné parfois, avec mon analyse des choses. C’est un cas assez spécial, mais c’est ce genre de cas qu’on me refile à moi, Docteur Dixon. Je suis connue pour aider les patients les plus détruits, les plus anéantis, les compliqués, et les plus spéciaux. Je suis brillant, sans vouloir me lancer des fleurs, je suis reconnue chez les moldus,  c’est certain. Et puis, si le ministère de la magie veut me recruter, ce n’est surement pas pour rien, mais il en est juste hors de question. Ma vie me convient vraiment.

Je finis par fermer à clé ma maison, et monte dans ma voiture. Oui, je ne m’embête, petite BMW, décapotable, en ce temps là on se fait plaisir. J’ai de la thune, avec mon enfance, je décide de me faire plaisir de temps en temps, je ne vois pas où est le mal. Enfin, je prends enfin le chemin de mon cabinet, en écoutant un peu de musique. J’arrive de bonne humeur, je devais aussi refléter le sourire que mes patients voudraient avoir, car s’il vienne, c’est parce qu’ils ont conscience qu’ils ont besoin d’aide pour aller mieux. C’est toujours délicat d’avoir un patient qui vient ici parce qu’il a été forcé, parfois ils abandonnent les séances pensant aller mieux, alors qu’en fait, ce n’est pas le cas. J’ai d’ailleurs tendance à expliquer à mes patients dès le début qu’il est préférable de ne voir qu’un seul psychologue à la fois, de manière à ce que le professionnel puisse travailler sans interruption et que ça peut prendre beaucoup de temps, 2 mois, 2 ans, 20 ans, ça dépend des besoins du patients, de son vécu et de beaucoup d’autres facteurs qui rendent un patient unique.

Je me gare sur le parking et sort de ma voiture. Je passe devant la salle d’attente, allant dans mon bureau poser mes affaires, madame Johnson m’a vu passer et m’a coursé.

« Docteur Dixon ! Docteur Dixon ! »

Je m’arrête dans le couloir et me tourne vers elle.

« Ah madame Johnson, que puis-je faire pour vous aujourd’hui ? »

J’ouvre mon bureau et fais signe à la dame de me suivre le temps que je range mes dossiers que je classe en l’écoutant et repart aussitôt vers ma salle d’attente, alors qu’elle me suivait en me racontant tout cela.

« C’est ma fille docteur, vous devez l’aider ! Elle a encore fait des cauchemars cette nuit ! Elle a crié, elle a hurlé de peur !  Elle pleure avant de s’endormir, elle pleure parfois sans que rien ne se passe ! Elle n’est pas bien docteur ! Aidez-la je vous en conjure. »

Je m’arrête devant la salle d’attente, et attrape les mains ridées de cette dame, mes patients déjà là me regardaient mais, tant pis, je devais rassurer cette mère inquiète.

« Vous êtes inquiète pour votre fille et c’est normal madame Johnson. Cependant, vous devez me laisser faire mon travail. Votre fille avance chaque fois un peu plus, ne craignez rien. Si elle pleure le soir, c’est qu’elle extériorise, et c’est bien, ça veut dire que la thérapie l’aide à accepter ce qui lui est arrivé. Quand, elle me parlera de cela, c’est qu’elle sera prête à m’en parler, et vous verrez qu’à partir de ce jour là, votre fille rira. En entendant vous devez vous montrer patiente et présente pour elle, vous comprenez ? »

« Oui Docteur, je comprends, merci… »

« Avec plaisir Madame Johnson, n’hésitez pas si vous avez besoin. »

« Encore merci. Bonne journée à vous. »

« A vous aussi Madame Johnson. »

Je me retourne vers ma salle d’attente après avoir attendu que cette dame s’éloigne jusque sa voiture.

« Bonjour à tous. Veuillez m’excuser j’ai pris un peu de retard, je vais essayer de le rattraper, mais je ne vous promets rien. Monsieur Potter ? Si vous voulez bien me suivre. »

J’attends que le quarantenaire se lève pour commencer à avancer dans le couloir l’accompagnant jusqu’à mon bureau.

« Allez-y entrez et asseyez vous, monsieur Potter. »

Je fais le tour jusqu’à mon siège en montrant les deux sièges en face mon bureau pour qu’il s’asseye. Je m’assois et attrape mon premier dossier.

« Bien. Donc, vous êtes monsieur Harry James Potter. 42 ans, père de trois enfants, en procédure de divorce et…. Il me manque juste votre métier. Puis-je le connaitre avant de commencer quoique ce soit, cela peut m’aider sur ce que je dois m’attendre. Ensuite, j’aimerai que vous me racontiez pourquoi vous êtes ici, ce que vous attendez de moi, etc.  Allez-y, je vous écoute. »
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MessageSujet: Re: Une rencontre peut changer une vie (Alihan x Harry) Ven 23 Juin - 1:21


Une rencontre peut changer une vie
ft. Alihan


9h30, je suis convoqué dans le bureau du grand et élégant Clark Murray, faux prétendant au rôle de Ronald. Bon, il faut dire que je ne l’ai jamais apprécié, autant pour son caractère de chien battu que pour la sévérité avec laquelle il traite chaque être humain autour de lui. Comme le département des Aurors fait partie de la Brigade de Police magique, j’ai souvent eu à traiter avec lui avec les années. Et puis l’accident de sa femme, il est devenu une vraie tête brûlée. Tout cela pour dire que me faire convoquer de si tôt dans son bureau ne me plaît vraiment pas. De plus, je ne vois en aucun cas la raison de cette convocation. Je n’avais eu que quelques excès de colère dernièrement, ce qui était tout à mon avantage.

Je pousse donc la porte de son bureau, incapable de figurer le mystère derrière ce début d’avant-midi. Ses deux mains planquées sur son bureau de travail, il observe quelques papiers éparpillés ici et là. Je m’avance, décidément convaincu qu’il ne m’a pas entendu. Je gratte ma gorge légèrement. Il sursaute immédiatement, crispant son regard torturé par la fatigue vers ma direction. Je me dirige vers la chaise face à son bureau, simplement pour découvrir une énorme pile de documents sur celle-ci. Sans hésitation, je les dépose au sol et m’y assoit en croisant les bras.

- Alors, j’ai mis le feu à quelle culotte cette fois?

C’est ma façon de lui demander à qui ai-je déplu récemment. Bien que récemment, nous avons un travail incroyable a tenter de retracer les responsables de l’attentat sur Hermione, les plaintes à mon sujet demeuraient le plus gros sujet entre lui et moi. À maintes reprises, il m’avait reproché mon approche trop radicale et le caractère trop indulgent de mon partenaire. Et pourtant, je trouve Murdock bien assez sévère à mon goût.

- À moins que tu veuilles que je brûle tes papiers? Parce que clairement, t’aurais besoin d’’un sacré ménage par ici… Je sais que tu n,aimes pas utiliser la magie mais…

Je me penche légèrement pour agripper ma baguette que j’appuie toujours dans ma chaussette droite. Clark s’énerve avant même que j’aille sortie complètement le manche de ma baguette. Un fin sourire se dessine sur mes lèvres. Bien que j’aime le voir si agité, la fatigue apparente qu’il dégage m’inquiète. Hermione et Ron ont tenté de le convaincre de prendre moins de charge sur ses épaules et de nous déléguer plus de tâches, mais celui-ci refuse catégoriquement de le faire. Il croit qu’il devra repasser derrière nous d’une manière ou d’une autre, et donc que nous ne serions qu’un encre pour l’empêcher de progresser dans l’enquête. Nous sommes ses yeux sur le terrain, et l’analyse lui revient. Je doute qu’il puisse garder ce rythme bien longtemps, mais pour le moment le département se tait et attends en silence que la bombe atomique éclate dans son bureau. Car elle va éclater, nous ne savons simplement pas à quel moment. Clark, avec les années, a su démontré une énorme résilience psychologique. Là-dessus, je dois avouer que je l’admire. Je suis loin d’être aussi fort psychologiquement. D’autant plus depuis le départ imprévu d’Aedan et mon divorce. Sans parler du fait que deux de mes enfants évitent de me parler, et que la relation avec Ron est de plus en plus ambiguë.

- Sous la suggestion de quelques personnes, le Ministère a convenu que tu dois consulter un psychologue à partir d’aujourd’hui. Tes crises de colère sont de plus en plus fréquentes. Je suspecte fortement que c’est en lien avec ton divorce, mais ce n’est pas une excuse de te comporter en adolescent au travail. Nous sommes le département le plus important du Ministère de la Magie, et je ne compte pas le voir crouler en raison d’un Auror qui est incapable de gérer ses crises de colère.

Je plisse les yeux, clairement surpris par ses paroles. Dans un sens, je sais que ce moment serait arrivé un jour ou l’autre. Et je suspecte fortement Murdock d’en avoir glisser un mot à Clark. Je suppose que Murdock seul n’est plus en mesure de contrôler entièrement mes crises. C’est vrai que depuis le départ d’Aeden, je suis particulièrement instable. Sur ce fait, je ne peux pas le contredire. Cependant, je suis fortement contre l’idée de consulter un psychologue. Qu’aurait-il de plus à me dire que mon partenaire? Murdock était parfois un psychologue en lui-même, et je préférais m’ouvrir à lui que de devoir parler à un inconnu.

- T’es sérieux Clark? Tu sais que je pourrais te dire la même chose? T’as vu le bordel dans ton bureau? Et tes cernes? On dirait une momie. Je refuse de voir un psychologue, même si je remercie le Ministère de la Magie de prendre soin de ses travailleurs afin d’éviter des crises avec les journalistes…

Évidemment, je suis sarcastique. C’est très apparent dans le ton de ma voix. Ce que fait Clark par la suite me surprend, et je reste figé tandis qu’il se lève d’un bond pour appuyer sa main contre mon avant-bras. Son contact chaud me fait frissonner, et je me raidis sur la chaise en croyant avoir dépasser certaines limites. Bien que j’ai tendance à être particulièrement irrespectueux avec lui, il restait tout de même mon supérieur.

- Ce n’est pas de moi qu’on parle présentement Harry. Tu n’es pas seulement un Auror, et tu le sais très bien. Que tu perdes la face ainsi, c’est mauvais pour nous tous. Surtout dans les temps présents. Tu ne me laisses vraiment pas le choix…

Et l’instant d’après, nous étions à l’intérieur d’une salle de bain public. En tant que chef de brigade, Clark avait des droits de transplanage qu’il se permettait souvent d’utiliser. Avant même que je puisse me retourner vers lui, il s’évapore en soufflant un simple « Bonne chance» qui me laisse un froid dans le dos. Déboussolé, j’ouvre la porte de la salle de bain pour réaliser que je me retrouve au fond d’une salle de consultation. Maudissant intérieurement l’audace de mon chef, je me dirige vers les chaises en soupirant. Je suis autant en colère qu’hilare. Je dois avouer que je respecte Clark pour bien des raisons, dont ses méthodes parfois extrêmes. Et bien que l’envie de quitter est forte, je me force à prendre place sur une des chaises. Je suis peut-être rebelle, mais pas au point de manquer respect à un supérieur.

Une quinzaine de minutes plus tard, un homme élégant entre dans la salle de consultation, tout de suite harcelée par une dame. J’observe la scène en pinçant les yeux, me disant que je faisais énormément de cauchemars dans mon enfance et que la vie de sa petite fille n’est pas vraiment à plaindre. Je ne dis rien, et évite de poser mon regard sur l’homme. J’ai vite réaliser qu’il s’agit de la personne que je dois rencontrer, et je n’ai aucune intention d’être sympathique avec lui. Clark m’a ordonné d’aller consulter un psychologue, mais il ne m’a jamais demandé de me confier à lui. Il y a une différence significative à y faire. Je vais tout simplement…


J’ai cherché un sens à mon existence
J’y ai laissé mon innocence
J’ai fini le cœur sans défense


Mon nom. Il prononce mon nom, ce qui me fait sursauter. Je lève automatiquement mes yeux vers lui, surpris par l’intensité de la couleur de ses iris. J’avale, me levant tout en le laissant me conduire jusqu’à son cabinet. Je tente d’éviter d’observer sa démarche singulière et le...Non, focus. Je m’installe docilement dans la chaise présente dans le bureau. Retour à la case 1. J’ai l’impression d’entrer dans le bureau de Clark, mais en franchement plus amical. Puis, ce n’est qu’une fois assis que je me permets de réellement le regarder avec plus d’assiduité. Et je dois avouer que je suis incapable d’exprimer si son visage m’inspire une confiance étrange ou...autre chose. Je masse doucement ma cuisse avec ma main droite, légèrement malaisé par...autre chose. Ses traits masculins sont...autre chose. Ouais, autre chose.

Lorsqu’il m’interpelle une seconde fois, je grince des dents pour cacher mon sursaut. Sa voix est...mielleuse. Je dois m’endurcir. Mais alors qu’il me décrit ce qu’il sait à mon sujet, je suis surpris de ne pas y retrouver un «l’enfant qui a survécu» ou un «l’élu». C’est alors que je réalise qu’il s’agit probablement d’un moldu, ce qui est tout à fait illogique à mon sens. Comment un moldu pourrait m’aider à régler des problèmes qui...concernent principalement le monde sorcier. À moins que Clark ait juger nécessaire de m’envoyer voir un spécialiste qui ne connaît absolument rien à mon sujet, ce qui me semble justifié. Très justifié après réflexion. Clark ne voudrait probablement pas que de mauvaises informations réussissent à parvenir aux oreilles des mauvaises personnes. À cette révélation, j’appuie mon dos contre le dossier de la chaise, croisant les bras en plissant les yeux. Il connait déjà mon divorce, sans en savoir les raisons. À quel point pourrait-il me comprendre, de toute façon? Ce n'est pas comme si je pouvais crier sur tout les toits que je suis un homosexuel qui a refusé de s'affirmer car la société m'a imposé des critères très strictes. Non, je ne peux pas.


J’ai cherché l’amour et la reconnaissance
J’ai payé le prix du silence
Je me blesse et je recommence


Et puis, comment pourrais-je décrire mon métier à un moldu? Toutes les formulations qui traversent mon esprit se rapprochent de la description d'une mafia illégale, ce qui ne fonctionne pas du tout.

- Hm… Bon alors, je préfère te prévenir. Je n’ai aucune intention de parler de problèmes sérieux. Mon chef veut peut-être que je vienne voir un psychologue, mais il est hors de question que je…

Que je quoi? Que j’aille chercher de l’aider pour des chimères que je traîne depuis des années? Mais j’ai été en mesure de prendre soin de ma personne durant une grande partie de ma vie, alors pourquoi aurais-je besoin maintenant d’aide? Non, je suis amplement en mesure de me gérer moi-même… Mais, le suis-je vraiment?

- Pour ce qui est de mon métier… Je ne peux pas vraiment en parler. Enfin… Ce n’est rien d’illégal. Mais ce n’est pas…. Je ne peux pas en parler, tout simplement. Je n’ai aucune envie de me retrouver sur un bûcher pour… Enfin, on peut dire que je suis une sorte de policier spécialisé dans un crime en particulier. Tout à fait légal…. Mais pas très compréhensif pour un mold…. Pour les...personnes qui ne connaissent pas cette profession. Voilà, c’est tout ce que je peux dire.

Inconfortable, je me tortille légèrement sur la chaise. En quelques instants, je suis passé d’un homme complètement certain de son plan à un gamin gêné incapable de tenir en place. Génial.

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MessageSujet: Re: Une rencontre peut changer une vie (Alihan x Harry) Ven 23 Juin - 3:39
Une rencontre peut changer une vie !Harry x AlihanComment pourrai-je me douter qu’en plus de me harceler de lettre douteuse envoyer par un vulgaire hibou (à croire que la Poste, ça les dépasse), il m’enverrait un patient ? Eh bien je ne peux pas. Cela ne me passe pas une seconde par la tête que ce soit quand cette homme de quarante-deux ans se lève de sa chaise, me suivant silencieusement, mais agacé. Je suis observateur, silencieux mais observateur. Je voyais bien qu’il avait été imposé, et puis si son métier manque sur le dossier, c’est que c’est le cas. Il sursaute à chaque fois que je lui parle, ou presque, il est, selon moi, trop dans ses pensées, trop hanté par sa vie. C’est dommage, il n’avait pas tant de…. Tristesses, de colère dans ses yeux, il serait probablement très à mon goût. Je crois mes bras sur mon bureau quand il se met à me parler. Confiant. C’est le mort qu’on pourrait employer, et pourtant, je lis surtout de la réserve, une certaine manière de dire qu’il ne me fait pas confiance. Et il a raison, c’est ce que je voulais entendre avec ce que je lis dans ses yeux. Sans le savoir, il me parlait déjà finalement.

Je ne montre aucun sentiment, aucune émotion pour sa première interaction, je remarque qu’il m’a tutoyé. Manque de respect ? Je ne pense pas. J’incline la tête et observe le moindre recoin de son corps. Qui serait plutôt attrayant soit dit en passant. Il était malaisé, et c’était si normal aussi. J’hausse un sourcil et je m’appuie sur ma chaise quand il se remet à parler de son métier. Déjà, il répondait à mes questions, c’était déjà pas mal. Je le laisse finir jusqu’au bout. Bien que s’il m’ait juste dit « policier » ça aurait fonctionné. Seulement, j’ai froncé les sourcils au « mold.. ». J’espère sincèrement qu’il n’est pas du monde magique, et qu’il n’allait pas dire ce que je pense. Cependant, je ne relève pas bien, qu’avec sa description, ça ressemble étrangement à Auror, mais je n’en dis rien et me contente d’écrire « policier ». Après tout, un sorcier a un ego surdimensionné pour aller vor un psychologue sorcier, alors un psychologue moldu, puisque visiblement c’est ce que je suis à ses yeux, et c’est ce qui me convient, j’avais du travail. Tant mieux. C’est exactement ce genre de personne que j’aime avoir dans mon bureau. Mais, si je dois vous cacher, qu’il serait bien ailleurs aussi, de bien plus douillet que ma chaise de bureau. J’en lâche un léger rictus avant de reprendre mon sérieux en me grattant la gorge, faut aussi arrêter de se faire des films non ? Marié à une femme et avec des enfants, pourquoi imager l’impossible. Pathétique Alihan. Je me redresse sur ma chaise, ferme mon dossier et le range sur le coté.

« Bien, ne parlons pas de sujet qui fâche. Cependant, TU as une heure dans mon bureau. Donc, on va meubler. »

Je lui lâche un clin d’œil de complicité, bien que j’avais bien ma petite idée pour en savoir plus sur sa famille. Pas forcément sa femme, mais au moins sa relation avec ses trois enfants, je pensais à éviter le sujet de sa femme et du divorce pour le moment, le mettre en confiance sur des sujets que je pense blessant mais légèrement, pour le début. Sa perception  de ses enfants, comment il pense qu’ils vivent leur divorce. Les enfants sont souvent une peur qu’il reproduise les mêmes erreurs que soi et la faiblesse d’un homme, aussi costaud qu’il peut être.

« Mais, avant de commencer. J’aime que mes patients en sachent un minimum sur moi. Je pense que ça les aide à me faire confiance un minimum dès le début. Je pose souvent la question si mon patient préfère le vouvoiement ou le tutoiement, mais du coup, tu m’évite la question. »

Je ne sais même s’il s’est rendu compte qu’il m’avait tutoyé et à vrai dire, je le fais exprès. Je crois mes bras sur mon bureau et le regarde dans les yeux. Cela permet que malgré eux, ils écoutent.

« Du coup, tu peux m’appeler Alihan. J’ai 39 ans. Célibataire. Je n’ai pas d’enfant. Et je suis donc docteur en psychologie. De plus, je vais aussi vous expliquez deux trois choses. Il vaux mieux que vous ne voyez qu'un seul psychologue. Il est préférable de me laisser le temps de faire mon travail également. Ce n'est pas en parlant des broutilles qui vous préoccupent que vous irez mieux. Mon but est de vider ma boite de mouchoir à votre gauche, car les larmes reflètent la douleur et la haine et une fois que c'est sortie, la vous pourrez décider de voir quelqu'un d'autre et/ou d'arrêter les séances. Mais avant, c'est risquer, sachez le, ça pourrait plus vous détruire qu'autre chose. Et, je ne force jamais, un patient à me parler d'un sujet qu'il ne veut pas. Entendez bien, si vous me dites "je ne veux pas en parler.'' je comprend, je l'entend, nous changeons de sujet, c'est clair ?»

Je n’ai pas précisé mon homosexualité. Mais je sais qu’encore chez certaine personne la tolérance de l’homosexualité n’existe pas, alors je ne le précise jamais à un patient avant d’en savoir plus.

« Sur ce meublons. Nous allons commencer simple, et de manière à ce que j’en apprenne tout de même un peu plus sur vous et votre entourage. Ne vous inquiétez pas, votre femme ne fera pas partie de la discussion d’aujourd’hui, sauf si vous en décidez autrement. »

Je m’appuie à nouveau sur mon dossier prêt à commencer mon travail tout en montrant que je ne prendrai pas de note. J’ai suffisamment bonne mémoire pour les retranscrire dans le dossier par la suite de toute façon, mais je ne voulais vraiment plus gêner mon patient. Je voudrai qu’il soit à l’aise et qu’il arrête de se tortiller sur sa chaise tel un enfant. Il est mignon, mais il a 42 ans quand même.

« Bien, je vais vous énoncer une personne précise. Vous me donnerez en premier lieu, un mot qui lui correspond selon vous, cela peut être un adjectif, un objet ou autre. Ensuite, son prénom.  Votre relation avec cette personne de votre entourage. Et enfin ce que vous aimerez faire avec lui ou elle à la place d’être sur cette chaise. Cela passera le temps bien assez vite, et vous serez bien assez vite de retour dehors. »

Je lui fais un second clin d’œil et regarde l’heure. 45 minutes pour en savoir un maximum. Cela prend en général dix minutes, j’ai quatre personnes en globalité.

« Bien, commençons par votre enfant aîné. Donc, je rappelle, un mot qui lui correspond, son prénom, votre relation avec  lui et ce que vous aimerez faire avec lui, là tout de suite.»

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MessageSujet: Re: Une rencontre peut changer une vie (Alihan x Harry) Ven 23 Juin - 13:55


Une rencontre peut changer une vie
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Ce qui me déplaît le plus, c’est que j’ai une envie irrésistible de parler. Je ne pourrais pas dire si c’est le fait que j’accumule depuis si longtemps ou bien son regard intrigant qui perce mon esprit d’une manière presque...perverse. J’ai envie de lui dire toute sorte de saleté, peut-être pour voir si je parviens à le rendre aussi malaisé que moi. Est-ce que possible? À quel point un psychologue peut se sentir mal devant un patient? Même si c,est un spécialiste, il reste tout de même un humain. Et chaque humain a sa faiblesse. Alors ma curiosité l’emporte malgré tout, mélangé avec mon orgueil incroyable qui refuse que je répondre à sa question. Je reste vaste, et tente de porter une oreille attentive à ce qu’il me dit. Je continue de bouger sur la chaise, pensant qu’il devait avoir une vie bien morose au final. Peut-être que ça me dérange, peut-être pas. Peut-être que j’espérais qu’il me dirait qu’il a eu un parcours étrange pour se retrouver ici à ce moment précis, comme moi. Peut-être que j’espère qu’il me démontre qu’il est un humain avec un passé aussi complexe que le miens pour que je puisse...Que je puisse quoi? Me sentir bien en sa présence? Un dilemme incroyable fait rage dans ma tête. J’inspire profondément, incertain.

- Et si je ne veux pas parler du tout, je peux quitter maintenant?

Je tente de lancer une pique sarcastique, bien que je sois conscient que je dois passer la prochaine heure en sa compagnie. Je pourrais bien simplement tourner en rond dans son bureau,ou bien parler d’un sport moldu qui fait lacune dans ma vie. Je ne suis pas obligé de répondre à ses questions, non? Si? Enfin, ce n’est pas une obligation. Dès qu’il prononce «femme», je pince les lèvres et forme un rictus irrité avec mes lèvres. Je n’ai jamais accepté le fait que Ginny soit ma femme, bien que j’avais considérer que ce serait plus approprié de la marier pour combler les désirs de notre entourage. Est-ce que si j’avais refusé de me plier aux désirs de mes proches, Aedan serait resté?

- Ex-femme. Si on peut considérer que ça ait jamais été ma femme.

Un ton sec et rêche. Un pincement de cœur Sans elle, je n’aurais jamais pu avoir mes enfants. Soit. Et mes enfants sont ma plus grande fierté, j’en suis bien conscient. Mais au détriment de quoi? Au détriment de bien-être personnel et de mon...épanouissement, je suppose. J’inspire profondément, tiraillé entre le recul et une profonde irritation. J’ai cessé de bouger d’un bord et de l’autre de la chaise, particulièrement agacé par le mot «femme». C’est tout de même incroyable qu’un simple mot peut me faire autant d’effets. Si seulement Ginny avait eu des effets sexuels sur mon corps, peut-être n’aurais-je jamais douter de ma sexualité. Mais ai-je déjà douter, au final? Parce qu’il faut dire que mes premières relations sexuelles ont été...avec un gars. Ouais.


J’ai jeté tellement de bouteille à la mer
J’ai bu tant de liqueurs amères
Que j’en ai les lèvres de pierre


Des lèvres de pierre, c’est peut-être la meilleure métaphore pour décrire mon entêtement des vingt-quatre dernières années. Si mes lèvres n’avaient pas été soudées, aurais-je trouver ce que je cherchais? Aurais-je été heureux? Aurais-je seulement connu mes enfants? Non, bien entendu que je les aurais pas connu. Et c’est pourquoi je ne peux pas regretter mes choix. Parce que regretter d’avoir marié Ginny serait d’avouer que je regrette d’avoir eu mes enfants. Et je ne peux pas me résoudre à cela, même si j’ai perdu dans ce processus la personne qui comptait le plus à mes yeux. Partage t-il le lit d’un autre homme à l’heure actuelle? A t-il oublié dans quel tourment il m’a mené à travers les nuits torrides passées à ses côtés les dernières années? Tout est de sa faute. Sans son retour dans ma vie il y a quelques années, je n’aurais jamais dévoilé ce secret à Ginny. Et ainsi, je n’aurais pas perdu la confiance de deux de mes enfants.   Dès qu’il me parle, je sursaute encore. Je plisse les yeux et décide de poser mon regard sur le sien afin de ne pas être surpris ainsi une quatrième fois. Mais alors qu’il m’explique ce dont il compte parler, je n’ai qu’un mot sur le bout des lèvres. Et il finit par m’échapper, comme une plainte douloureuse.

- Aedan…

Mais une fois son prénom ainsi dévoilé, je réalise qu’Alihan est assez proche pour m’avoir entendu. Ainsi coincé, je le laisse terminer ses explications, les yeux grand ouverts en réalisant dans quel merdier je viens de me positionner. Il va sans faute me demander qui est Aedan. Et bien que je ressasse sa question en tête, je ne peux pas m’imaginer parler de mes enfants sans parler d’Aedan. Parce que la haine que me voue James, c’est de sa faute. L’écart de Lily, c’est aussi de sa faute. Le divorce, c’était pour lui. Alors, est-ce que je me lance sur cette voie ou bien… Ou bien que je refuse simplement de parler? Mais ai-je envie de me taire, ou bien… Ou bien voudrais-je crier sur tous les toits qu’Aedan est un salaud qui a gâché ma vie? Je reste donc silencieux pendant un certain temps, jusqu’à ce que le ruminement de mes pensées m’ait emporté dans une vague de colère incroyable.

- Ce putain d’enfant de chienne…

Je grogne, la gorge serrée et la respiration rapide. Je me lève d’un bond pour me diriger vers le fond de la salle, marchant frénétiquement en tentant de faire disparaître l’image de cet homme qui hante mes jours et mes nuits. Il est là, étendu nu sur un lit d’hôtel, à me tendre un verre de vin de son sourire angélique. Il est là, partout. Constamment. Et d’une certaine manière, je n’ai jamais vraiment parler de mon passé avec Aedan. Bien que j’ai mentionné le sujet à Ginny et à Albus, personne n’est au courant à quel point j’ai aimé cet homme. Et peut-être qu’il est temps que je le dévoile. Un psychologue est tenu au secret professionnel, non? Même moi, en tant qu’Auror, il a des sujets que je n’ai pas le droit de dévoiler. Sous l’effet de la colère, je me retourne vers l’homme en fronçant les sourcils. Je reviens vers son bureau, simplement pour venir m’appuyer contre le mur situé à sa droite. Je dépose mon dos contre le mur, puis ma tête. Je l’incline légèrement vers le haut, mes mains placées contre ma ceinture. En fixant le plafond, je tente de retrouver un certain calme. Et lorsque j’y parviens, je penche un regard obscur vers Alihan.

- Je ne peux pas parler de mes enfants. Pas que ce serait pénible, je me suis fait à l’idée que James et Lily sont déçus de moi. James refuse de me parler et Lily m’évite sous l’influence de son frère. Il n’y a qu’Albus qui a choisit de vivre chez moi, et… Et je dois avouer que cela ne me surprend pas de lui. Il a toujours été le genre de gamin qui me suivait partout. Et même lorsqu’il a su pour tout… toutes les choses contradictoires dans ma vie qui ne faisaient pas de moi un héros exemplaire, il… Il m’a accepté, au final. Il a accepté que je n’étais pas l’image que la société a projeté du grand Harry Potter. Et je crois que je lui serai toujours reconnaissant…

Ce que je dis doit sembler étrange pour lui, et j’inspire longuement en plissant les yeux. Je dois éviter de parler du monde magique, et c’est pourquoi je prends un moment de réflexion pour mieux placer mes idées.

- Je ne peux pas parler de mes enfants, parce que parler de mes enfants voudrait dire de parler de lui… Aedan. Et parler d’Aedan est… Je vais répondre à ta question, mais ce ne sera pas concernant mon fils… Je...


J’ai cherché un sens, un point de repère
Partagé en deux hémisphères
Comme une erreur de l’univers


J’avale lentement, sentant ma gorge se serrer. Je secoue vivement la tête de gauche à droite, combattant intérieurement mes pensées. Je ferme les yeux quelques secondes, tentant de me rappeler de l’ordre avec lequel il avait présenté ses questions. Une fois certain de ma formulation, et encore une fois pris avec un élan de colère, je repose mes yeux sur lui.

- Aedan Selkirk. Mon ancien amant, avant qu’il décide de quitter ce continent après que j’aille choisi d’enfin mettre mes culottes et quitter Ginny pour lui. Et ce que j’aimerais lui faire, là, tout de suite?

Mon visage se durcit par la colère, et je viens poser mes mains sur les deux coins du bureau, trop près du psychologue. Je plonge mes yeux dans les siens, enragé. Je ne cligne pas des yeux, et je prononce mes paroles sans une once d’hésitation.

- Voilà ce que j’y ferais. Je le prendrai bien sauvagement sur mon bureau,ou qu’importe au final. Je lui ferais regretter de m’avoir laisser pourrir à Londres, jusqu’à ce qu’il crie mon nom en jouissant…

Et plus je parle, plus je me sens emporter par la colère. Je forme un poing avec ma main droite, et en prenant du recul pour revenir m’appuyer contre le mur, je ne peux m’empêcher de grogner d’une voix forte et portante.

- Ma vie est un putain de mensonge et personne ne semble comprendre pourquoi je suis constamment…enragé...

Ayant exposer brutalement les faits ainsi, je me sens légèrement mieux. Gêné par mon arrogance, certes, mais je sens que la colère s’évapore lentement. Et bien que j'ai exposé les faits avec un ton sec et inattendu, c'est la pure et simple vérité. Et d'une manière, je ne peux avoir honte de la vérité. Plus maintenant. Je décide donc de lui poser moi-même une question, peut-être autant par curiosité que pour me comprendre moi-même.

- Comment te sentirais-tu si on t’avait imposer pendant 42 ans une vision du monde qui t’oblige à te plier aux exigences des autres? Comment te sentirais-tu si, en plus de devoir sauver le monde d’une morte certaine, t’aurais dû combattre tes pulsions intérieures parce que si je ne le faisais pas… Si je ne le faisais pas, j’aurais perdu la confiance de bien des gens. Et dans le temps sombre que nous avions, je ne pouvais pas me permettre d’être… moi. Ils avaient besoin d’un héros. Ils avaient besoin de l’Élu, et non d’un adolescent incapable d’avouer qu’il est gay.

Le mot prononcé, je rougis. De mon existence, je n’ai jamais affirmer que je l’étais. Même en présence d’Aedan, je n’osais jamais aborder la question. Et voilà qu’en moins de 30 minutes devant un simple inconnu, je lance que je suis gay. Mais surtout, j’ai l’impression qu’il va croire que je suis complètement fou. Un moldu ne pourrait pas comprendre qui j’ai été pour ce monde. Ils ne pourront jamais comprendre qu’ils ont passé proche de devenir des esclaves si je n’avais pas mis un terme au règne de Voldemort.

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MessageSujet: Re: Une rencontre peut changer une vie (Alihan x Harry) Sam 24 Juin - 7:43
Une rencontre peut changer une vie !Harry x AlihanL’arrogance de mon patient me plaisait. C’est étrange à dire, certes, mais faut aussi dire qu’elle cache beaucoup de choses. Beaucoup de souffrance. Plus les minutes défilées, plus mon patient  devenait un cas intéressant. Son arrogance ne fait donc ni chaud, ni froid. Elle me convient simplement. Mignon et intéressant, j’en ai de la chance aujourd’hui avec mon premier patient. Il râle en plus, quand il râle il a se petit trait, qu’il le rend plus attrayant à regarder d’ailleurs. Je me contente cependant de le laisser parler, mon but n’est pas de couper son élan non plus, sans s’en rendre compte il partait pour me raconter un morceau de ses tourments, et cela me montrer à quel point j’étais…. Excellent dans mon travail. Pas que je sois arrogant ou quoique ce soit, je suis lucide et j’annonce ce que je vois.

Le prénom énoncé par mon patient me fait hausser un sourcil. Mais, je le laisse continuer. Dans mon dossier ses enfants se nommaient respectivement James, Albus et Lily, alors j’avoue qu’un Aedan sorti aussi naturellement m’étonne, et je pense que je ne suis pas au bout de mes surprises avec ce patient qui a besoin de parler malgré ce qu’il peut dire. Cela se voit. Il m’intrigue un peu plus avec l’insulte derrière. Je n’interviens, j’imagine qu’il a ses raisons, et je ne veux pas le couper pour avoir ses raisons, je me contente de regarder ses yeux clairs tout en ouvrant en grand mes oreilles. Il grogne. Je souris en coin, ça fait mal mais ça va sortir, et c’est ce que je veux, dites vous que pour une première séance,  il est très réceptif.  Je le suis du regard, reprenant mon sérieux. Ce n’est pas mon premier patient qui se lève pour aller dans le fond de la salle quand on touche un sujet douloureux, et visiblement ce Aedan est un sujet douloureux. J’incline la tête sur le côté, je jette un regard à mon horloge, déjà dix minutes d’écouler.

Je reste impassible devant sa réaction, il semblait en colère, agacé. Il se ré-avance et s’appuie sur le mur. Cependant, je ne pu m’empêcher de le reluquer un peu. Beaucoup. Quel homme. Remarquez, depuis que j’ai quitté l’Amérique et que j’ai appris à assumer mon homosexualité, je ne me prive pas de ces vues plutôt plaisante. Et Harry Potter est une vue très plaisante. De haut en bas, de bas en haut, en passant par le milieu bien entendu, on s’y arrête aussi hein, sinon ce n’est pas drôle. J’ai chaud. Quand, il rebaisse la tête, je relève mon regard vers le sien. C’est partie pour la confession. Bon, effectivement, sa vie est merdique jusqu’à ce qu’il est deux de ses gamins qui… ont coupé les ponts avec lui ? Vous me direz je suis ce genre de gamin qui coupe les ponts avec ses parents, mais, je ne pense pas qu’il soit aussi égoïste et puéril que mes parents. Seulement, Harry Potter m’intrigue, il est… mystérieux tout en parlant de lui, un héro exemplaire ? L’image du grand Harry Potter ? J’avoue ne pas chercher à me poser la question, si son second fils le soutient c’est mieux que rien, et j’imagine que c’est là qu’il trouve sa force mentale.

Il semble réfléchir. Il réfléchit beaucoup et cela m’intrigue énormément. Je ne cesse en même temps de me demander où j’ai déjà entendu son nom.  Puis, arrive enfin l’explication d’Aedan. Je le fixe sans pour autant porter jugement. C’était son amant, eh bien ça arrive à tout le monde. Bien que ce que je retenais c’est qu’il aimait les hommes. Je déglutis rapidement avant  de me concentrer à nouveau sur ses mots. Je grimace pour lui, je me dis qu’effectivement, il est un sujet douloureux. Mais, sa question m’intrigue, et j’hausse simplement un sourcil en guise de réponse. Il se rapproche de mon bureau, s’y penche et bien qu’on lise de la colère dans ses yeux, je ne bouge pas d’un poil. Je ne suis pas intimidé, faut dire qu’avec ma jeunesse, je m’étais promis de contrer cela, de ne plus jamais être intimidé par personne. Je le fixe, en essayant d’être le plus impassible possible, mais là… Il est près, il est beau, même en colère et il sent bon, alors ça devient un peu compliqué. Puis, ces mots, ses mots me donnent chaud en prime. J’essaie de rester naturel, mais il me perturbe et je ne serai pas surpris qu’il l’ai vu, surtout que naturellement mes yeux se glissent sur les lèvres de mon patient. Je me force à regarder ses yeux et pas autre chose.  Il fini par se reculer à nouveau contre le mur et  moi je reprends mes esprits. Il grogne à nouveau, j’inspire doucement, et continue de l’écouter.

C’est délicat comme situation mais compréhensible. Il m’expose sa vie, et cela me permet finalement de comprendre son divorce, sa relation avec ses enfants, sa colère, sa tristesse, son arrogance… Je le fixe avant de jeter un regard à l’heure. 25 minutes. Comme quoi. J’inspire et commence à chercher mes mots pour lui répondre de manière simple mais globale.

« J’imagine que je me sentirai comme toi. Ta réaction est totalement légitime. Encore aujourd’hui, la société n’a pas de place pour les héros homosexuels, cela n’existe pas pour eux. Nous sommes stéréotypés, et c’est malheureux à dire mais, l’homophobie est bien trop présente encore en 2023. Par conséquent, quand tu es adolescent homosexuel, tu as deux types d’homosexuels. Tu as ceux qui osent pas, qui se cachent, et qui ont des amis, des copines, des enfants plus tard, et finalement, les enfants c’est ce que la vie peut leur apporter de plus merveilleux, j’imagine que ce n’est pas toi qui va me contredire là-dessus. Puis, tu as ceux qui assume mais qui sont seuls parce qu’il est dit « contrenature ». C’est le principe même de l’Homme. Seule une personne se fichant des autres, ou en ayant marre de souffrir prendra enfin sa vie en main, et pour le coup c’est valable pour un hétéro comme un homo. Tu es à cran, et c’est normal. Tu t’es forgé dans les idéaux des gens, mais pas dans ton idéal à toi, la colère que tu éprouves pour les gens, elle est là à cause de cela. Cesse de vivre pour eux, vis pour toi. Tu peux aussi être cet « Elu » mais en plus honnête avec sois même, prenant sa vie en main, en homosexuel. Et même s’il est parti, et que tu pense ne pas retrouver quelqu’un, fais-le. Cela ne peut qu’éviter à ton fils de suivre le même chemin, s’il te choisi comme modèle, et qu’il aime aussi les hommes, il y a des chances qu’ils te suivent là-dessus aussi. Cela serait surement intelligent d’apprendre à ton fils de prendre sa vie en main et de ne pas laisser la société l’emprisonner comme elle t’a emprisonné. De toute façon, quoique tu fasses, tu auras toujours les gens contre toi, et les gens qui t’accepteront quoique tu fasse.»

Je fini sur un sourire en coin et jette un regard à nouveau à l’horloge. Plus que 30 minutes.

« Il faut aussi savoir que des hommes homosexuels se mariant avec une femme, ou des femmes homosexuelles se mariant avec un homme, il y en a beaucoup. Tu n’es pas le seul dans cette situation. C’est même assez fréquent, le tout est d’être sincère avec son entourage, car même si la pilule est difficile à avaler pour eux, je pense notamment à tes enfants, ils finiront par l’avaler et te pardonner.  Il y a des pères pires que toi. »

Bon, j’ai laissé mon coté philosophe l’emporté sur moi, et je me demande si ça va l’aider, sinon j’aurai trente minutes, pour l’aider du mieux que je peux.

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Une rencontre peut changer une vie (Alihan x Harry)
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