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Shawn Murray - Nothing left to say
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MessageSujet: Shawn Murray - Nothing left to say Dim 28 Mai - 23:05
Shawn Junior Murray
"We never learn, we been here before
Why are we always stuck and running from
The bullets? The bullets?"



Présentation


« Bonjour !
Je m'appelle Shawn Junior Murray et l'on me surnomme Shawnie. Je suis né le 15 décembre 1997 à Londres, ce qui me fait 26 ans ans. Je suis un homme aux dernières nouvelles. Je suis Panromantique bisexuel et actuellement Divorcé. Mon principal défaut est Têtu et ma qualité majeure est Patient

Scénario ou inventé : Inventé
Sang : Moldu
Métier : Vient tout juste de quitter son poste de stagiaire à Poudlard. Maintenant universitaire en médecine magique.
Est-ce un multi-compte? VOus allez être surpris, mais Shawn est mon DC original. Je l'ai même terminé initiallement en premier!
Harry Styles


Faits divers


J'ai adopté un chat errant ces dernières années qui s'est avéré être mon meilleur ami + Je suis bisexuel, même si j'ai longtemps renié ce fait + Ne touchez pas à mon frère ou mes soeurs, sinon je peux devenir mauvais. Très mauvais. + J'ai toujours eu des tendances féminies que j'ai gardé une fois adulte. C'est pourquoi j'aime bien avoir les cheveux longs + Je fais parfois des shows de Drag Queen + Je suis un chanteur et guitariste à mes heures perdues + Depuis que je suis de retour à Londres, j'ai repris cette passion que j'avais laissée de côté durant mon temps en tant que stagiaire + J'adore écouter de la musique moldue sur tourne-disque + Je possède une westfalia mais je la conduits rarement + Je fais presque tous mes déplacements en vélo ou à pieds +
Je m'affirme parfaitement dans ma sexualité + je prends de la drogue du viol en petite dose pour me droguer. Par contre, je le fais seulement en compagnie de mes amis, même si j'ai doublé ses derniers temps depuis mon divorce + Dernièrement, j'ai pensé à tripler la dose pour ne plus jamais me réveiller + Je bois beaucoup, même si je sais me modérer +  Le départ de Duncan est un gros coup + Je ne ferai plus jamais l'erreur de m'ouvrir à quelqu'un + J'aimerais me noyer dans l'alcool et la drogue pour le restant de mes jours + Même si je tends à être morose depuis la trahison de Duncan, je tente de voir le positif dans ma vie + Quel positif?
Non mais, vous comprenez ce que je veux dire. Nan?


Caractère




Entrée 1 du journal de Shawn

Je suis assis sur un lit frêle et humide de l’infirmerie en cette journée d’août et je ressens une certaine nostalgie à poser mes pieds ici après toutes ses années. La rentrée scolaire s’est bien déroulée, je me suis assis à la table des professeurs (je dois avouer que ce fut un sentiment étrange de se trouver dans cette position) en découvrant que mon meilleur ami d’enfance a lui aussi obtenu un poste à Poudlard cette année. Nous sommes encore jeunes, et voilà que nous revenons déjà au grand galop à l’intérieur de ses grandes portes si familières. J’ai remarqué le regard curieux de mon frère et ma sœur. J’ai redressé les épaules en tentant de les rendre fiers. La famille Murray est une famille très unie et elle sera toujours ma première préoccupation. Ayant quelques années de différences avec eux, j’ai toujours tenté d’être un bon modèle et même qu’il m’est arrivé quelques fois de devoir remplacer mon père dans sa position d’autorité. J’ai toujours été la personne envers qui ils se tournent lorsqu’ils ont une peine d’amour ou des soucis. Ce n’est pas la première fois que je dois jouer au confident, cela a souvent été le cas durant mes années à Poudlard. Il faut dire que je sais être une oreille attentive et neutre.

Contrairement à mon père, j’ai toujours été très studieux et respectueux des règlements. Durant mes études, mon père s’amusait à me comparer à mes parrains en disant que j’étais un mélange entre l’esprit vif de Clyde, la détermination de Benjamin, la frivolité de Shawn et sa propre maturité. Il me dit parfois à quel point il est fier de ce que je suis devenu malgré les premières années difficiles de ma vie. Dans ma jeunesse, je retrouvais souvent mon père enfermé dans les toilettes en train de se lamenter sur la mort de ma mère biologique. Chaque fois, je le suppliais de me laisser entrer et j’allais me blottir dans ses bras pour lui transférer mon amour et ma force. C’est peut-être pourquoi je suis une si bonne épaule sur laquelle pleurer. De plus, j’ai appris à ne jamais baisser les bras lorsque j’ai un objectif en tête, ce qui fait en sorte que je suis têtu et achalant dans certaines situations (on me dit souvent que je tiens cela de mon père). Je suis une personne qui hait la fuite, ce qui veut dire qu’il m’arrive de confronter les gens lorsque ceux-ci m’ignorent. En dehors de cela, je dirais que je suis quelqu’un de très ouvert aux nouvelles expériences et toujours muni d’une vision positive du monde. On me dit parfois que mon sourire est contagieux.

Étant un ancien poufsouffle, j’ai toujours eu un don pour prendre soin des gens. Avant même de commencer mes cours pour devenir infirmier civil, j’avais une facilité innée pour gérer des situations immédiates. Par exemple, j’étais celui qui soignait mon frère lorsqu’il saignait du nez, ou bien qui couvrait les blessures de ma sœur téméraire. Plus sérieusement, ma destinée s’est scellée le jour où j’ai dû panser les blessures de mon père suite à sa tentative de suicide. Bien que j’aille maîtriser la situation avec un sang-froid exceptionnel (c’est bien une de mes plus grandes qualités), j’avais aussi pris la résolution de pousser mes connaissances en médecine afin de pouvoir sauver des vies.



Histoire




Entrée 2

J'ai relu mes notes de la semaine passée dans ce même journal et je réalise que je n'ai pas décrit l'essentiel. Et si quelqu'un venait à lire ses pages, comprendrait-elle ce que j’écris ? Se demanderait-elle qui est Clyde, Benjamin et Shawn? Après une légère réflexion, j'ai décidé de m'installer dans la cour extérieure de Poudlard en cette belle journée ensoleillée afin de décrire brièvement mes 25 années vécues jusqu'à présent. Je ne sais pas qui pourrait bien être intéressé à lire un tel journal, mais mieux vaut prévenir que guérir !

Alors, je me lance.

Je suis né prématuré par une césarienne d’urgence qui a provoqué la mort de ma mère. Mon père et elle, âgés de 17 ans lorsqu’ils m’ont eu, avaient eu un tragique accident d’automobile. Ma mère a succombé au trauma, et mon père a été enfermé dans une cellule d’isolement pendant une soirée avant de pouvoir me tenir dans ses bras pour la première fois. Ainsi, j’ai passé ma première nuit enfermée dans un petit incubateur, non loin de quelques autres nouveau-nés. Le lendemain, mon père s’est emparé de mon corps frêle pour la première fois. Me tenir dans ses bras l’a convaincu d’une chose : qu’il ferait tout pour que je sois heureux. Mais il ne pouvait le faire pour le moment. Deux mois plus tard, il me quittait pour rejoindre Poudlard afin de terminer sa dernière année d’études. Je fus élevé par mes grands-parents. Mon père ne vit jamais mes premiers pas, ni mes premiers exploits. Il m’a souvent dit avoir regretté de ne pas pouvoir être là, et cela me donne chaque fois envie de le bercer dans mes bras et le couvrant de baisers. Or, une chose positive arriva pendant sa dernière année : il rencontra Kyrah Avery. Elle devint sa copine. Elle lui fit oublier ses tourments, et il sortit de Poudlard avec le cœur plus léger qu’au début de son année. Par la suite, mon paternel se trouva un emploi au ministère dans la brigade de réparation des accidents de sorcellerie.

La vie suivi son cours pendant plusieurs années, et je devins frère trois fois. Quel bonheur pour moi! Pouvoir donner le biberon à mon frère, habiller mes soeurs… Cela faisait partie de mes journées et j’embrassais avec joie les moments passés avec eux. Mes parents n’étant jamais vraiment présents à la maison, je devais souvent les garder malgré mon jeune âge. Mais cela ne me faisait rien, je les aimais et c’est tout ce qui comptait dans mon petit cœur…

Entrée 3 


Alors, je disais plus tôt que j’ai passé de très belles années. C’est vrai. Je suis entré à Poudlard, chose qui m’a brisé le cœur. Qui allait s’occuper de Laura, Samuel et Emmy si je n’étais pas à la maison ? Qui allait s’assurer qu’ils prenaient un bain, qu’ils mangeaient leurs assiettes ? Non, personne ne pourrait s’en occuper mieux que moi, j’en étais certain. Ou du moins, ma tête d’enfant le pensait. En réalité, ma mère avait décidé de quitter son emploi pour s’occuper de sa famille, ce que je n’avais pas réalisé à mon départ pour Poudlard. Ce n’est qu’à mon premier Noël de retour chez moi que je remarquai les changements. Je ne vous cacherai pas que cela me fit mal de voir Emmy se pendre aux jambes de Kyrah, de voir Samuel pleurer dans ses bras et non dans les miens. J’avais 11 ans, et pourtant je souhaitais être la personne qui les consolait. Mais plus maintenant.

Poudlard devint une sorte de consolation. Même si je n’avais plus d’enfants à m’occuper, je pouvais prendre soin des autres. J’y rencontrai Duncan, ainsi que quelques autres amis dont je me faisais un plaisir de dorloter. En hiver, j’arrivais souvent avec des douillettes chaudes pour recouvrir leurs épaules dans la salle commune, ou bien des pantoufles pour recouvrir leurs pieds. Mon comportement protecteur et papa poule éleva certaines rumeurs à mon sujet tandis que j’approchais la 5e année. La majorité des personnes chuchotaient dans mon dos, se demandant si j’étais homosexuel. Les rumeurs vinrent à mes oreilles, et c’est à partir de ce moment que je commençai à courir les jupons. Afin de prouver, peut-être, que le contact des hommes n’avait rien d’intéressant, je devins l’opposé. Et pourtant…Et pourtant je ne pouvais m’empêcher de regarder ses beaux yeux, de mettre ma main dans ses cheveux avant de la retirer vivement en réalisant mon geste… Oui, après toutes ses années à chercher qui j’étais, je sais maintenant que ses petits gestes envers Duncan cachaient des sentiments plus profonds. Mais du haut de mes 15 ans, je n’aurais jamais accepté de m’ouvrir ainsi à lui. Alors je lui prouvais que je n’avais aucune attirance envers lui, embrassant et cajolant diverses filles devant ses yeux d’un air moqueur… Bref !

Entrée 4

6e année, au temps des vacances de Noël. Je regardais un film avec mes soeurs et mon frère, les tenant tout prêt de moi en refusant de les libérer. Kyrah était sortie faire des commissions, mon père s’était enfermé dans le garage comme à plusieurs reprises. 

J’ai peine à décrire ce qui va suivre, et pourtant c’est bien la raison pour laquelle je suis devenu qui je suis maintenant… 

Alors, le téléphone sonna. Je me levai, sous les plaintes des enfants, et décrochai la sonnerie. Les mots tombèrent, et je couru dans le garage, tenant le téléphone à la main. Je ne savais pas comment réagir, et pourtant je me tenais devant mon père, la mâchoire tombante. Il prit le téléphone, eut la même réaction que moi, laissa tomber le téléphone au sol et parti en vitesse dans la maison. Je le suivi, confus. Croyant qu’il allait prendre les clés pour aller rejoindre Kyrah, je fus surpris lorsqu’il s’enferma dans la salle de bain. 

J’allai placer Sasha et Samuel dans la chambre de mes parents et m’approchai de la porte fermée. J’ouvris la bouche à plusieurs reprises, incapable de trouver les mots pour le consoler. Mais le consoler de quoi ? 
Kyrah avait eu un accident, un terrible accident qui l’a plongé dans un coma en raison d’une hémorragie cérébrale. Comme ma mère biologique… 

Exactement comme elle…

Je cognai quelques coups vifs à la porte, appelant mon père à plusieurs reprises. En guise de réponse, je n’entendais que des cris étouffés, et puis le bruit d’un tiroir qui s’ouvre et se referme. Un bruit de métal, une plainte, un cri. 

Quelque chose n’allait pas. 

Je tambourinai à la porte, paniqué. Je devais garder mon sang-froid, et pourtant je n’avais aucune idée de quoi mon père était capable. De tout, bien évidemment. Je courrai dans ma chambre pour en sortir ma baguette, sachant très bien que les sorts étaient interdis à mon âge. Or, je n’avais pas d’autres options. J’ouvris la porte, découvrant mon père sur le sol, les bras en sang. Je marmonnai des jurons, m’emparant instinctivement de notre trousse de premiers soins. Je commençai à faire une pression contre le bras de mon père, tremblant en me questionnant sur les sorts existants pour une telle blessure. Or, je ne les connaissais pas. Je me maudits, et dû me résoudre à appeler Samuel pour qu’il aille appeler l’ambulance. Il resta figer quelques instants devant la porte ouverte, ce qui me brisa le cœur. Il finit par obéir, et je tente de faire des pansements compressifs autour de son bras. Et pourtant, le sang n’arrêtait pas de tâcher chaque pansement que j’ajoutais. 

Lorsque l’ambulance arriva, mon père n’était plus conscient. 

Ma 6e année avait pris un nouveau détour : mon père dû commencer une thérapie ainsi que des médicaments contre une dépression qui durait depuis plusieurs années tandis que Kyrah ne se réveilla que 6 mois après son accident. Mes parrains vinrent s’occuper des enfants lorsque je dû retourner à Poudlard, mais j’y retournai le cœur lourd. 

À compter de Janvier, je commançai à m’intéresser de façon plus sérieuse aux sorts de guérison, ce qui m’amena à la voie que j’ai choisi. Je me forçai pour avoir les notes nécessaires pour faire mes études en tant qu’infirmier civil car je n’aurais jamais eu d’assez fortes notes pour devenir magocimage. C’est ainsi que je devins un infirmier moldu particulièrement bon dans mon travail. Cependant, quelque chose manquait à ma vie. Et lorsque j’entendis parler d’un poste de stagiaire à Poudlard, je restai figé devant la page. Est-ce que je pourrais, alors que je n’avais qu’une certaine base en magicomagie? J’hésitai longuement avant d’envoyer mon nom, sachant que j’en avais pas les compétences. Et pourtant, Sasha et Samuel me manquaient terriblement. J’avais l’opportunité de pouvoir les côtoyer, alors pourquoi refuser ?

J’ai donc envoyé une lettre de motivation dans laquelle j’ai précisé que ce stage pourrait m’aider à gagner assez d’expérience pour appliquer ensuite à l’université pour la médecine magique. C’est ainsi que je me suis retrouvé à marcher une fois de plus dans ses corridors, monter ses marches que je connais trop, m’étendre sur un lit et observer le plafond irrégulier de Poudlard. C’est ainsi que j’ai renoué mes liens avec Duncan.

Entrée 5, 14 février


Duncan...

Je ne sais pas ce qui me prend de t'écrire une lettre... Après tout, je n'ai jamais été du genre très romantique ou quoi que ce soit. Je n'ai jamais été très bon pour écrire non plus, et certainement pas ce genre de lettre. Mais j'ai senti que je me devais de t'écrire quelque chose, après tout... Après tout ce qui est arrivé récemment, je me vois mal te laisser dans le néant. Dans le néant... Je ne sais pas si je devrais le dire ainsi.

Je ne t'ai jamais dit Je t'aime. De vive voix, même si tes yeux suppliaient que je te le confirme. Et malgré toutes ses fois dans les dernières semaines où tu as passé ta main dans mes cheveux, où tu m’as murmuré des tendres mots à l’oreille simplement pour me faire rougir… Et puis, cette révélation de ta part. Je t’en veux. De ne pas me l’avoir dit plus tôt. Nous sommes supposés être des confidents, des amants, des meilleurs amis. Et tu m’as caché un si gros secret pendant si longtemps. Tu as demeuré chez moi pendant ses longues années, me laissant croire que tu étais un chat… Simplement pour être proche de moi? Et après, au Bal de cette année, tu m’as dit que tu étais prêt à en vivre les conséquences? Je ne sais pas ce qui me blesse le plus entre savoir que tu connais tout de ma vie alors que je ne connais rien de la tienne, ou alors le fait que tu m’ailles cacher un si gros secret pendant aussi longtemps. J’ai tenté de comprendre, vraiment. J’ai passé des nuits entières à tenter d’y trouver une réponse, sans y parvenir. Pourquoi m’as-tu menti? Étais-ce parce que tu avais peur de ma réaction? Parce que tu te refusais à l’idée de me perdre, de me perdre si je savais les sentiments que tu as pour moi depuis si longtemps?

Tu sais, je comprends un peu mieux les étranges agissements de mon chat maintenant. Tu refusais que je fréquente qui se soit. C’est tout de même ironique, compte tenu que j’ai eu la même réaction envers toi en Décembre en voyant ce jeune homme avec toi. Non mais, t’as de meilleurs goûts que ça… Quand même… Bref, j’ai repensé à mon propre comportement envers toi ces derniers mois… Et j’en suis venu à cette conclusion.

Je te pardonne. Je ne te dis pas que cela se fera du jour au lendemain, mais je vais tenter de te comprendre. Je veux que cela cesse, cette distance entre nous. Ai-je été vraiment plus intelligent en m’éloignant de toi simplement pour fuir une potentielle attirance envers toi? Car oui, c’est bien la raison principale pourquoi je ne t’ai jamais recontacté après Poudlard. En ce sens, je peux comprendre que tu aies voulu rester à mes côtés. Car après tout, j’étais bien ta seule famille non? Être renier n’a pas dû être facile, et je suppose avoir été ta bouée de sauvetage pour ne pas couler. Alors je veux tenter de te pardonner. Et c’est pourquoi je t’écris cette lettre afin de t’expliquer que nous ne sommes pas si différents en fin de compte.

Le recul de ses dernières semaines m’a permis de mettre ma vie en perspective. Un de ces soirs d’insomnie, je me suis couché sur une des civières de l’infirmerie. J’ai placé mes mains au-dessus de moi, et je les ai fermés fermement. J’ai repensé à toutes ses fois où je me suis fâché lorsque nous étions à Poudlard. J’étais une réelle bombe à retardement, moi et mes colères interminables. Tu devais toujours me calmer, m’amener en retrait et me rassurer. Et tu sais quoi? Je crois que j’ai enfin compris pourquoi j’étais tout le temps irrité durant ses dernières années à Poudlard. J’ai repassé ses scènes dans ma tête, et j’ai réalisé quelque chose. Chacune de mes crises arrivait peu après que tu m’ailles parler d’une de tes nouvelles conquêtes. C’’était à l’époque où nous étions plutôt volages, toujours à se raconter nos histoires de sexe… Et puis, le lendemain je me bagarrais. J’explosais. Jusqu’à ta prochaine conquête. Et tu vois ce que je t’ai compris en repensant à cela? Je t’ai probablement toujours aimé, mais je ne le savais pas encore. Ou plutôt, je refusais de le voir.

Alors non, je ne t’ai jamais réellement dit que je t’aimais. Je ne t’ai jamais apporté de fleurs, de chocolats à la Saint-Valentin ou bien de grosses déclarations d’amour sur le toit d’un immeuble… Mais si je faisais cela, je crois que je ne serais plus moi-même. Après tout, tu m’aimes pour ce qui fait de moi quelqu’un de différent, non?

Enfin, j’ai décidé de remédier à toutes ses années où je t’ai ignoré. J’ai décidé de plonger droit dans l’inconnu, et de laisser une chance à cet amour que nous avons développé depuis des années. Ne me déçoit pas.

Maintenant, ouvre l’enveloppe qui vient avec la lettre. Si j’ai vu juste, ça devrait confirmer ta propre lettre. Je l’ai bien reçu, même si tu aurais pu y signer ton nom. J’en ai assez des mensonges et des secrets.


Spoiler:
 

C’est de la pure folie. Une idiotie. À quoi est-ce que je pense exactement? Je fais les cent pas dans l’infirmerie, me rongeant le sang suite à ma décision. Je viens tout juste d’envoyer cette fameuse lettre qui allait changer ma vie à tout jamais. Enfin, c’est l’impression que j’en ai. Après les mois infernaux que j’ai vécus avec Duncan, je me suis remis en question. L’accalmie de ses dernières semaines m’a permis de mettre ma vie en perspective. Je me suis posé des questions à savoir ce que j’espérais faire à long terme. Et après quelques nuits à ressasser mon passé, j’en ai convaincu que j’étais passé à côté d’une énorme opportunité dans ma jeunesse. Le fait que je dois attirer par Duncan n’a jamais été un grand mystère, mais à l’époque je le considérais trop comme un frère et pas assez comme un amant. J’aurais dû surpasser ce fait, peut-être que cela aurait empêché mon meilleur ami de se sentir délaissé pendant aussi longtemps. Après tout, je suis une des raisons pour laquelle il m’a caché son animagus. Probablement que la situation aurait été différente si je n’avais pas été aussi borné dans ma jeunesse. Mais ce n’était pas le cas. Et j’étais décidé à remédier à cette situation. Je n’ai aucune envie de rester seul pour le restant de mes jours, et j’avais assez fait souffrir Duncan par le passé. Il est temps que je me prenne en main et que j’agisse comme l’adulte que je suis censé être. Alors j’ai envoyé cette lettre, et j’attends la réponse de Duncan. Cela ne fait aucun doute que celle-ci ne se fera pas attendre, compte tenu que je le connais par cœur. Qu’il croit qu’il s’agit d’une mauvaise blague pour me venger de ses secrets? Ou alors…

La porte de l’infirmerie s’ouvre. Je me suis assis à mon bureau, pensif. Angoissé. Je tourne mon regard vers la porte, mais je ne vois personne. Une pointe de déception. J’aurais aimé que ce soit lui. Je sursaute lorsqu’une petite bête noire saute sur mon bureau. Je le reconnais immédiatement, ce qui me retire un léger sourire en coin. Lorsqu’il dépose la lettre, une patte planquée dessus, je perds ce petit sourire pour laisser place à un embarras que je peine à dissimuler. Je déroule le parchemin pour m'emparer de la bague.

- Bah, euh…

Je m’empare de la bague, portant déjà la mienne à mon doigt. Puis, je m’empare de la petite boule de poils en lui caressant le cou. Je me dirige vers le fond de l’infirmerie, près des divans. Je dépose Duncan au sol, avant de me mettre à genoux devant sa forme de chat. J’avance ma main qui tient sa bague vers l’avant, franchement nerveux.

- Duncan, mon cher ami d’enfance et fidèle compagnon félin, veux-tu m’épouser et devenir mon mari?

Entrée 6, 10 mars


Je tente d’écrire ces quelques lignes, et pourtant je n’y arrive pas. Comment décrire cette trahison sans déchirer les pages? Comment exprimer à travers des mots cette profonde déception que tu m’as apporté? Non Duncan, il n’y aucun mot qui peut décrire tout ce ravage que tu as fait en moi par ton irresponsabilité J’étais censé être l’immature du couple, et voilà que tu prends la poudre d’escampette pour un élève de Drumstrang? Tu n’es vraiment qu’un sale connard.

Je me rappellerai toujours de ce moment. J’étais là. Je t’attendais, moi. Comme un pauvre con, j’ai cru que tu te pointerais. Nous avions choisi de faire un mariage discret. Tu ne voulais pas en parler à tes parents, sachant à quel point ils étaient fermés d’esprit. Mais moi, j’avais envie de les tenir au courant. Mes parents. Mes parents avaient le droit de savoir. Et tu m’en a empêché. Tu me répétais chaque fois que je pourrais le faire une fois notre mariage officialisé. Étais-ce par hypocrisie? Savais-tu déjà que tu allais me laisser seul devant l’avocat?

Tu sais, j’ai beaucoup pleuré en revenant à Poudlard ce soir-là. C’est là que j’ai appris que tu avais également fuis Poudlard aux bras d’un élève de Durmstang que tu avais baiser au bal de Noël. J’ai été déçu. En colère. J’ai pleuré. J’ai tambouriné contre la porte de la chambre de Victoire. Elle aussi a pleuré, tu le sais? Elle t’aimait bien. Tu nous a abandonné comme des déchets. Voilà la vé...v….

T’es un salaud. Je ne te pourrai jamais te le pardonner.

Entrée 7, 1er avril

Aujourd'hui, il s'agit de ma dernière journée à l'infirmerie. Je suis incapable de rester dans l'enceinte de Poudlard. Trop de ses souvenirs me pourchassent dans les couloirs. Son visage, son rire, sa silhouette féline. Poudlard n'est qu'un rappel constant de mes journées passées en sa compagnie. Je dois quitter. Je dois me délivrer de ce poids et trouver un nouveau chemin à ma vie.

J'ai refusé de renouveler mon bail de logement. Je retourne vivre chez mes parents. Je ne leur ai pas encore appris, mais je retourne aux études. Je compte tout leur dévoiler en fin de semaine durant notre souper familial. J'ai été accepté à l'Université en médecine magique. Je commence pour la session d'été.

Il est temps que je devienne quelqu'un.

Après quelques verres...Et d'autres...

Et quelques pillules.

Et...

Tout le monde se fiche de ma vie. Mieux vaut mal la gaspiller que de me ronger le sang pour un connard.






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MessageSujet: Re: Shawn Murray - Nothing left to say Lun 29 Mai - 4:47
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