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Thanks for Everything [Arishawn]
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MessageSujet: Thanks for Everything [Arishawn] Mar 25 Avr - 16:50




















 ❝ Thanks for Everything❞
... my best friend. ~





Je me souviens des soirs où j’accueillais Anna comme je m’apprête à le faire pour Arielle. C’était encore l’époque où nous nous parlions, où nous n’avions pas encore nos merveilleux enfants dans nos vies, cette époque où nous étions heureux, où nous nous aimions. C’était avant. Avant, j’avais hâte de la retrouver le soir, de me blottir dans ses bras et l’écouter me raconter sa journée. Ses intonations de voix, je les connaissais par cœur. Je pouvais annoncer si elle allait pleurer ou se mettre en colère aux premières notes délicates qui sortaient de sa bouche. Je l’aimais, je la connaissais, j’alimentais son bonheur comme elle le faisait avec le mien. Mais ça, c’était avant. Avant l’accident. Avant nos chemins différents. Avant que de nouveaux démons s’immiscent dans nos vies. Et hier, j’avais reçu une lettre de sa part. Je n’étais même pas excité à l’idée d’avoir enfin de ses nouvelles. Etrangement, je ne pensais plus vraiment à elle depuis que je travaillais à Poudlard. Cette école aura été une bouffée d’air frais plus d’une fois. Alors j’avais ouvert l’enveloppe avec une certaine nonchalance à la lueur d’une bougie. En dépliant sa lettre, il n’y avait que ces mots :

« Shawn, je veux divorcer. »

Est-ce que j’aurais dû pleurer ? Est-ce que j’aurais dû balancer tout ce qu’il y avait sur mon bureau ? Est-ce que j’aurais dû vider une bouteille de Gin ? Quelles réactions étions-nous sensé avoir à l’annonce d’une telle nouvelle ? J’ai juste déposé la lettre et j’ai souri. Oui, j’ai souri parce que lire ses mots m’ont soulagé d’un poids sur mes épaules. Je ne saurais pas vraiment dire quoi mais peut-être que c’est ce que j’ai toujours voulu au fond. Nos existences n’étaient plus que supplice pour l’un comme pour l’autre. Juste après je culpabilisais d’avoir éprouvé un tel sentiment : du soulagement. Je ne me tracasserais plus jamais de savoir si je faisais bien les choses, si je ne l’avais pas blessée, si elle m’aimait encore. Je n’aurais plus qu’à penser à moi et à mes enfants. Vous me trouverez sans doute fou. Mais vous ne savez pas ce que j’ai enduré, ces silences pesants, ces regards non-dissimulés  qui traduisaient de la déception, ces paroles cinglantes et ses absences prolongées. C’est pénible, rabaissant, inquiétant, stressant et encore bon nombre de mots en « -ant » de se tracasser ainsi pour une personne qu’on tente de garder mais sans y avoir la force. Une guerre perdue d’avance. Mais je voulais crier au monde que j’étais enfin libre, libre de mes démons, libre de mes mouvements et de mes pensées, libre de redevenir moi-même. Anna ne m’en empêchait pas, loin de là, elle a toujours été là pour moi mais un jour tout change et rien n’est plus pareil. Alors il fallait que je remercie Arielle, qu’elle soit la première au courant. Que je lui dise enfin merci, que je lui annonce comment je me sentais libéré et que je m’excuse d’avoir joué au con avec elle. Que je me fasse pardonner pour toutes ces méchancetés que je lui ai jetées à la figure lors de mon premier jour à Poudlard. Que je la remercie d’être mon amie, que je pouvais compter sur elle.

Ce diner était pour moi la solution évidente. Se retrouver, loin du brouhaha incessant des couloirs de Poudlard et parler toute la nuit à bouffer comme des porcs, ça me semblait être une bonne soirée. Sans oublier le vin, surtout le vin. Ce matin même je lui avais donc envoyé un courrier pour l’inviter à souper dans mes appartements, nous outrepasserions le banquet pour nous retrouver ensemble comme au bon vieux temps.

« Arielle,
Je t’invite à passer le souper avec moi ce soir ! Tenue décontrac’, ce soir c’est moi qui régale ! J’ai plein de choses à te raconter, j’espère que tu viendras en forme !
Ton Shawnie.
Ps : Combien de sorciers faut-ils pour changer une ampoule ? Deux ! Un pour tenir l’ampoule et l’autre pour faire tourner la pièce !  »


J’avais, pour l’occasion, transformé mon bureau en table et avait disposé dessus quelques plats que j’avais fait venir des cuisines. Les mes fumants d’odeurs alléchantes avaient l’air plus appéissant les uns que les autres : légumes, proc, veau trônaient sur la table -, me faisant de l’œil. J’avais disposé quelques chandeliers pour créer une atmosphère chaleureuse et mis du Jazz pour combler le silence. J’en pouvais plus du silence et m’enfermer dedans, je voulais vivre, bouger et ce, même si j’avais une jambe à moitié fonctionnelle. Le temps de la dépression était révolu.

Trois coup frappés à la porte : « Entre Arielle ! »

Elle était magnifique, comme d’habitude. Pour ma part, j’avais opté pour un simple jeans et une chemise blanche qui allait finir tachetée de vin. Je lui fis signe d’entrer et de s’assoir. Je lui présente du vin blanc que je verse dans son verre et m’installe en face d’elle. Lève mon verre et lance, sans doute trop heureux :

« Au changement et à l’avenir ! »



© Code de Phoenix O'Connell pour Never-Utopia
Invité

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MessageSujet: Re: Thanks for Everything [Arishawn] Mer 3 Mai - 22:11
Shawn & Arielle

Won't you wake me up?




Feels like I'm falling, into a world
Into a world I can't control
I hear it calling
Down in my soul
Gripping my bones
It won't let go

Je fais parcourir les papiers dans mes mains, indécise. Je ne sais pas si je devrais faire aboutir cette idée ou bien brûler les papiers qui détiennent ma liberté. Mais est-ce que je veux cette liberté? Celle qui n’a pas été mienne depuis plus de 25 ans? Est-ce que je sais seulement comment me débrouiller sans lui? Respirer sans son aide? Vivre, tout simplement? Ces questions en tête, je me dirige vers la cabane du garde-chasse en pinçant les yeux sous le crépuscule de la soirée. Je suis anxieuse, plus que je ne l’ai jamais été. Malgré mes efforts, Poudlard ne nous avait pas rapproché. Au contraire, cela avait démontré à quel point nos chemins s’étaient éloignés depuis deux ans. Dans un certain sens, je crois bien que ma fausse couche a mis un terme à la dernière belle chose qui résidait en ce couple. Ce couple… Je devrais plutôt dire ces ruines. Et les ruines de mon couple, je les tenais contre ma poitrine. Ces papiers que je devais lui faire signer pour mettre un terme à mon mariage et enfin pouvoir me débarrasser de ce poids trop lourd sur mes épaules. Depuis quand avais-je vécu pour moi-même, fait quelque chose sans avoie peur de le froisser? Car au fond, j’avais toujours dû peser mes mots et mes gestes avec lui. Ce n’était pas un homme violent à l’origine, mais ses colères étaient souvent imprévisibles et aggravantes. Alors, je faisais en sorte de le flatter dans le bon sens du poils en permanence. À force, je sais que je suis devenue vigilante et que cette méfiance a nuit à mon couple.

J’arrive devant la porte de la cabane et d’une main tremblante je cogne trois coups rapides. J’attends quelques instants avec qu’une figure trop familière apparaisse devant moi. Il me laisse entrer, le visage sombre. Il sait ce qui suit, nous en avons parlé maintes et maintes fois depuis septembre. Vendredi dernier, j’étais descendue à Londres pour un rendez-vous avec notre avocat. C’est là qu’il m’avait remis les papiers. Et moi, j’étais retournée en train la soirée même en direction de Poudlard, figée devant les cases vides pour nos signatures. J’entre, sans prendre la peine d’enlever mes chaussures et me dirige immédiatement vers la table de bois. Le feu de foyer craque à mes oreilles, et je tente d’ignorer la chaleur qui s’en dégage pour me concentrer sur ma tâche. Je dépose un crayon et le document sur la table, foudroyant Clyde de mon regard.

- Heureux?

Il ne me répond pas. Depuis quelques semaines, il refuse de m’adresser la parole. Parfois, j’ai l’impression d’avoir face à moi une vague image de mon petit-ami d’antan. Le sourire et les yeux vifs de Clyde ont disparu derrière une barbe mal entretenue et des yeux bleus fades et éteints. Il se penche vers la table pour y déposer sa signature, sans même prendre le temps de lire le document. Cela me fait un pincement au cœur. La colère qui s’ensuit me force à respirer lentement pour ne pas lui crier des insultes sur son insignifiance envers notre séparation. Il me tend le crayon, que je prends sèchement avant de signer à mon tour. Il me signifie qu’il va s’occuper d’acheminer les papiers à notre avocat et que je peux maintenant quitter. Je me dirige vers la porte, la vision trouble par mes yeux humides.

Feels like I'm frozen
Nowhere to run, nowhere to run from here
These walls are closing
Closing me in
Wearing me thin with fear


- Je ne te reconnais pas Clyde, et sincèrement j’aimais bien te voir souffrir pour tout ce temps perdu en ta compagnie…

Sur ces paroles blessantes, je quitte la demeure au pas de course. J’ai envie de tout oublier, de faire en sorte que ces 25 années perdues à ses côtés. En dehors de mes enfants, que m’avait-il apporté? Du bonheur? Certainement pas après les premières années de notre mariage! Depuis combien de temps aurais-je dû avoir la force de le faire? Et pourtant, j’ai tout aussi mal même si je savais que cela se produirait éventuellement.

Je fais irruption dans ma modique chambre pour me coucher sur le lit et fixer le plafond. J’ai envie de crier, de pleurer, de rire et de me morfondre à la fois. Comment allais-je l’aborder avec les enfants? Comment allaient-ils réagir? Je n’en sais rien, et je n’ai pas envie d’y penser pour le moment. Tout ce que j’ai envie de faire, c’est oublier ma propre existence pour la soirée. Je détourne le regard du plafond pour le poser sur le rebord de la fenêtre. Mon appartement étant situé en haut de la tour d’astronomie (un réaménagement à ma demande), j’ai le droit à une fenêtre qui me permet d’avoir une belle vue d’ensemble. Sur le bord de cette fenêtre se trouve mon téléphone. Je m’en empare, feuilletant l’écran. Le nom de Shawn y ressort depuis ce matin. Je n’avais regardé que vaguement le message lorsqu’il était apparu, ne prenant pas la peine de l’ouvrir en raison de mes tracas d’aujourd’hui. Je glisse la fenêtre sur le côté pour faire apparaître en pleine écran le message. Lorsque je l’avais reçu, je n’avais lu que « Je t’invite à souper ce soir » mais la suite me retire un fin sourire. Cela me fait énormément plaisir de retrouver quelque peu cet ambiance chaleureuse dans son comportement, mais eut-être que ce serait une bonne idée de reporter ce souper, compte tenu qu’il voudrait que je sois en forme. Or, il sera immensément déçu par mon air maussade. Je compose son numéro rapidement, déterminée à lui demander de reporter en raison d’une légère toux qui vient (ouais, ouais) de me prendre. Or, lorsque sa voix retentit sur son répondeur, je raccroche sans y laisser de message. Peut-être que Shawn est exactement ce dont j’ai de besoin présentement. Lasse, je me lève pour aller feuilleter mon garde-robe. Je ne sais pas trop ce qu’il veut dire par tenue décontractée. J’ai tendance à bien m’habiller. Je choisis donc une belle robe courte fleurie jaune et un veston en faux cuir que j’enfile par dessus. J’attache mes cheveux en une longue queue de cheval et quitte vers ma chambre de bain pour dessiner des traits simples de crayon noir sur mes yeux. Je termine par un peu de mascara.  

Spoiler:
 

Je jette un dernier coup d’œil à ma réflexion, choisissant un parfum subtile que j’utilisais lorsque j’étais à Poudlard puis je quitte mon appartement en prenant soin de choisir des talons haut d’une jaune pétillant. Bien que je n’étais pas très à l’aise avec des talons dans mon adolescence, j’étais devenue rapidement douée avec ceux-ci depuis que j’avais choisi de m’intéresser au burlesque. Puis, il faut dire que j’étais clairement pathétique dans mon enfance. Maintenant, je me considère plutôt comme bombe sexuelle qui n’a pas fait l’amour depuis plus de 7 mois. Mais d’apparence, je sais que j’attire même quelques étudiants et j’aime bien jouer de cet avantage. Je claque de mes talons rapidement dans le corridor, consciente que je vais être probablement serrée dans mon temps étant donné que j’ai pris soin de me préparer. J’en aurais bien fait plus, mais cela ne serait pas entrer dans la tenue prescrite par Shawn.

Lorsque j’arrive enfin à la porte de son appartement, je prends une grande inspiration avant de cogner trois petits coups à la porte. C’est en cognant que je réalise que j’ai encore mon anneau à mon doigt. Dans un élan d’irritation, je l ‘enlève brusquement et la glisse dans une des poches de mon veston. Il me fait signe d’entrer, et je pousse la porte en soupirant. Dès que mes yeux se posent sur lui, je tente d’aborder un sourire pour cacher ma mélancolie. Ce sourire vient naturellement lorsque je le dévisage de la tête aux pieds, heureuse qu’il prenne maintenant soin de son apparence. Et présentement, je me dis que je suis celle qui est le plus mal en point.

Wake me up
Won't you wake me up?
Caught in a bad dream
Wake me up
I wanna feel the sun
Caught in a bad dream


- Hey! J’ai l’impression que t’as l’air d’un homme ces temps-ci! Fait gaffe, les filles vont vouloir te courir après et je ne crois pas qu’Anna va vraiment apprécier.

Là-dessus, Shawn et moi étions dans la même situation. Je connais les rapports tendus entre Anna et lui depuis l’accident et mon semi-kidnapping tout comme Shawn connaît les rapports catastrophiques entre moi et Clyde depuis ma fausse couche. Et parfois, j’en suis venue à me demander si Anna n’allait pas mettre fin à leur relation. Je suppose que leur couple est destiné à durer plus longtemps que le miens. Je m’assois sur le canapé, soupirant en prenant le verre qu’il me tend. Je vide ma coupe d'un trait sans lui répondre, me questionnant à savoir si sa phrase est sarcastique. Pourtant, il me semble beaucoup trop heureux et je suis incapable de le cerner ce soir.

- Au changement? Uh, je ne sais pas trop si c'est bon ou pas ça...

Je suis purement pessimiste, mais comment être autrement? Je secoue la tête, blasée.

- Tu sembles bien heureux ce soir, que s'est-il passé pour que tu veuilles tout à coup qu'on se fasse un tête à tête ainsi? Je veux dire, pas que je suis contre mais... Tu sais, de l'alcool, de la nourriture et deux vieilles personnes qui n'ont pas eu de sexe depuis un putain de long temps c'est pas un bon mélange... Alors? Oh! Mais c'est ça! T'as enfin convaincu Anna de te laisser la maitriser? Ah! C,est pour ça le petit sourire, n'est-ce pas? Bien pour toi t'en avais grand besoin!

Je sais, je n'ai aucun filtre. Mais Shawn connait ma sincérité alors je n'ai pas la crainte qu'il prenne mes paroles de travers.  Et s'il le fait, tant pis. Je n'aurais perdu que les deux plus importantes personnes de ma vie en dehors de mes enfants dans la même journée. Je commence à jouer avec mon doigt dénudé de sa bague, soudainement frustrée par cette révélation. Je suis une vieille folle enragée par le manque de sexe. Pour une nymphomane, je vous jure que c'est un vrai martyre. Et se combler seule à Poudlard n'est pas la chose la plus évidente. Je me lève brusquement, faisant claquer mes talons vers la bouteille de vin. Je la prends dans mes mains, sentant une colère enfouie remonter à la surface. J'en prends quelques gorgées à la bouteille même, me plaçant devant le feu de foyer en observant les flammes, hypnotisée.

- Mais Clyde va devoir se contenter seul pendant les prochaines années à venir. Quoi que ça devait pas vraiment le déranger comme ça fait déjà presqu'une putain d'année qu'il m'a dit touché.

Je me retourne pour déposer la bouteille de vin sur la table face au divan. Une fois ma main libre, je sors ma bague. Je la place bien droit dans les airs avant de prendre mon élan pour la lancer dans le feu. Je la regarde attérir droit dans les flammes, satisfaite. Je vais me rasseoir sur le canapé, comme si de rien n'était.

- Bon, maintenant que j'en ai fini avec ça... Pardonne-moi, qu'est-ce que tu disais?

Wake me up
Won't you wake me up?
Caught in a bad dream

@Eques sur Never-Utopia et modifiée par Jyn

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