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Correspondance entre Artus Van Radband et Genesis DiRosari.
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MessageSujet: Correspondance entre Artus Van Radband et Genesis DiRosari. Lun 17 Avr - 12:44
de
Artus
VanRadband
Lettre à Genesis

Le 5 septembre 2022


De Artus Van Radband
451 Chemin de traverse (Londres)
WC2 B4LD

A Genesis DiRosari
Ecole de sorcellerie Poudlard

Ma douce, ma bien aimée...

Tes draps conservent l'odeur de ta peau me faisant figurer ton fantôme hantant ton appartement. Ce matin je me suis réveillé comme après avoir abusé de tout ce qui peuple nos vies, tes caresses, ton étreinte, tes lèvres, tout m'apparaissait comme un cauchemar dont ma nuque porte encore la trace.

Genesis, ta violence m'hypnotise je ne peux y résister, alors pourquoi te jouer de moi à ce point ? Il me revient sans cesse l'image de ton sang se mêlant au mien tandis que nos corps se teintaient de pourpre, tes canines enserrant ma gorge, mes doigts étranglant la tienne, chacun marquant l'autre de son appartenance. Aujourd'hui je suis soulagé de savoir que quoi qu'il arrive, aucun autre homme ne te méritant guère ne pourra souiller ton âme de sa pestilence, du moins pour un temps. Médiocre soulagement, me ramenant chaque seconde à l'inéluctable vérité que je ne m'appartiens plus en ta présence. La fatalité de notre amour scellée dès que j'ai osé poser mes yeux sur toi me désespère tant que je n'y trouve pas de solution autre que te posséder. Or te posséder c'est ne plus t'avoir tout à fait tel que je t'aime, je suis condamné à t'aimer dans les bras d'un autre.

A mon réveil la souffrance m'a frappé de nouveau, je n'étais plus habitué à ce qu'il y ait une quelconque distance entre-nous. Je m'excuse d'ailleurs, j'ai malencontreusement détruit l'une de tes chaises. Tu as rejoins ce château sans même me réveiller, sans un dernier baiser, cruelle harpie. Il ne me reste que ton odeur, tes vinyles de Siouxsie et la trace pas très bien nettoyée du café que tu as dû boire ce matin. De nouveau il va me falloir quitter ton appartement pour rejoindre le mien, trop vide de ta présence.

Pour le moment, ma principale préoccupation se porte sur ce qui habite tes pensées. La sauvagerie de tes actes de la soirée m'a troublé, de bien des manières, je n'ose imaginer ce qui risque de se passer à Poudlard. J'ai déjà été bien des fois la victime de tes crises, mon séjour à Sainte Mangouste peut en témoigner et si ces blessures ne font que consolider notre amitié, je crains que le reste des élèves ne voient pas cela de la même manière. Je te prie, te supplie de ne pas agir insensément, même si je sais que tu en es incapable.

Dans le fond, tout n'est pas limpide à présent qu'Ovide t'a dévoilé notre secret à tous ? Je te demanderai d'y réfléchir, de t'imaginer... Nous deux, trônant sur les cadavres de ceux qui ont osé nous sous-estimer, ta beauté rehaussée par le sang de nos ennemis, un cruel sourire carnassier dévorant ton visage. Le néant à deux devient les ténèbres où je te vois te complaire avec tant de grâce. Quoiqu'il arrive le serpent mordra toujours ma peau, à jamais, l'encre de Keylanne brûlera en moi jusqu'à la fin. Je veux que cette dernière arrive en ta compagnie, peut-être importe ce qui se passe, nous devons être ensemble ou rien n'a raison d'être. La flamme de tes cheveux allumant le brasier qui s'annonce, autour duquel danseront les ombres, gagnant toujours plus de terrain.

Je veux ton sang, je veux ton âme, mais je te veux avant tout, toi, toute entière, devenant enfin l'ultime perfection à laquelle tu es destinée.

A jamais à toi,

Artus.

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Tout de toi m'est plaisir, morbide ou pétulant ;

Sois ce que tu voudras, nuit noire, rouge aurore ;
Il n'est pas une fibre en tout mon corps tremblant
Qui ne crie : Ô mon cher Belzébuth, je t'adore !

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MessageSujet: Re: Correspondance entre Artus Van Radband et Genesis DiRosari. Jeu 20 Avr - 20:18
De
Genesis
DiRosari
Lettre à Artus

Le 15 septembre 2022

De Genesis DiRosari
École de sorcellerie
Poudlard

A Artus Van Radband
Manoir Van Radband
Écosse

Cher ami,

Au moment même où je rédige ces mots, je porte ma fourrure, celle-la même qui selon tes dires me donne des airs de Wanda telle que la décrit Leopold von Sacher-Masoch, bien que jamais tu ne seras un Séverin ou je ne saurai plus en quoi croire si jamais c'était le cas. Mais je sais que la simple perspective de m'imaginer nue, uniquement couverte d'hermine fait déjà monter en toi cette passion romanesque qui t'habite.

Tes craintes à mon égard me troublent, m'agacent, m'énervent, si tu redoutes la crise ne l'exprime pas car cela ne fait que la rapprocher de mon être. Me penses-tu assez faible pour compromettre l'empire que j'ai fondé ? Cette image que j'ai, si soigneusement, travaillé, forgé, sculpté de mes doigts... Je ne suis même pas certaine de pouvoir rédiger cette lettre en une fois tant tes accusations me révoltent autant qu'elles ne me donnent envie de détruire tout ce qui m'entoure.Pour satisfaire ta curiosité, des premiers années pas encore habituées à ma nudité, Potter junior et l'habituelle salle commune de Serpentard Pardonne d’ors et déjà les tâches d'encres, elles sont dues uniquement à ta méfiance, j'espère que tu te le reprocheras assez en guise de punition.

Si je ne peux contrôler les spasmes agitant ma main, je peux au moins tâcher de lever tes doutes et au passage me défendre de tes fantasmes. Par ailleurs, je préfère te prévenir avant de poursuivre, après cette lettre je ne veux plus jamais que le sujet soit abordé à l'écrit, le château m'ennuie déjà bien assez pour que ma distraction favorite soit gâchée par quelque chose d'aussi pitoyablement sinistre.

Le sang n'a jamais été une préoccupation pour ma part, hormis le tien glissant sur ma peau, souviens-toi quand nous étions enfants et que déjà nous nous moquions de nos parents de se soucier autant de la pureté de leur « race ». C'est inconcevable que nos familles soient si anciennes et qu'elles n'aient jamais été souillé d'un sang impur, nos lignées sont sans doute parfaites mais je reste certaine qu'en remontant dans nos généalogies respectives nous y trouverons la tâche déformant cet exceptionnel tableau. Je n'ai pas besoin de m'ouvrir les veines pour prouver ma supériorité, mon nom seul suffit à l'imposer, ma prestance compose la suite.
Bien évidemment que je nous vois trôner ensemble de la même manière que tu en as fais la divine description, pour autant je ne céderai jamais ce que j'ai composé à Ovide et Théodora, je suis la reine, ils sont tout au plus des cavaliers me permettant de renverser davantage de pions. Qu'ils s'attribuent le mérite de celle que je suis aujourd'hui si cela les amuse tant, cela fait déjà des années que je les ai surpassé. Leurs ambitions voilent leurs yeux de tout ce qu'il y a encore à conquérir, je ne parle pas là du rôle auquel ils m'ont contraint.

Soit je remplirai ma tâche, je n'ai guère d'autres choix mais tu peux être assurés que le recrutement que l'on m'a assigné ne sera pas pour eux.

Tu es l'unique personne à qui je peux révéler mes troubles les plus profonds alors sache qu'aujourd'hui la reine vacille, elle ne tombera pas, jamais mais le réconfort de tes bras vient à me manquer. Tout me semble terne dès qu'arrive la sobriété, j'oscille entre l'angoisse et la rage constamment. Plus tôt je te menaçais de détruire ce qui m'entoure, pour tout avouer cette envie me vient quotidiennement. Tous me paraissent insignifiants de médiocrité, vulgaires insectes grouillant dans mon environnement, Vidya et Satine arrivent à me distraire assez pour que l'espace d'un instant j'en oublie mon ennui, ma curiosité envers Albus parvient à aérer mon esprit mais voilà... Londres me manque déjà, son obscurité, son parfum de folie mêlé à celui de la violence et évidemment ta présence.

Je compte déjà les jours nous séparant.

A jamais tienne,

Genesis.

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