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Qui êtes-vous messieurs ? ft. Mattias [flashback]
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MessageSujet: Qui êtes-vous messieurs ? ft. Mattias [flashback] Lun 27 Mar - 12:43

Qui êtes-vous messieurs ?

Ses yeux profonds sont faits de vide et de ténèbres,

Et son crâne, de fleurs artistement coiffé,
Oscille mollement sur ses frêles vertèbres.
Ô charme d'un néant follement attifé.

Remontons dans le temps, voulez-vous ? A une époque plus douce, plus calme et sans incertitude. Avant que la ministre de la magie ne songe à ouvrir le monde des sorciers à celui des moldus, avant que les ombres ne se réveillent, grouillant dans les coins de rue en attendant le moment où elles pourraient se dévoiler à leur tour. A une époque où la principale préoccupation de Genesis était de savoir si elle allait remporter aux enchères la lampe Tiffany d'époque qu'elle convoitait tant. A ce moment-là, la jeune fille venait d'acquérir son appartement sur le Chemin de traverse, au dessus de Fleury & Bott pour elle c'était sa grande entrée dans l'âge adulte. Gene voulait commencer à prouver qu'elle avait les épaules pour assurer l'héritage DiRosari. Sa carrière à mi-temps de danseuse la lassait, elle défilait déjà pour la maison de haute-couture de sa mère et les affaires de son père ne l’intéressaient guère... Sauf sur un point. Une fortune et un nom tel que le leur ne se fondaient pas uniquement sur de jolies apparence, il y avait toujours une part d'obscurité. Elle l'avait découvert trois mois plus tôt, peu après avoir fêtée ses quinze ans. Une simple lettre posée sur le bureau d'Ovide DiRosari, l'informant qu'une cargaison était bien arrivée, la drogue. Ainsi son père jouait au mafieux entre deux œuvres de charité.

Une lettre et elle détenait la clé du défi qu'elle s'était lancée, doubler le doyen de leur famille. Après plusieurs jours de réflexion, elle s'était assurée de ne pouvoir échouer, le jeu s'était mit en place. Lors de son emménagement sur le Chemin de Traverse elle et Artus s'étaient fait un plaisir d'enchaîner boîte de nuit sur boîte de nuit, achetant le plus de drogues possibles jusqu'à remonter à un nom. La cocaïne dénouait les langues et le charme naturel et sournois des deux nobles suffisait à séduire les plus faibles. Se renseigner, étudier, ne pas éveiller les soupçons. Genesis s'était cachée d'expliquer son véritable plan à son meilleur ami de toujours, elle savait qu'il protesterait en disant qu'elle était trop jeune pour ces conneries. Jamais il ne comprendrait que là était tout l'enjeu, si à quinze ans elle était capable d'aller jusqu'au bout, rien ne l'arrêterait, jamais. Jamais ? Elle avait juste dit qu'elle voulait se trouver le meilleur dealer possible et il avait répondu présent aux dégustations.

Puis la chasse, l'adolescente s'imaginait lynx suivant sa proie silencieusement, attendant le moment propice pour se jeter dessus. C'est au début du mois de juillet qu'elle s'apprêta à bondir, lorsqu'une nuit elle découvrit plusieurs hommes déchargeant un bateau, sa source n'était pas fiable, elle ne s'attendait pas à ce que ce soit vrai. Pourtant ils étaient là, protégeant des kilos de cocaïne, d'ecstasy et d'héroïne dont l'heureux propriétaire était Mattias Avery. Ce n'était pas ce nom qui était venu en premier mais c'était celui qui l'avait intrigué le plus. Discret, presque un murmure dans l'univers de la nuit pourtant son entreprise pesait dans le milieu. Sûrement plus que d'autre, elle avait alors déplacé son pion sur sa case, il était l'heureux élu. C'est grâce à lui qu'elle dépasserait son père.

Le plus compliqué dans toute sa stratégie était la marque, elle était encore mineure et ne pouvait pas faire usage de la magie en dehors des murs de Poudlard. Nombre de crises étaient survenues de ce problème de taille. Les jambes de la jeune fille portaient encore la trace de ses excès de rage, taillés dans la chair pour ne laisser qu'une pâle fissure. Mais elle en revenait au même point hystérique, elle ne pouvait échouer, elle était trop douée, elle l'avait toujours été. Le prouver, le prouver, le prouver. C'était une obsession dorénavant, elle ne pourrait plus quitter cet état frénétique que lorsqu'elle aura démontré son talent. Encore une fois, elle avait dû demander de l'aide à Artus en lui promettant de tout lui expliquer lorsque ce sera fini. Elle ne pouvait rien dire pour le moment, il aurait tout fait pour la compromettre. Les deux se vouaient une confiance aveugle, alors il accepta et quelques heures après une caisse trônait au milieu du salon de l'adolescente satisfaite.

Il ne restait plus qu'une étape dans son plan infaillible, donner rendez-vous au propriétaire du bien qu'elle venait de voler et lui expliquer ses intentions.

Plus tôt dans la journée, Genesis avait envoyé une lettre en faisant confiance à sa chouette pour trouver le destinataire. Sur son balcon, elle fumait un joint en observant les jeunes sorciers qui faisaient leur course en prévision de leur rentrée à Poudlard. Le soleil caressait sa peau pâle, réchauffant ses frêles membres alors que le jour commençait à décliner, s'étirant comme un félin, elle jeta le mégot dans son cendrier et sautilla jusqu'à sa chambre. Elle lança un album de Patti Smith et dansa sur sa reprise de Smells like teen spirit en choisissant sa tenue. Son dévolu se porta sur une petite robe moulante et argenté qui mettait en avant sa crinière rousse, elle patienta le restant de la soirée en buvant du champagne en conversant par téléphone avec son meilleur ami. Artus ne pouvait pas s'empêcher de se montrer inquiet de l'entreprise dans laquelle elle semblait se lancer. Il était habitué aux sautes d'humeurs de Genie et à son esprit tordu aux rouages étranges et savait pertinemment que des idées farfelues  pouvaient lui monter à la tête. Après quelques cris hystériques, elle finit par raccrocher. Artus n'avait jamais rien eu à prouver à sa mère, celle-ci savait déjà l'avenir certain qui s'annonçait à son fils à qui elle ne cachait rien.

Après une légère crise ne laissant derrière elle que des débris d'un vase auquel la sorcière ne tenait pas tant que ça elle quitta son domaine et se dirigea vers la boîte de nuit dans laquelle elle avait fixé son rendez-vous avec le trafiquant. Passant devant la queue pour saluer les vigiles qui ne connaissaient que trop bien l'adolescente, elle pénétra dans l'établissement en saluant la musique comme une brise fraîche. Le bruit, les lumières épileptiques, les corps s'emboîtant pour se partager leur sueur, la drogue, l'odeur d'alcool, les chaussures qui collent au sol... Tel était le royaume des nuits de la jeune fille. Elle voyait dans cet enchaînement, un rituel quasi ésotérique dédié à Dionysos modernisé par l'arrivée de l'électronique dans la musique. Elle passa la foule, saluant quelques visages familiers jusqu'à arriver à un cordon gardé par un vigile.

_On ne danse pas ce soir Genie ?, s’enquiert l'homme en lui claquant une bise.
_Tout dépendra de si j'ai quelque chose à fêter ou non James, répondit-elle avec son sourire malicieux.
_Avery t'attends déjà, il n'avait pas l'air ravi de te rencontrer.
_Si tu savais ce que je lui ai fais...

L'homme éclata de rire avant de la laisser passer derrière le cordon. Malgré son jeune âge, Genesis avait depuis un an sa carte d'entrée dans la plupart des discothèques de la capitale, Artus l'aidait à convaincre qu'elle était plus âgée et son insolence naturelle suffisait à achever le moindre doute. Personne n'aurait pu croire qu'une demoiselle avec une descente d'alcool pareille n'était âgée que de tout juste quinze ans.  Elle longea un long couloir en caressant le mur du bout de ses doigts jusqu'à arriver dans une petite salle où celui qui occupait toutes ses pensées était déjà installé. Le sourire de la sorcière s'étira, carnassier, le lynx s'apprêtait à rugir...

_Bonsoir Mattias, salua-t-elle en s'approchant.

Elle déposa son sac sur la table faisant face à la banquette sur laquelle elle posa son fessier, croisant les jambes, bombant la poitrine, elle remit une mèche rousse en place et avança sa main jusqu'à une bouteille de champagne pour s'en servir un verre. Ceux qu'elle avait bu plus tôt ne l'avaient qu'à peine enivré, elle était trop excitée par la rencontre pour sentir les effets de l'alcool.

_Je te prie d'excuser cette méthode un peu radicale pour provoquer notre rencontre mais tu te fais bien trop discret, je n'ai pas vraiment eu de choix, expliqua-t-elle.

La jeune fille porta sa coupe à ses lèvres qu'elle pourlécha ensuite, poussant la métaphore féline à son paroxysme. Reprenant son sourire à la limite du malsain elle tendit sa main en direction de l'homme, l'invitant à la serrer.

_Je ne me suis même pas présentée, Genesis DiRosari. Ce nom ne doit pas t'être étranger, je suis la fille d'Ovide, ton principal concurrent si mes informations sont bonnes...

Elle fit une pause pour observer l'homme en face d'elle. Il paraissait plutôt jeune pour avoir un fils qui était avec elle à Poudlard, âgé d'un an de plus. Gene ne connaissait pas vraiment ce dernier, elle savait juste qu'il était aussi exhibitionniste qu'elle mais ils n'avaient jamais eu l'occasion encore de faire plus ample connaissance. Elle trouvait une certaine beauté au trafiquant, celle pas forcément évidente, renforcé par son caractère atypique. Elle plongea son regard argenté dans celui de l'homme se demandant s'il supporterait le contact, c'était un test qu'elle faisait à toute personne croisant sa route. Seules les personnes dignes d'intérêt supportaient le regard perçant de l'adolescente qui aimait provoquer mille et une émotions dans le cœur de ceux qui croisaient sa route.

_Ce n'est pas une déclaration de guerre que je viens te faire, poursuivit-elle, mais au contraire je te propose une alliance pour écraser mon père. J'ai les informations qu'il te manque pour mettre à mal son trafic et tu m'offres l'opportunité de lui donner une leçon.

Pour appuyer ses mots elle fit basculer du bout des doigts son sac à main duquel sortirent des petites baluchons remplis de poudres diverses et variées.

_Le reste se trouve dans mon appartement et te sera remis à la fin de notre entrevue selon si celle-ci m'a plu ou non. Je ne suis pas difficile, ne t'en fais pas, juste un peu capricieuse.

Un peu ? .


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MessageSujet: Re: Qui êtes-vous messieurs ? ft. Mattias [flashback] Sam 8 Avr - 23:02
détails
Qui êtes-vous, messieurs?
Je suis Mattias...Ah non, Matt.
ft. Gen
Ʃkaemp はは ™

Il y eut des moments difficiles au début de cette longue entreprise que nous avons bâti, moi et Maximilian. Il faut dire que je ne m’étais jamais attendu à de la simplicité, mais je ne croyais pas devoir face face à une aussi grande dualité dans ce milieu. Bien certain de mes compétences, j’avais foncé tête première dans le management, prenant la place d’un bonhomme beaucoup trop imbu de lui-même. Cela lui avait été fatal, et il avait été récupéré par les gendarmes après avoir lancé au milieu d’un bar crasseux, saoul, qu’il était le propriétaire d’une des plus grands cartels de drogue. J’avais alors repêché le cartel à son plus bas, tentant de déconstruire sa structure afin d’en améliorer les bases. Et j’y suis parvenu. Enfin, j’avais une entreprise discrète et efficace qui servait autant les moldus que les sorciers. Notre chiffre d’affaire n’arrêtait de grimper, mais il connaissait une certaine résistance. Une concurrence qui m’irritait profondément. Remontons à cette soirée décisive, qui changea le court de l’histoire d’une manière plutôt agréable.

Je me rappelle avoir reçu une lettre d’un hiboux, chose curieuse en ces temps modernes. En l’ouvrant, j’avais été surpris d’y lire ces phrases audacieuses et assurées. La jeune femme inconnue m’avait tout de suite intrigué, et c’est pourquoi je me suis présenté ce soir-là dans mon bar qui me sert d’office. Je ne pourrais dire comment elle a su où se trouvait mon repère, et c’est peut-être pourquoi je parus irrité lorsqu’elle se pointa devant moi. Jeune, élégante et arrogante. Au premier abord, elle me fit immédiatement pensé à mon fils. Cette ressemblance me fit pincer les lèvres, et je l’observai se couler un verre de champagne sans répondre à son charabia. Ce n’est que lorsqu’elle s’est présenté que je me suis remué dans ma chaise, avançant mes épaules afin d’appuyer mes coudes sur mes genoux et mon front sur mes doigts enlacés. Le fait qu’elle se disait être la fille de ma plus grande concurrence me mit immédiatement sur les gardes, et je regardai mon garde du corps afin qu’il se prépare à la faire sortir de force de mon bureau. Elle vint poser ses yeux sur les miens, et je penchai légèrement ma tête sur le côté sans broncher pour autant. Je voyais bien quel petit jeun elle tentait de faire, mais j’étais devenu l’expert avec les années. Jamais on ne pouvait s’élever au-dessus de moi. Toujours silencieux, je lui laissai tout de moins la chance de s’exprimer, et c’est là qu’elle éveilla réellement mon attention. Elle semblait dire qu’elle pouvait m’aider, chose que je trouvais particulièrement ironique compte tenu de son jeune âge apparent. Comment une gamine pouvait faire ce que je ne parvenais pas à accomplir? C’est-à-dire détruire les bases de ma concurrence. Et puis, pour quelles saintes raisons voudrait-elle mettre fin au règne de son père? Je la laisse dévoiler une partie de son plan, minime mais inintéressant pour moi. À ce qu’elle semblait me dire, elle avait en sa possession une quantité de drogues différentes que je pourrais, à ce que j’en comprends, revendre. Mais si elle souhaitait réellement m’aider, elle allait devoir faire bien plus que redistribuer la drogue de son paternel entre mes mains. Lorsqu’elle termina, je me levai. Mon garde se rapprocha lentement, sachant très bien que je pouvais m’avérer instable dans certaines situations. Je vins déposer une main de chaque côté de la jeune fille, posant mon regard dans le siens à quelques centimètres seulement de son visage. J’étais passible, mais surtout impatient de la voir quitter mon établissement. Cette rencontre n’était qu’une autre perte de temps inutile que j’aurais pu utiliser afin de compléter les livres bancaires pour la fin de ce mois. Je croquai le bonbon à la menthe, l’avalant en vitesse avant de lui répondre bien franchement.

- Écoute moi gamine, j’en ai rien à cirer de ta drogue…

J’inspirai lentement, expirant en soufflant un grand coup.

-  Premièrement, impossible que la qualité soit aussi bonne que la mienne. J’ai une recette spéciale qui fait que ma drogue et bien supérieur à celle de ton minable père.

En effet, j’avais découvert une potion que je pouvais combiner à mes drogues afin de provoquer des réactions plus intenses et addictives sans causer de dommages sérieux à l’organisme. Ma drogue était perfectionnée, le comble du comble, et je ne laisserais jamais quelqu’un venir souillé cette qualité.

- Mais je vois bien ton petit jeu. Mais si tu as des ressentiments envers ton père, ce n’est pas à moi de les régler. Si tu es en mesure de passer les portes de ce bar, de te tenir face à moi et me proposer ce stupide arrangement, alors tu es clairement assez intelligente et débrouillarde pour créer ta propre vengeance.

Je n’avais toutefois aucune intention de la laisser s’échapper ainsi. Elle pourrait très bien aller dénoncer ma planque aux autorités. C’est pourquoi je lançai un retard insistant vers mon garde, qui comprit mon message sans que j’aie besoin d’y ajouter des mots. Il allait la suivre après son départ. Le visage fermé, je me reculai. Au passage, je m’emparai d’un des sachets qu’elle tenait encore entre ses petites mains frêles et me dirigeai vers mon bureau. J’y ouvrai le sachet, laissant échapper le contenu blanc sur la table. J’observai sa couleur, ses grains trop brusques pour mon œil perfectionne puis… j’y mis mon doigt. En le relevant, je déposai mon doigt sur ma langue, grimaçant immédiatement lorsque je goûtai son goût infâme. Oui, j’avais une drôle de façon de vérifier la qualité de mes produits.

- C’est infeste! Je comprends bien pourquoi ce fumier peut vendre sa drogue à un si bas prix c’est…


Je sentis une vague monter en moi. Je me devais de rester calme.

''Continue Mattias, j'aime lorsque tu te faches c'est si...grrr...''

La voix de Matt passa à travers mes lèvres comme un souffle ricaneur. Un rire s'en suivit, incontrôlable sous l'influence de Matt sur mes pensées. Aussi outré et aveuglement fâché que je l'étais, Matt profita de l'occasion pour m'enfoncer dans un coin de ma conscience. Étrangement, ce soir je n'avais aucune envie de me battre contre lui.

'' Shhh.... Ça va Mattias, va te calmer ailleurs...''

Et c'est ainsi que Matt prit ma place, soufflant d'un grand coup sur la table afin d'en disperser la poudre. Il leva les yeux vers la jeune fille, son sourire malicieux s'agrandissant à mesure qu'il dégourdissait son esprit. L'échéquier pouvait maintenant se mettre en place. D'une voix mielleuse et calme, il l'invita

- Bonsoir Genesis. Pardonne Mattias... Il est parfois... Disons le, très instable...


Un petit rire s'échappa de ses lèvres pincées, un rictus imparfait sur ses lèvres.

- Mais je suis bien mieux placé pour discuté avec toi. Alors je me présente, Matt Avery, stroisième tête de l'entreprise Avery... Car bon, il faut dire que Mattias gère la majorité des ventes, Max de la distribution et moi... Moi, je fais les sales tâches. Et tu en es une. Alors, on parle buisness?






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MessageSujet: Re: Qui êtes-vous messieurs ? ft. Mattias [flashback] Mar 2 Mai - 21:31

Qui êtes-vous messieurs ?

ft. Mattias Avery

Lorsque Mattias prit enfin la parole, la jeune fille resta parfaitement calme, concentrée. Elle observait chacun de ses mouvements, le moindre de ses gestes afin d'en déterminer la véracité. Quand on était à ce point habituée à calculer, théoriser, mathématiser sa vie, on en devenait un peu paranoïaque. De plus, il suffisait d'une simple erreur de l'homme sans qu'il ne s'en rende compte pour qu'elle puisse avancer sur sa table de jeu. Pourtant au fur et à mesure de son discours, elle se rendit compte qu'il n'en faisait aucune, tout semblait maîtrisé.

_Mais je vois bien ton petit jeu. Mais si tu as des ressentiments envers ton père, ce n’est pas à moi de les régler. Si tu es en mesure de passer les portes de ce bar, de te tenir face à moi et me proposer ce stupide arrangement, alors tu es clairement assez intelligente et débrouillarde pour créer ta propre vengeance. 

Le compliment la fit presque sourire, visiblement il n'avait pas l'air de saisir toute la difficulté de l'entreprise dans laquelle elle s'était lancée à un âge aussi jeune. Il avait l'air de penser qu'elle ne souhaitait qu'une vengeance, pourtant c'était bien au-delà de cela. Non, en réalité elle n'avait pas réellement besoin d'assouvir sa rancune à l'égard de son géniteur, ce qu'elle désirait avant tout c'était de justement faire naître l'envie vengeresse dans le cœur de son père. Que ce dernier goûte à la haine véritable, la rage qui ferait trembler les murs du manoir DiRosari.
Ses parents lui avaient toujours tout offert sur un plateau, tout ce qu'elle souhaitait à présent était de leur montrer à quel point ils ne lui étaient plus utiles à sa vie, qu'ils n'avaient plus aucun contrôle. Attends juste deux ans ma chérie avant de faire de telles suppositions.

Soudainement quelque chose grinça en elle, la dérangea au plus profond de son être, il y avait un problème. Le regard de Mattias vers son garde du corps la mit immédiatement sur la bonne voie, elle n'était pas sûre de pouvoir quitter le pâté de maison intacte. D'un coup, d'un seul, Genesis prit conscience de tout ce qu'elle risquait à l'instant. Tout avait été préparé avec minutie pour en assumer la moindre conséquence, mais ce n'était qu'à présent qu'elle s'en rendait compte. Elle porte une nouvelle fois la coupe de champagne à ses lèvres et eut la sensation qu'il s'agissait peut-être des dernières gorgées d'alcool qu'elle pourrait boire. Pourtant au lieu de s'en inquiéter, la bouffée d'adrénaline provoquée par l'émotion qu'elle ne ressentait que trop rarement ne fit que la revigorer. L'adolescente ne s'en sentait que plus puissante, plus confiante et c'était d'ailleurs la nouvelle partie de son plan. Il fallait qu'elle mette l'homme en confiance, toucher la corde sensible qui l'adoucirait légèrement.

La rousse s'apprêtait à prendre la parole quand à un changement de situation inopiné la brusqua. Le visage du dealer changea, d'une expression de dégoût elle aperçut le vice déformant les lèvres de l'homme dans un sourire proche du sien quelques minutes plus tôt.

_Bonsoir Genesis. Pardonne Mattias... Il est parfois... Disons le, très instable...

La curiosité de Genesis s'éveilla aussitôt, laissant de côté son plan et l'objectif même de leur rencontre, elle posa un regard fasciné sur l'homme. Il venait de donner une toute nouvelle dimension à leur rendez-vous, enfin... Visiblement elle n'avait pas affaire à la même personne, son intérêt n'en était que décuplé. Au cours de ses recherches elle avait entendu milles et une rumeurs au sujet de sa proie, la dualité de l'homme faisait parler mais elle n'en avait guère prêté attention à ce moment là. Davantage concernée par la drogue et l'entreprise, elle était passée à côté de ce qui lui semblait bien plus intéressant à présent.

_Mais je suis bien mieux placé pour discuté avec toi. Alors je me présente, Matt Avery, troisième tête de l'entreprise Avery... Car bon, il faut dire que Mattias gère la majorité des ventes, Max de la distribution et moi... Moi, je fais les sales tâches. Et tu en es une. Alors, on parle business?

L'héritière vida le reste de sa coupe de champagne avant de la reposer puis de s'allumer une cigarette. Le trop plein d'informations commençait à l'étouffer, elle manquait d'air presque, décidément, Genesis n'était pas habituée à ce qu'on la dépasse avec autant de facilité, l'homme se révélait comme étant un véritable défi.

_Enchantée Matt, je suppose que les présentations ne sont pas à faire de mon côté ?

Intriguée, elle ne put s'empêcher de poser son visage contre le dos de ses phalanges, son autre main apportant sa cigarette à ses lèvres. Elle prenait soin de ne pas recracher sa fumée en direction de l'homme, l'énerver et faire la maline n'était plus dans son intérêt.

_Décidément, que de créativité pour me complimenter, on me l'a rarement sorti « sale tâche ». Mais passons, poursuivit-elle, parlons business comme tu dis. Comme je l'ai expliqué plus tôt à ton...

Elle fit une pause, cherchant le mot qui pourrait le mieux définir ce qui semblait être la seconde, ou la première, personnalité de l'homme.

_Alter ego ?Cela fait déjà quelques temps que je cherche les personnes à hisser au dessus de mon père, visiblement vous en êtes les principaux adversaires. Mattias n'a pas eu l'air de comprendre mes ambitions, peut-être seras-tu plus compréhensif ?

La sorcière porta une dernière fois sa cigarette à sa bouche avant de l'éteindre contre la table et d'y laisser traîner le mégot. Elle se doutait qu'ils n'en étaient plus au stade de se soucier de banalité telle que la propreté de la pièce. De nouveau il lui fallait choisir ses mots avec soin, ne pas le brusquer, ni l'intimider et encore moins lui faire croire qu'elle était capable de jouer double-jeu.

C'était une qualité étrange chez Genesis que son honnêteté. Malgré les manipulations dont elle était capable, elle ne mentait que rarement et souvent de la manière la plus détournée possible, être franche était un défi supplémentaire. Étonnamment cependant vraiment? peu de gens la croyaient capable d'une telle franchise et on prenait souvent ses vérités pour de mauvais mensonge. C'est incroyable comme la méfiance des gens pouvaient les mener à leur perte...

_Je n'ai aucun désir de vengeance puisque je n'ai aucune raison de me venger d'une quelconque manière, expliqua-t-elle,  ainsi tu... Vous n'avez aucun soucis à vous faire, il ne s'agit pas d'un règlement de compte père/fille. Je n'aime juste pas le voir ainsi sur un piédestal qu'il ne mérite pas, je pense que nous serons d'accord à ce sujet ? Mon accord est simple et bien plus avantageux pour vous que pour moi en réalité. Je vous offre tout ce qu'il y a à savoir pour mettre à mal mon père, quand il reçoit sa drogue, par quel biais, ses principaux revendeurs et les quartiers où il a le monopole. Je pense même que nous pourrions nous arranger pour en passer jusqu'à Poudlard, la maison de Serpentard est de plus en plus reconnue pour ses goûts en matière de drogues, les stocks s'écouleraient en un instant. Tout ce que j'ai à y gagner sont votre contact et voir mon père se faire dépasser.

Il lui semblait conclure de la meilleure manière possible, simplement, de manière concise, elle ne voyait pas ce qui pourrait déplaire à l'ho... aux hommes. Genesis espérait au moins les avoir convaincu de sa sincérité et de la fiabilité de sa proposition. .


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MessageSujet: Re: Qui êtes-vous messieurs ? ft. Mattias [flashback] Mar 4 Juil - 3:39
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