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MATTIAS - My head is a battlefield, do you wanna join me? [Fini!]
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MessageSujet: MATTIAS - My head is a battlefield, do you wanna join me? [Fini!] Jeu 19 Jan - 20:44


I. LE PERSONNAGE.


• NOM : AVERY
• PRÉNOM : MATTIAS, ALIAS MATT
• INVENTÉ OU SCÉNARIO: Inventé
• ÂGE : 49 ans
• SANG: pûr
• SORCIERS CIVILS - CLASSE & MÉTIER : Photographe pour la Gazette du Sorcier et chef d'un cartel de drogue.
• STATUT MARITAL : Célibataire, mais c'est compliqué
• SITUATION FINANCIÈRE : Riche
• ORIENTATION SEXUELLE : Bisexuel
• AVATAR : CILLIAN MURPHY          


II. LES DESCRIPTIONS.


MORALE
 
Si vous voulez savoir la vérité, rien que la vérité, il est préférable de me le demander, et non à lui. Mattias a tendance à nier ses défauts, et Merlin sait à quel point il en a! Certainement autant que moi, du moins! Ce n’est pas vraiment de sa faute après, mais ce n’est pas de la mienne non plus!

Qui suis-je si je ne suis pas lui ? Ah ! Eh bien moi je suis Matt. L’alter égo de Mattias, encore "sa conscience" comme il s’amuse à m’appeler. Les médecins ont confirmé que nous avons ce qu’on appelle « un trouble de dédoublement de personnalité ». Mattias répète sans cesse que je suis le réel imposteur, mais je n’y crois pas. Après tout, je suis celui qui a posséder ce corps durant les moments les plus sombres! Pas lui, moi! À la naissance, Mattias n’était qu’une seule personne.  Il  vivait tout en haut du podium. Si, si croyez-moi nous n’avons pas toujours été ainsi. Avant, nous étions une seule et unique personne. Avant, nous étions Mattias et nous avions trop confiance en l’avenir. Enfin, ça c’est avant mes 14 ans. On dit que la schizophrénie prend place dans le développement de l’enfant durant l’adolescence. Moi, je n’y crois pas une seconde. Non, c’est la faute de mon père si je suis  apparu (merci, le paternel!), mais ça il n’y a que moi et Mattias qui le savons.

Ce que je suis n’est pas vraiment important étant donné que je n’apparais que lorsque Mattias prend trop d’alcool ou de drogue. Lorsque Mattias a repris possession de son corps, j’ai longtemps été bloqué par sa conscience. J’étais incapable de prendre possession de son corps, que ce soit pour quelques minutes. Puis, après quelques années, j’y suis parvenu. J’apparais seulement dans ses moments de faiblesse, mais je tente de profiter pleinement de ses moments de liberté. Tout le monde croit que c’est l’alcool qui le fait agir si différemment, ̎But I know better". Pas que je tente de me vanter, mais je sais que je suis la source des pêchés les plus secrèts de Mattias : sa tendance à apprécier la douleur, ses pulsions sauvages... Oui, je suis la raison de ce côté sombre en lui.

Pour ma part, qui suis-je? C’est simple, je suis la création parfaite de mon père « adoré ». Il arriva un moment dans l’adolescence de Mattias qui lui fut insupportable. C’est à ce moment que je suis apparu : froid, distant, cruel, solitaire, impardonnable dans mon approche. Enfin, je suis tout ce que Mattias déteste de son père : extrêmement violent et exigeant avec les autres et moi-même; pessimiste, septique et narcissique et j’ai une haine profonde envers chaque être vivant sur la planète, en dehors de Max et Kyrah et il est très difficile de gagner ma confiance mais ce n’est pas impossible;  je retire un grand plaisir à voir les autres souffrir psychologiquement ou physiquement. De ce fait, je dis parfois des paroles blessantes intentionnellement pour en retirer une certaine satisfaction. J’ai aussi un énorme penchant pour le côté bestial et sauvage des désirs sexuels (mais c’est une autre histoire, n’est-ce pas ?). Afin de résumer tout cela, nous pouvons dire que je me sens supérieur dans la majorité des sphères.  

Mais du coup, qui est mon alter-égo Mattias? C’est un réel phénomène : lunatique, gaffeur mais c’est aussi un vrai intellectuel. Il est étonnement très intelligent, découvrant de nombres manières d’influencer les autres grâce à son charisme. Son esprit méthodique a permis à leur entreprise de perdurer dans le temps et de devenir une toile d’araignée géante dans le pays. Bien que Mattias sache comment retirer du bonheur de certaines situations, il ne se le permet pas totalement. Bien que de l’extérieur, il semble heureux et paisible,  il se sent coupable car il croit que baisser ses gardes et se laisser aller pleinement à la vie  le rapprocherait tranquillement de moi, ̎sa conscience". Alors, il lui arrive de rire ou de sourire de façon sincère mais cela ne dure que quelques instants avant qu’il se referme en lui-même. Il est plutôt du genre à avoir des sourires timides ou des commentaires humoristiques cachés derrière du sacarsme (grâce à ma merveilleuse influence) Ceci est tout de même paradoxal car lorsqu’il prend du Hash, même avant que je prenne le contrôle, il ne peut s’empêcher de sourire et rire dû à la drogue. C’est peut-être pourquoi il aime autant cette drogue ; cela lui permet de faire ce qu’il est incapable de faire en temps normal, c’est-à-dire être heureux.

En somme, avec les années nos personnalités se sont rapprochés. Certaines pulsions de Mattias sont les miennes, et certaines sont les siennes. Définir exactement ce qui lui appartient est plutôt difficile, et c’est pourquoi il est préférable que vous le rencontriez afin de vous faire votre propre idée sur lui.  


FAITS DIVERS
Dégouté par son physique dès qu’il s’observe dans un miroir (particulièrement car cela lui rappelle le souvenir de son père ainsi que le fait qu’il est misérable), il a tendance a caché les miroirs de l’appartement avec des draps et porter des vêtements sombres pour cacher ses défauts. De plus, il est incapable de fixer son corps tant qu’il est couvert de cicatrices, tout particulièrement dans son dos en raison des nombreux coups de fouet que son père lui a infligé dans la jeunesse. Bien que celui-ci aurait pu le guérir avec de la magie, il voulait que son fils se rappelle de chacun de ses coups. Maintenant, il est trop tard pour faire disparaitre ses cicatrices. De plus, grâce à celles-ci Mattias se remémore chaque instant pourquoi il haissait autant son père avant sa mort.


III. L'HISTOIRE.


Je suis né durant une tempête, le 11 du mois dépressif de Janvier. Ma mère, incapable de supporter la douleur de l’accouchement, demanda une épidural. Une complication fit en sorte que des mains froides ont incisé le ventre de ma mère pour me retirer au confort de l’innocence de son ventre chaud et réconfortant. Dès les premières secondes de mon existence, j’étais voué à devenir cet être froid et insensible que je suis aujourd’hui. Froid. Froid comme cette salle aux murs trop propres où j’ai dû pointé le bout de mon nez sans me douter que ma vie ne serait qu’une succession de supplices.

Je ne comprends toujours pas l’intention de mes parents à élever un enfant. Encore moins deux (même si ma sœur n’était pas désirée, je ne comprendrai jamais pourquoi ma mère a tant voulu la garder) Notre statut de sang pur en est probablement la raison, mais je crois encore fermement que ses deux êtres immondes n’auraient jamais dû avoir le droit d’enfanter. Ma haine envers eux est si grande que je dois avoir pris plusieurs heures de ma vie à planifier diverses manières de les faire souffrir à leur tour. (Si ce n’est pas de les assassiner, mais mon père est déjà sur la bonne voie sans que j’aie besoin de lever le petit doigt. Je retire un plaisir énorme à le voir croupir en prison)

Dans les premières années de ma vie, je voyais la vie comme un jeu : mon père avait beau me donner quelques claques pour me replacer ou me dire des mots dures et un peu trop forts qu’à l’habitude, il n’avait pas vraiment plus loin. Il connaissait les limites à ne pas franchir pour détruire ma vie et je connais les siennes pour ne pas qu’il y parvienne. Dès l’âge de 6 ans, j’avais compris ma place dans la famille froide des Avery et je tenais bien droit pour ne pas recevoir une claque mal placée. Je pouvais rester plusieurs heures enfermer dans ma chambre à dessiner, à peindre, et cela me suffisait amplement dans la simple existence que je menais.
Jusqu’à un certain jour de 1981 où j’entendis mes parents se disputer dans le corridor et un bruit aigue s’en suivre. Je sortis de ma chambre, simplement pour voir ma mère à genoux dans le corridor face à mon père. Je m’avançai tranquillement.

- Comment ça t’es encore enceinte ? On a déjà assez d’un, tu te feras avorter…

Ma mère secoua la tête vivement avant de fixer mon père avec froideur.

- Je ne l’ai pas fait pour Mattias, je ne le ferai pas plus aujourd’hui…
Il leva sa main dans l’intention de la frapper à nouveau, et c’est à cet instant que je fis la pire erreur de ma petite existence : je m’interposai pour tenir tête à mon père. Je ne pouvais pas le laisser frapper ma mère ainsi, bien que je réaliserais des années plus tard que ça aurait été la chose la plus judicieuse à ce moment. La main de mon père se figea dans les airs alors que je me tenais, bras levés, devant ma mère en pleurs.

- Non, papa.

Du haut de mes trois pommes, je me croyais justicier. Je pensais qu’en m’interposant de la sorte, mon père réaliserait qu’il ne devait pas faire mal à maman ainsi, surtout qu’elle disait être enceinte. En tant que grand frère, je devais protéger ma famille. Or, ce sentiment de justice ne me protégea aucunement contre le violent coup que je reçus par la suite. Sans que j’aie le temps de réagir, il leva la main sur moi. Je me retrouvai au sol, la joue brûlante et la lèvre en sang. Ma mère ne bougea pas pour me protéger, et moi j’étais trop surpris pour pleurer.

Après le jour J, je devins le "punching bag officiel" de mon père dès qu’il avait une chicane avec ma mère. L’année de sa grossesse fut un vrai cauchemar. J’en vins à une prochaine haine de cet enfant que j’avais tenté de protéger en le considérant comme étant la cause de toute cette violence dans ma famille et tout particulièrement envers moi. Mon père devint de plus en plus créatif dans sa façon de me faire du mal, ce qui ne finissait jamais bien pour moi : de ses mains au bâton et du bâton aux coups de fouets. En un an, j’avais développé une crainte extrême envers mon père et une haine profonde envers ma mère dû à son inaction face à toute cette violence que je vivais.

Avec les années, la violence que je vivais se transforma en humiliation. Tandis que ma mère vouait un culte aveugle "à sa fille chérie", mon père prenait un malin plaisir à me puni à la moindre occasion : au moindre écart de conduite, à la moindre note imparfaite à l’école, à la moindre erreur il trouvait un nouveau moyen de m’humilier ; du placard au bracelet de chien, je pouvais tout supporter dans la mesure que je me réconfortais avec le fait que j’allais pouvoir quitter la maison familiale une fois que j’aurais terminé mes études. Cet espoir était la seule chose qui me permettait de tenir réellement le coup.

J’ai manqué la première année à Durmstang en raison de mon état tourmenté et dépressif. Je refusais que sortir de la maison, et je faisais des crises atroces. Je devins violent sans m’en rendre compte, et s’en était fini de mon innocence.

Je pouvais tout supporter, sauf ça. Je n’aurais jamais cru que mon père soit assez dérangé et mal avec sa personne pour faire ce qu’il a fait. Et je ne comprends pas que je puisse vous l’écrire aujourd’hui, mais il commença à me droguer le soir. Je le réalisai la première fois lors de mes vacances d’été de 14 ans.  Je me réveillai ce matin-là avec une incroyable douleur au ventre, et à…bon ok, je n’ai pas besoin de préciser. Lorsque j’allai aux toilettes, je fus traumatisé et surtout épeuré par le fait que je savais précisément ce qui était arrivé. Après tout ce que j’avais vécu, j’aurais cru être en mesure de surpasser ce fait, mais j’en fus incapable. Je m’enfermai une partie de la journée dans la toilette en pleurant toutes les larmes de mon corps. C’est cet été que j’entendis "ma conscience" pour la première fois. Je tentai de l’ignorer mais parfois elle était impossible à ignorer alors je lui parlais afin qu’elle se taise. C’est ainsi que mes parents devinèrent que quelque chose n’allait pas avec moi, et je fus diagnostiquer à mes 15 ans.

Après quoi j’ai fuis la demeure familiale. J’ai fuis la demeure avec la ferme intention de ne plus jamais y retourner. À cette époque, Max vivait dans un piteux appartement loué par un membre de sa famille. Il m’avait accueilli les bras ouverts, et nous avions ainsi terminé nos études sans trop d’embuches.

Lorsque je terminai mes études (un an avant Max), je commençai tout de suite à me perfectionner pour le rôle d’oubliator. J’avais toujours eu une fascination pour ce métier, et j’avais la ferme intention d’y parvenir rapidement.

Un jour, alors que ma sœur avait 14 ans, je descendais chez mon père durant les vacances de Noel afin de pouvoir voir Kyrah quelques heures. Je n’avais aucune intention de parler à mon répugnant de père, mais la situation me l’imposait. Lorsque j’arriverai, j’entrai sans prévenir. Dans le salon, mon père tenait le bras de ma sœur. Kyrah criait des insultes en frappant contre l’imposante main de mon père.

Je devins noir de rage. J’avais tout supporter dans mon enfance. Tout. Avec les années, Kyrah était devenue une perle à mes yeux. J’avais tout supporter en me disant que cela évitait qu’elle en soit la victime. En quittant pour vivre chez Max, je m’étais convaincu qu’elle était maintenant assez grande pour se défendre comme notre dérangé de père. Mais non. Il n’avait aucune limite, et j’allais faire en sorte qu’il les découvre, et vite.
Alors j’ai envoyé un doloris. Tandis que mon père se tordait de douleur au sol, je lui criai qu’elle n’aurait plus jamais d’influence sur Kyrah. Le voir souffrir ainsi m’avait procuré une joie immense, un soulagement infini. Je me mis à rire, un rire noir tandis qu’il agonisait au sol. J’abaissai ma baguette et m’emparai de la main de ma sœur. Je l’amenai rapidement chez Max, avant de faire un détour au Ministère de la Magie. J’avais commencé à y travailler en tant que stagiaire, et j’allais dénoncer mon père en tant que mangemort (il se cachait depuis la mort de son cher maitre) au juge Mishunter. La journée même, mon père était arrêté. Son procès fut vite, j’y témoignai.

En moins d’un mois, j’avais réussi à accomplir deux choses : sortir ma sœur d’un enfer et me débarrasser définitivement de mon horrible paternel. Je me trouvai un appartement approprié pour moi et Kyrah, et je travaillai comme un forcené pour lui permettre de vivre une adolescence un peu plus heureuse.

Enfin, tout allait bien jusqu’à ce que mon paternel s’évade de prison. À partir de ce moment, j’ai commencé à paniquer. J’avais peur pour la vie de ma soeur, la mienne, celle de tous les gens qui ont été en travers de la vie de mon père. Cet homme était un monstre, et je ne pouvais pas me résoudre à le laisser approcher Kyrah. Je me devais de trouver un moyen de la sauver, et j’y parviens rapidement. Mon chef de département,  Azrael m’apostropha dans son bureau. Il m’expliqua qu’il était au courant de mon dossier, qu’il savait que j’étais responsable de l’emprisonnement de mon père... Nous avions souvent parlé, même si nos échanges étaient courts et précis. J’appréciais son sens du travail ainsi que la certaine froideur qu’il dégageait. Il était d’une compagnie agréable, et je fus étonné qu’il soit au courant de cette partie de ma vie. Il me demande de lui expliquer la raison pour laquelle j’avais dénoncé mon père en tant que mangemort, et je fus bref et concis dans mon explication. C’est à ce moment qu’il me demanda si je serais prêt à tout pour sauver ma soeur. Évidemment, je lui dis que si.

Parfois, je regrette cette décision. D’autres fois, je tente de me convaincre que c’est la seule manière que j’aurais pu sauver Kyrah des griffes de mon père. Afin de pouvoir prendre soin de ma soeur, je suis devenu un mangemort. Je suis devenu ce que mon père était, simplement pour pouvoir mieux contrôler les mouvements de mon paternel. Plus particulièrement, je devins le bras droit et les yeux d’Azrael. En 1997, il m’envoya sous les ordres de Rogue à Poudlard en tant qu’assistant professeur. Je n’étais pas du tout à l’aise avec les élèves, mais cela m’a permis d’être plus proche de Kyrah. Lorsque la guerre éclata, je m’emparai de ma soeur afin de transplaner loin du château. Sachant que ce simple fait était une trahison au Seigneur, j’ai pris la décision de fuir l’Angleterre. Or, je ne suis pas allé très loin. J’ai fuis afin de rejoindre la France. Pendant plusieurs mois, je me suis caché dans un miteux hôtel, caché derrière une pile de livres afin d’apprendre la langue française. J’avais l’intention de me camoufler parmi la populace moldue française, et au boût de 4 mois je me sentis enfin prêt à parcourir les rues de Paris avec mon accent britanique. Je parvins à obtenir un emploi moldu déplaisant, c’est-à-dire serveur dans un petit café. Le service à la clientèle est un monde cruel, et Mattias me repprochait souvent en rigolade mon caractère froid et impassible incompatible avec ce travail. Ainsi, à partir de 1998, je commençai à me promener entre de petits travails sans réellement importance, en venant même à une certaine sérénité entre ma double personnalité et moi-même. En temps de paix, j’étais en mesure d’être moi-même. Mais encore là, qui suis-je réellement? Je ne sais pas si cette question sera répondue un de ces jours. Tout cela pour dire que ma vie ne pouvait PAS être si paisible pendant si longtemps. Tout allait si bien. J’avais pris un cours privé afin de devenir gardien de sécurité. C’est un métier qui convenait mieux et qui me permettait de rester principalement avec moi-même. J’étais satisfait, et c’est pourquoi il se devait d’arriver un malheur; c’est ainsi que je rencontrai mon père en 2002. Comment cela s’est-il produit? Je n’ai pas envie de penser au pourquoi du comment. Tout ce que je sais, c’est qu’il est apparu, lui et deux autres hommes qui m’étaient inconnus,  devant mes yeux durant une de mes nuits de service. Il s’est planté là, me regardant comme un morceau de viande. Il salivait presque, je vous le dis! Je me rappelle encore cette sensation d’impuissance, ce cauchemar qui devenait réalité.

- Kyrah?

Ce fut ma première pensée. J’étais incapable de penser, de bouger. Je voyais ma vie se défiler devant mes yeux. Avais-je perdu ma soeur à tout jamais? Mon père s’approcha, profitant de ma paralysie passagère pour s’emparer de mon visage entre ses doigts glacées. J’étais incapable de respirer. Je pouvais entendre Mattias maugréer des complaintes, sa peur paralysait mon corps. MON corps.

- Ohhh, mais ne t’inquiète pas... Je voulais te voir souffrir avant de prendre possession de Kyrah...

Cette langue de vipère qui vomit son nom comme un violent poison... Cela provoqua une rage folle en moi. J’ai toujours été protecteur de ma soeur. Elle était le seul point positif de mon enfance, et il était hors de question que je le laisse la toucher. J’avais peut-être couper les ponts avec elle, mais je restais tout de même son grand frère. Laissant ma baguette à mon appartement afin de vivre une vie moldue, je ne pouvais pas me défendre contre trois hommes de son calibre. Je fis donc la chose qui me parut le plus logique sous cette colère aveuglante : je m’emparai de mon arme et la pointa sur le torse de mon père. Sa main toujours fermement emprisonnée sur mes joues, je grognai en appuyant le canon contre sa cage thoracique. Mon être n’était qu’une carcasse froide et impassible.

- Tu..ne la toucheras jamais...

Et j’ai appuyé sur la détente. Le coup me fit tomber à genoux. Ma vision se troubla, mes oreilles scillaient. Mon esprit était un champ de bataille. Je pouvais entendre Mattias crier et m’insulter. Pendant ce moment de confusion, les deux hommes s’emparèrent du corps de mon père avant de disparaître. Mais j’étais préocuppé par autre chose.

« NON!!!»

Est-ce moi ou Mattias qui s’est écrié? Je suis incapable de le définir. À ce moment, nous n’étions qu’un. Pendant une fraction de seconde, nous n’étions qu’une seule et même personne. Puis, une violente vague de douleur s’emparait de moi, de mon esprit. J’avais l’impression qu’on tentait de tordre mon cerveau, et je m’emparai de ma tête en criant. Enfin, c’est Mattias qui s’est emparé de ma tête. Sans le réaliser, il était parvenu à prendre possession de mon corps. Il parvint à me bloquer, et je me sentis immédiatement enfermé dans une prison intellectuelle. Qu’était-il arrivé?

Je vais vous dire ce qui est arrivé : le choc du meurtre du père Avery a provoqué un tel choc émotionnel que Mattias est parvenu à reprendre possession de notre corps. De façon permanente. Après cette soirée-là, nous avons échangé nos rôles. Je suis devenu cette petite voix que j’haïssais tant, bien que je trouve que je fais un bien meilleur travail que Mattias.

Après cet incident, Mattias a vite réalisé ce qui était arrivé. En peu de temps, il s’était remis de la mort de notre père. Il a quitté notre emploi, commençant à sortir dans des bars afin de fêter « son grand retour à la réalité ». Malgré mes tentatives de persuasion, il est devenu un vrai empoté. Pendant plusieurs mois, il prit de la drogue. Il se fit de nouvelles connaissances ayant une très mauvaise influence. Il détruisit tout ce que j’avais construit avec les années, réclamant que ce n’était pas SES choix. Il me répétait qu’il devait faire ses propres choix, malgré le fait que je lui répétais sans cesse que ses choix étaient incensés et stupides. Il ne faisait que rire, m’ignorait et retournait à cette musique qui va certainement nous rendre sourd éventuellement. Il commença aussi à exploiter une passion que j’avais laissé de côté : la poésie. Suivi de la photographie. Ainsi, l’après-midi il s’enfermait dans un café particulièrement grotesque avant de troquer son linge pour un habit de soirée afin de veiller dans les bars. Ce mec va nous tuer à coups de vodka, c’est certain!

Malgré tout, quelque chose de positif sortit de cette débauche incessante. Attention, c’est la seule fois que je vais dire cela. Le caractère volage de Mattias a permis la naissance d’Octans. Et ce fils est devenu notre point de gravité, notre seul terrain d’entente.

Je m’explique.

Tout commença un après-midi pluvieux de 2003. Elle était entrée, mouillée de la tête aux pieds. Mattias se trouvait à une table en retrait, sirotant son café « matinal » en observant les gouttelettes d’eau couler contre la fenêtre à sa gauche. Après avoir pris un latte, elle vint le voir. Pourquoi? Je crois qu’elle avait senti qu’il n’était pas un moldu. Elle lui sourit, découvrant des dents parfaites et éblouissantes. Elle était parfaite dans son ensemble, si belle qu’elle aurait pu aveugler n’importe quel homme avec ses cheveux noirs et ses yeux verts. Elle était parfaite, et lorsque Mattias releva la tête... Cet idiot a tout de suite été enchanté. Quel crétin. Tomber pour une vélane! C’est complètement stupide! Bref, je continue. Elle dépose son café sur la table, lui demandant d’une voix mélodieuse.

- Je peux m’asseoir?

Mattias, comme un chien branlant sa queue, bredouilla un « bien entendu! ». Elle lui dit qu’elle était intriguée par ce qu’il écrivait. Une longue discussion s’en suivi, et c’est ainsi qu’il quitta le café ce jour-là avec une seule idée en tête : conquérir cette jeune demoiselle. Tous les jours par la suite, elle se présenta au café. Ils eurent de longues discussions (pénibles, je peux vous le garantir) et après moins d’un moins, elle tombait enceinte. Ce fut dramatique pour elle. C’est à ce moment que cette connasse apprit à Mattias qu’elle était vélane, et qu’elle refusait d’arrêter sa vie pour un enfant. Elle parla à Mattias de son intention de se faire avorter. C’est là que Mattias prit la seule décision réfléhie de sa vie : il lui demanda de garder l’enfant. Il lui a dit qu’il désirait le garder, et qu’il l’éleverait sans elle si cela est son choix. Comme elle appréciait tout de même mon alter-égo, elle a accepter. C’est ainsi que 8 mois plus tard, Octans était déposé dans les bras de mon père. Durant ses derniers moi, j’ai aidé Mattias à se sortir des fêtes et de la drogue. Nous avons trouvé une alternative afin de permettre à notre fils d’avoir une vie convenable : nous allions déménager en Angleterre afin de renouer des contacts avec nos anciens amis et Kyrah. Nous allions tenté de trouver un moyen de créer un cartel de drogue, comme c’est le seul domaine dans lequel Mattias souhaitait travailler. Je l’ai promis de l’aider, pour le bien de notre fils.

Si vous avez lu la fiche de notre fils, vous connaissez la suite. Vous ne l’avez pas fait? Mais qu’attendez-vous! Je ne reviendrai pas sur ces détails, comme il l’a fait avec brio dans sa propre autobiographie! C’est bien notre fils de vanter notre famille ainsi!

Max et Matttias ont créés un puissant cartel de drogue en Angleterre. Afin de camoufler ses actions, Mattias est devenu photographe pour la Gazette du Sorcier ainsi qu’un poète particulièrement reconnu chez les soricers.

La vie semble maintenant avoir retrouvé un semblant de normalité... Mais une chose manque terriblement à celle-ci. Nous n’avons toujours pas dit la vérité à Kyrah. Elle ne sait toujours pas que notre père est mort, et nous tentons de fuir ce moment crucial. Va t-elle nous pardonner?



IV. DERRIÈRE L'ECRAN.

TON PSEUDO ?
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TES IMPRESSIONS ?


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MessageSujet: Re: MATTIAS - My head is a battlefield, do you wanna join me? [Fini!] Jeu 19 Jan - 21:25
TU ES FAIBLEMENT FAIBLE DE LA FAIBLESSE !

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MessageSujet: Re: MATTIAS - My head is a battlefield, do you wanna join me? [Fini!] Jeu 19 Jan - 22:00
Clairement, je suis la plus faible de tous Arrow

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MessageSujet: Re: MATTIAS - My head is a battlefield, do you wanna join me? [Fini!] Ven 20 Jan - 10:08
re bienvenue dans ce cas xD
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MessageSujet: Re: MATTIAS - My head is a battlefield, do you wanna join me? [Fini!] Ven 20 Jan - 12:14
Si si Arrow

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MessageSujet: Re: MATTIAS - My head is a battlefield, do you wanna join me? [Fini!] Dim 29 Jan - 15:30
.

Bravo !
Bravo!  

Tu as enfin terminé ta fiche! Tu peux maintenant faire ta fiche de liens afin d'entrer en contact avec les autres membres. N'hésites pas à aller te promener dans le flood et nous te souhaitons de t'amuser parmi nous!

À partir de maintenant, tu fais partie des sorciers civils.


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MessageSujet: Re: MATTIAS - My head is a battlefield, do you wanna join me? [Fini!]
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MATTIAS - My head is a battlefield, do you wanna join me? [Fini!]
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