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Harry James Potter - Si vous voulez savoir comment foutre votre vie en l'air à 40 ans, prenez mes conseils...
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MessageSujet: Harry James Potter - Si vous voulez savoir comment foutre votre vie en l'air à 40 ans, prenez mes conseils... Sam 14 Jan - 20:15


 
I. LE PERSONNAGE.

 

 • NOM : Potter
 • PRÉNOM : Harry James
 • INVENTÉ OU SCÉNARIO: De ma tête, parce que clairement il ne ressemble een rien au Harry des livres /pan
 • ÂGE : 42 ans
 • SANG: mêlé
 • SORCIERS CIVILS - CLASSE & MÉTIER : Chef de la Brigade des Aurors
 • STATUT MARITAL : Divorcé
 • SITUATION FINANCIÈRE : Aisé
 • ORIENTATION SEXUELLE : Officieusement homosexuel
 • AVATAR :Misha Collins


 
II. LES DESCRIPTIONS.


 MORALE
 



Assis dans mon bureau, quelques feuilles éparpillées ici et là, je me dois de vider ma tête. D’écrire; chose que je fais très rarement. Je dois écrire, tenter de découvrir qui je suis réellement. Aedan a disparu. Encore. Il s’est enfui depuis notre derrière rencontre. Il ne répond pas à son téléphone, ne vient plus travailler (ou du moins il travaille lorsque je ne suis pas au ministère…) J’ai tout perdu, et voilà que je le perds lui aussi. Je ne sais plus qui je suis, et cela…Et cela, c’est si j’ai déjà su qui j’étais. J’en doute, et je me dégoûte.

Je prends une feuille qui traine, je crois qu’il s’agit d’un rapport sur la disparition d’un sorcier. Je vire la feuille de côté, prend un crayon et y pose la pointe.


Donc, qui suis-je ? C’est une bonne question je vous dirais. Il est rare qu’on s’auto-analyse, en dehors d’Hermione peut-être… Enfin, je n’ai pas vraiment le choix. Par où commencer? Par quoi? Je ne sais pas. Pourquoi ne pas commencer par les qualités? Elles sont tellement rares que cela ne devrait me prendre que quelques lignes.

Alors, malgré les apparences, je suis quelqu’un de très travaillant et patient. Je crois que c’est une qualité que j’ai appris avec mes enfants. Je les adore et je ferais tout pour eux. C’est bien ma plus grande faiblesse. Je dois avouer que j’ai constamment peur de les perdre, que ce soit par une menace imminente ou bien… Ou bien par un… Oui. Je les ai perdus. Par le divorce, je vais les perdre. Probablement. C’est rarement les hommes qui obtiennent la garde des enfants, alors je suppose que ce sera Ginny qui l’aura… Ah, je suis pessimiste. Mais ça, c’est un défaut… Donc, mes qualités? Je suis loyal, et j’ai eu beaucoup de situations pour le prouver.  On me dit que je suis courageux, mais au fond de moi je sais que la majorité des choses que je fais, c’est par obligation. Il est vrai que je n’ai pas froid aux yeux, mais je ne dirais pas que je suis courageux. Au contraire, je suis… Je suis tout le contraire de courageux. J’ai fuis mes sentiments une partie de ma vie, comment cela fait-il de moi quelqu’un de courageux? Peut-être que je le suis, mais je ne suis pas honnête. Autant envers moi-même qu’avec les autres, je mens. J’ai toujours menti. Que ce soit pour bien paraitre ou pour me sauver d’une situation, je sais trouver les bons mots. Qu’ils soient vrais ou non n’a pas d’importance. Je sais que je suis influent, et j’utilise souvent cela à mon avantage. Lorsque j’étais jeune, j’embrassais cela. J’utilisais le fait que je sois un héros avec fierté, mais cela a aussi créer un vide en moi. C’est peut-être pourquoi j’ai brisé la baguette de Sureau. Pour être certain de ne plus en être un. Pourquoi? Ah… Je me suis souvent fait posé la question… Pourquoi ne plus vouloir être un héros…

Premièrement, parce que je ne l’ai jamais été. J’ai été chanceux et intelligent, mais je n’étais certainement pas un héros. J’ai fait preuve de sang-froid et de dévouement pour les autres, et non de courage. Savez-vous le nombre de fois que j’ai dû résister à la magie noir? Au pouvoir qu’elle pourrait m’apporter? Non, bien sûr que non. Vous ne savez rien de moi. Vous voyez, même moi je ne sais pas où j’en suis. J’ai vécu une vie de mensonges pour satisfaire aux exigences de la société. Je suis une création de la société pour les rassurer, pour leur montrer que le bien est plus fort que le mal. Je ne suis pas Harry Potter, mais bien une marionnette pour le ministère afin de calmer les esprits. Je suis l’espoir du monde sorcier, alors je me devais d’agir en fonction de cela. J’ai donc supprimer mes désirs pour en créer de nouveaux. J’ai supprimé mes pulsions pour avoir celles qu’on exigeait de moi.

Je m’empare d’une deuxième feuille sans même regarder si elle est importante

Vous vous demandez qu’est-ce que cela signifie? Ah, je vais garder ces détails pour plus tard. Je n’ai pas terminé mes défauts. Ou mes qualités… Enfin, je ne sais plus où j’en suis réellement. Je ne fais qu’écrire pour vider mon esprit de cet urge de détruire… Je… Je préfère souffrir que de voir les autres souffrir par ma faute. Bien qu’on m’ait souvent dit que je taquine souvent les autres, je n’ai jamais dépassé les limites professionnelles. Je suis plutôt du genre pessimiste, à toujours voir le pire et ainsi ne jamais être déçu par une situation.  Je sais aussi que je suis particulièrement chialeur et grincheux, Ginny me le dit sans cesse. Lorsque quelque chose ne me plait pas, je le dis immédiatement.

Vous savez ce qui me fait le plus peur chez moi? Un fond de colère sommeille dans mes entrailles. J’ai l’impression d’être une bombe prête à exploser à tout moment. C’est peut-être pourquoi j’ai eu plusieurs avertissements pour mon comportement violent dans les missions du ministère. Quelle idée de me mettre à la tête des Aurors. Je ne suis pas digne de les diriger, autant mettre une bombe atomique dans la statue du hall d’entrée du ministère et vous aurez le même effet. Je ne suis bénéfique pour personne, sauf peut-être si vous voulez passer à deux doigts de vous faire assassiner par moi… Vous êtes surpris? Il est souvent arrivé que mon collègue doive me neutraliser avant que je mettre fin à la vie d’un sorcier que nous pourchassions. C’est arrivé plusieurs fois, mais Hermione camoufle l’enquête à chaque fois.

Vous voyez? Je suis pathétique, alors pourquoi me voir sur un piédestal?



 Faits divers
 

 Les reliques sont toujours en ma possession.


 
III. L'HISTOIRE.


 
Avez-vous déjà eu l’impression de jouer un jeu toute votre vie? De mentir aux autres comme à vous-même? Eh bien moi, si. Ma vie entière n’est qu’un piètre mensonge ficelé par la célébrité que je suis devenue. Ou devrais-je dire, la célébrité qui m’a forgé depuis mes 11 ans.  Et je n’ai jamais été réellement moi-même, toujours en dilemme entre le réalisable et le paraitre, entre ce que je devrais être et ce que je voudrais être. J’aimerais pouvoir dire que j’aime réellement Ginny, mais c’est faux. J’aimerais aussi pouvoir dire que je suis heureux d’être l’élu, mais c’est également faux. Cela vous surprend? Laissez-moi vous montrer ma version des faits. Peut-être qu’un jour, quelqu’un va comprendre dans quel merdier je vis.

Alors, on dit que je suis un héros. Mais qu’est-ce qui définit un héros? Ses exploits? Son courage? Son endurance face à toutes les situations? Sa volonté? Sa gloire? Et qu’est-ce qui définit la gloire? Le sang? Le prestige? Une prophétie? Lorsque Voldemort a été vaincu, je me suis longuement posé cette question. Pas que je ne me questionnais pas les années précédentes, mais la gloire qui en suivit fut énorme et particulièrement inconfortable. Je ne pouvais convenir que parmi tous ses braves gens qui avaient combattu à mes côtés, j’étais le seul qui, selon la gazette du sorcier, méritait réellement l’attention; le sacrifice de ma personne pour le monde sorcier avait suplanté les efforts de mes compatriotes... Ainsi suis-je devenue un martyr aux yeux des médias. Et si tout ce que je voulais, c’était la paix? La paix des médias, la paix dans mon âme ainsi que dans ma vie? Or, le jour de ma naissance cette paix était déjà compromise. Je ne connaitrai probablement jamais cette sensation de légereté lorsqu’on a l’esprit tranquille... Tranquille... Je ne connais pas réellement ce mot.

Mais commençons par le début. Est-ce si surprenant de m’entendre dire de telles atrocités à propos de moi-même? Allez, réfléchissez un peu. Chaque héros à sa faiblesse, non? Eh bien, voici la mienne. Reprenons mon histoire, d’un point de vue différent. Je ne parle de celui de la presse, de celui du ministère ou de ma propre personne. Reprenons, avec un fond de vérité cette fois-ci.



 
IV. DERRIÈRE L'ECRAN.

TON PSEUDO ?
QUEL ÂGE ?
COMMENT TU ES VENU ICI ?
TES IMPRESSIONS ?

 
 
FICHE PAR FALLEN SWALLOW

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Membre du Ministère

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Âge : 42 ans
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MessageSujet: Re: Harry James Potter - Si vous voulez savoir comment foutre votre vie en l'air à 40 ans, prenez mes conseils... Dim 15 Jan - 2:05
1996 - Tu hantes mes pensées et mes nuits
Tout a changé lorsque que je me suis présenté à un party de début d’année en 6e. Cette soirée est tellement vague pour moi que je suis incapable d’en penser quoi que ce soit. Je me rappelle simplement m’être réveillé avec un énorme mal de tête, ne me souvenant pas ce qui c’était passé la vieille. Et puis, les morceaux c’étaient récolés tranquillement.  Au début d’année, j’étais aller dans un party pour fêter la fin du règne d’Ombrage l’année précédente. J’avais déjà pris quelques verres lorsqu’on me proposa de prendre quelques lignes de drogue. Je ne sais pas ce que j’ai pris, mais je me rappelle vaguement le restant de la soirée. Nous avions joué à la bouteille, et je m’étais ramassé à embrasser presque toutes les personnes présentes cette soirée-là. Filles et gars, ça ne faisait pas vraiment une grosse différence. Vers la fin du jeu, une fille poufsouffle s’est retourné vers moi et m’a dit « je ne savais pas que tu étais comme ça Potter, ça fait changement… » Et puis, elle m’avait souri bêtement, déposant sa tête sur mon épaule. Elle avait pointé un gars se trouvant à ma gauche dans le cercle, et elle avait crié « Jessie ! Tu l’as pas encore embrassé celui-là! Quel adon! » J’avais donc posé mes yeux sur le blond un peu lunatique qui nous avait observé en haussant les épaules. La fille s’était donc redressé, riant sans vraiment en expliquer la raison, et puis elle avait sorti cette réplique que je ne pourrais oublier « Je sais ! Harry, je te mets au défi de coucher avec Jessie! Tu vas voir, il est tout doux… » Elle m’avait souri, et j’étais resté pantois devant sa demande. Avec toutes les substances que j’avais pris, je ne pouvais pas vraiment réfléchir. En même temps, l’idée ne déplaisait fortement. Alors je suis resté silencieux, ce qu’elle avait remarqué tout de suite. « Alors ? Ah…Je savais que t’étais un chicken! » Et là, ça m’avait piqué à vif. Vraiment. Alors je m’étais levé en chancelant pour le rejoindre. Il était toujours assis en indien lorsque je lui tendis ma main, complètement déconnecté de la réalité. Je lui avais simplement dit « Donc ? ». Un fin sourire c’était dessiné sur son visage, et nous avions quitté le cercle sous une avalanche de « ouhhh, ooohhhh, ahhhh » qui m’avait encouragé. Je ne me rappelle pas avec exactitude ce qui est arrivé par la suite, en dehors du fait qu’il m’avait refilé une autre ligne de drogue avant de commencer. Par la suite, nous étions revenus vers le groupe, complètement défoncés. On avait ri de mon incompétence, nous étions sur une autre planète bien agréable. Enfin, jusqu’à ce que je doive retourner à mon dortoir.

La semaine suivante, j’avais eu des rêves érotiques où je le revoyais, lui. Il m’avait obsédé pendant plusieurs semaines avant que je me décidé a couché avec quelques filles pour remonter mon estime en moi. J’avais besoin de me sentir « homme » à nouveau, ce que j’ai fait sans vraiment qu’il y ait de sentiments pour elles. En décembre, j’étais parvenu à tout oublier de cette soirée… Enfin, presque.

Presque, oui. Car en Décembre, j’ai appris qu’un de mes bons amis, Aedan, était amoureux de moi depuis quelques années déjà. Nous étions assis dans la grande salle, et parlions de tout et de rien comme à notre habitude dans les heures de dîner. Mon regard c’était posé sur Aedan, resplendissant à l’autre bout de la salle. Il m’avait fait un petit signe de main, le visage défiguré par un sourire beaucoup trop grand pour son petit visage angélique (démoniaque ?). Mon ami m’avait donné un petit coup de coude dans les côtés, et je m’étais détourné du blond-roux pour fixer son expression hilare. Il m’avait alors lancé un commentaire innocent, en blague : "Et si t’étais de son gout, qui sait !"Tandis qu'il se détournait pour entamer son dessert, je me perdis dans mes pensées. Et si ? En effet, et si ?

Au début, je m’étais dit que c’était impossible. Et puis, je m’étais rappelé qu’il avait ouvertement mentionné le fait qu’il était attiré par les hommes. Encore là, j’avais nié le fait en me disant qu’il agissait ainsi avec tout le monde. Il était toujours chaleureux, aimable…Et si ? Alors, ses doutes en tête, j’avais commencé à l’observer de plus près. Agissait-il autrement avec moi ? Ses petits commentaires, sa façon propre à lui de mettre sa main sur mon bras en parlant, son sourire taquin…Quelque chose me troublait derrière tous ses petits gestes, et je commençai de plus en plus à douter. Et si ?

Je n’ai jamais vraiment pensé à ma sexualité. Ça avait toujours été de mise : je suis hétérosexuel. Ou du moins, je n’avais jamais vraiment eu de raison de douter. Or, le fait qu’Aedan aurait pu sentir quelque chose à mon égard me troublait.Ce n’est pas que j’avais un quelque problème avec l’homosexualité, au contraire je trouvais cela remarquable de s’affirmer ainsi, mais voilà… Cette fois-ci cela me concernait directement. Et je ne pouvais pas laisser passer cela comme si de rien était. Mais était-ce vraiment le cas ? Je n’en savais rien, et c’est pour cela que je voulais le rencontrer le samedi suivant au Chaudron Baveur. Je lui avais envoyé un hiboux pour lui signifier que je voulais qu’on s’y rencontre, et j’avais attendu ce moment avec une certaine incertitude et impatience. Pourquoi cette incertitude? Eh bien, et si Aedan arrêtait de me parler parce que je n’ai pas de sentiments semblables ?

Samedi était arrivé  beaucoup trop vite à mon goût. Je m’étais installer sur une banquette en retrait, tracassé. Milles questionnements me parcourait l’esprit, et je me commandai une bierraubeurre pour tenter de dissiper mon énervement. C’est à ce moment que mes mains entourèrement mon cou, et un petit visage démoniaque était apparu proche de ma joue. Je ne sursautai pas, mais j’avais immédiatement commencé à douter du bien fondé de ce rendez-vous. Et si je m’inquiétais pour rien ? D’instinct, j’avais déposé ma main sur son bras et j’avais levé  légèrement la tête vers l’arrière pour mieux voir son visage de farceur. Je souriais bêtement, réalisant qu’après coup la raison de sa venue ce soir. Pendant une fraction de seconde, j’avais oublié. Cette fraction de seconde avait été merveilleuse : pas de soucis, je ne faisais que me sentir bien. Mais évidemment, je devais bien faire mon Potter et aller mettre un peu de merde dans mes pensées. AH ! Pourquoi j’y ai envoyé cette maudite lettre ! Un rictus collé sur ma bouche, j’observais Aedan prendre place en face de moi. Son rire percutait mes tympans avec force, ce qui augmenta ma grimace malaisée. Une telle joie devrait être interdite, je l’ai appris avec les années... Je le laissai se commander une bière tandis qu’on apportait la mienne, et je ne pus m’empêcher de prendre quelques gorgées rapides pour tenter de faire passer cette boule inconfortable qui s’était formée dans ma gorge. Je finis par m’étouffer avec les bulles, et je déposai le verre maintenant à moitié vide sur la table en toussant. Je me raclai la gorge pour dissiper la légère brûlure, et me concentrai sur la boule d’énergie en face de moi. Et Aedan m’avait sourit d’une façon si naïve qu’au final…Qu’au final, j’en avais oublié pourquoi j’étais tracassé au départ. Plus je le regardais, et plus je me disais qu’il est quasi-impossible qu’il prenne un commentaire de travers. C’est Aedan, j’aurais dû m’y attendre. Cette pensée me détendis, et je soupirerai en levant les yeux au plafond.

« Alors, alors, que me vaux le plaisir de cette soirée en ta compagnie Harry ? »

Je me suis raidis immédiatement. Il ne pouvait pas attendre. Bien entendu qu’il ne pouvait pas attendre. Il était bien trop curieux et impatient, et là-dessus nous nous ressemblons un peu. Je tentai de mettre un peu d’ordre dans mes idées, mais tant de possibilités me traversait en même temps. Je ne savais pas comment formuler ma phrase, ma question, cette question qui me brûlais de plus en plus les lèvres. M’aimes-tu ? T’aurais un crush sur moi par hasard ? Est-ce tu es amoureux de moi ? Non, aucune façon de le dire ne me semblait approprié.

- Écoute Aedan, je vais te demander d’être sérieux pour une fois. Je sais que ce n’est pas dans ta nature, mais j’ai besoin que tu sois franc…

Je détournai la vraie issue d’une façon monumentale. Ça a toujours été mon domaine après tout. La diversion. Je tentai de parraitre courage, sans espoir.

- Essss….

Non, meilleure chance la prochaine fois. Je pouvais voir la réaction hilare d’Aedan tentant vainement de contenir son amusement. Je me fâchai un peu contre moi-même d’être incapable de demander une chose aussi simple.

- J’ai entendu dire que tu m’aimerais, c’est vrai ou pas?

Voilà, c’était  dit. Je m’enfoncai contre le dossier du banc en expirant l’air de mes poumons avec un air de profond soulagement…Enfin, j’étais soulagée jusqu’à ce que je voie la réaction d’Aedan. Je n’avais pas besoin qu’il parle, son expression disait tout.

- Je suis désolé Aedan, je ne voulais pas le dire comme ça…C’est juste que Ron a fait le commentaire l’autre jour et je me suis posé la question… Et bon, tu me connais je suis trop curieux alors je vais fouiner où je ne devrais pas et…

…Et je n’avais  rien d’autre à ajouter. Enfin, presque.

- Ça fait longtemps?

C’est ainsi qu’il m’expliqua qu’il était amoureux de moi depuis sa 3e année. Cela avait grandement attiser ma curiosoté, et mes questions étaient sorties de ma bouche sans que je prenne vraiment le temps de réfléchir. Ma curiosité avait encore une fois pris le dessus et j’avais piétiner Aedan de mon torrent de questions. Pourquoi étais-je aussi curieux à propos de tout cela ? Je ne sais pas…Ou en fait, je refusais d’affirmer la raison pour laquelle j’étais  tant curieux. Au fond de moi, je savais pourquoi mais il hors de question que je puisse être attiré par lui. C’est si ironique, compte tenu de ma position actuelle. Regardez-moi, 42 ans et amoureux d’un de ses amis d’enfance qui a tout bonnement disparu de la surface de la terre. Ouais, je suis mal foutu. C’est dans la foulée du moment que j’ai dit quelque chose d’hors propos et stupide. J’ai jamais été très bon avec les dialogues.

- J’ai déjà couché avec un gars…C’était en septembre… J’étais complètement défoncé et saoul… Mais c’est arrivé… On m’avait donné un pari mais j'ai pas réussi à le tenir…Je... Enfin…Je ne sais même pas pourquoi je te dis ça…

J’ai eu un rire nerveux. Oui pourquoi ? Parce que j’ai toujours été  incompétent en relations humaines, voilà pourquoi! Je suis incompétent pour consoler les autres, et encore plus en ce qui concerne les conversations sérieuses. On me dit souvent que je suis souvent comique malgré moi, et c’est pour me déplaire. Cette innoncence avec les autres tourne parfois à mon avantage, ou en cauchemar comme c’était le cas à cet instannt. Dans une relation, je suis le roi des commentaires inutiles et des propositions stupides. Demandez à... mon ex-femme. T out m’a été donné autour de moi : mes amis, mes connaissances, mes nouveaux copains. Tout m’a été donné soit par mes bêtises, mon sourire naïf, ma sois-disante réputation ou bien...ou bien je ne sais pas. Tout ce que je sais, c’est que je n’ai jamais eu besoin de travailler sur mes relations jusqu’à cet instant. Alors il faut dire que tout ce petit manège était nouveau pour moi, autant que pour les confidences. Je ne sais pas ce qui m’a pris de lui déballer mon histoire avec Jessie ainsi, mais je le regrettai dès le moment qu’il m’avait sourit. Ce n’était pas son sourire ordinaire, c’était un sourire cachant une mélancolie et une tristesse infinie. Je connaissais trop bien  ce genre de sourire malgré moi. J’avais cru qu’en en parlant j’aurais été délivré de ce poids qui me pèsait,  mais cela n’avait rien changé. Non, parce qu’en me délivrant de ce secret je venais de dissoudre les illusions naïves d’Aedan. Je venais de faire disparaître cet état radieux dans lequel il était en permanence. J’avais poignardé Aedan droit au cœur, et encore une fois sans m’en rendre compte. Et lorsque son sourire s’était agrandit, serrant mon cœur un peu plus fort, je savais qu’il mentait. Il mentait... Mais bordel, pourquoi sa réaction me faisait aussi mal? Sans dire un seul mot, il s’était lever pour disparaître aux toilettes. Je restai  immobile, fixant le verre d’Aedan, puis le miens. Je crois que je suis resté ainsi plus de 10 minutes avant de me décider.

Je ne pouvais pas le laisser ainsi. Mes épaules étaient lourdes, j’étais accablé, je me sentais impuissant. Impuissant de toujours dire les choses de travers, de toujours blesser les gens sans le vouloir. Je pensais encore une fois faire la bonne chose, autant pour moi que pour lui...Et voilà que je m’étais encore trompé. J’en avais marre de devoir réparer mes pots cassés, et je me lèvai en soupirant, le coeur trop lourd et les jambes molles. Mes pas me dirigèrent lentement vers la toilette des hommes. J’étais convaincu qu’il y était encore. Mais lorsque j’arrivai dans la toilette, je restai surpris de ne pas trouver Aedan à première vue. Je soupirai, poussant les portes une par une d’un geste lasse. J’étais angoissé, je ne savais pas à quoi m’attendre. J’arrivai néanmoins à la dernière cabine, qui restait bloquée sous ma main. Je cognai, par mesure de politesse mais je n’avais aucun réponse. Je me penchai pour regarder si je pouvais apercevoir ses pieds (après tout il est peut-être vraiment aux toilettes) mais je ne vis rien. Une porte barrée, aucun pied au sol. J’ai ma réponse.

- Aedan, ouvre la porte.

Aucune réponse. Je posai ma main à plat contre la porte froide et appuyai mon front contre la porte en soupirant.

- Je suis désolé, je dis toujours tout de travers. Je ne pensais pas que t’allais le prendre ainsi... En fait, je pense jamais vraiment aux conséquences...

Je passai ma lèvre contre ma langue, incapable de trouver les bons mots. Le silence, voilà la simple réponse que j’avais obtenu. Mais un silence troublant. Même s’il refuserait de me parler, j’étais certain que j’entendrais au moins quelques bruits. Je sortis ma baguette je la posai contre la serrure en prenant la précaution d’éloigner la main et mon front de la porte.

- Alohomora

La douce lumière m’ouvrit la porte, et je me retrouvai à la pousser avec une once d’hésitation. Je rangai ma baguette à sa place dès que je vis le corps tremblant d’Aedan. Il tenait  ses jambes contre lui, assis sur la toilette. Lorsqu’il lèva les yeux vers moi, je grimacai. Je refermai la porte  derrière moi et m’accouprit sur mes jambes pour déposer mes mains sur les genoux d’Aedan en soupirant. Je n’aimais pas le voir ainsi par ma faute. Je n’aimais pas le voir ainsi, point. Je me forçai à l’observer tout de même, un léger pincement au cœur. J’étais calme, beaucoup trop calme pour la situation. D’instinct, je portai ma main sur son bras et le forçai à me rejoindre sur le sol de la toilette. Bon, il y a clairement de meilleurs endroits pour s’avoir au sol mais j’étais un peu pris sur le coup. Une fois qu’il fut assis en face à moi, je me déplacai pour me placer sur son côté et l’enlaçai dans mes bras. C’était naturel. Je n’avais pas besoin de réfléchir, je n’avais pas besoin de me demander si c’était bien ou mal. Est-ce que c’est la seule chose que je sais faire? Consoler les gens après les avoir démoli par mes paroles? Même à ce jour, je n’ai pas la réponse à cette question

Je sortis ma baguette une fois de plus, refusant de lâcher Aedan, et tentai quelque chose. Je pensais savoir pourquoi il était aussi silencieux, et à bien y penser c’était une façon ingénieuse de passer incognito.

- Finite...

Les larmes, le son, le son de ses gémissements, le son d’une plainte qu’il tentait de dissimuler. Je tentai de me dire que cela ne m’affectait pas plus que cela, mais au fond de moi je m’haissais. Je m’haissais d’être qui je suis, comme je suis. Incapable de parler proprement, de comprendre mes émotions et d’entretenir des relations profondes.

Je me sentais étrange. Anxieux, angoissé, sombre, trop calme. Calme d’apparence, tornade à l’intérieur. Une tornade, ou plutôt une tempête entre mes pensées contradictoires. Pourquoi avais-je dit cela à Aedan en particulier? Pourquoi lui, et non quelqu’un d’autre? Au fond de moi, je savais qu’il y a une autre raison, mais j’étais encore incapable de mettre la main dessus. Je ne me rappelle pas ce qu’Aedan a dit par la suite concernant mon bonheur, mais je me souviens clairement avoir été irrité par la remarque. Ma réaction fut forte : je dépose une main sur le mur, près de son visage. J’étais, irrité qu’il continue le petit jeu du "je veux ton bonheur et non le miens". J’étais proche, très proche de lui, et fixait ses yeux durement. Je finis par sortir de cette transe de "je-ne-sais-trop-qu’est-ce-qui-vient-de-se-passer" et reculai pour permettre à Aedan de sortir de la cabine. Je crois que c’est ce moment a été le premier d’une longue série de colères incontrôlables. J’échappai un soupire, la gorge brûlante, tandis qu’il se dirigeait vers le miroir. J’avais la tête qui tournait, j’avais chaud, je me sentais étrange. Très étrange. Qu’est-ce qui était arrivé, là, à l’instant? Pendant quelques secondes, j’avais eu envie de le posséder, de me l’approprier,d'être pour lui ce qu'il pensait être impossible (ah, s’il savait à l’époque!). J'avais voulu prendre cette place, que ce ne soit de quelques secondes. Et là encore, cette pensée restait tapisser dans le fond de mon esprit, mais je refusais de l'écouter. Je devais résister, c'était essentiel.

Qu’est-ce qui venait de m’arriver? Je n’avais jamais ressenti cela auparavant.

Je tentai de me concentrer sur les paroles d’Aedan, simplement pour réaliser qu’il avait encore ce discours plaintif sur le fait qu’il voulait qu’on oublie cette soirée. Il osa même dire que cela lui convennait.

- Non, je ne peux pas te dire qu’on va faire comment avant Aedan... Parce que pour être honnête...

Je me rapprochai de lui pour poser un doigt sur sa lèvre afin de l’empêcher de répliquer. Oh, mais il se passait quoi là? Cet état sauvage... J’avaisl’impression d’être pousser par un instinct, un instinct primitif que j’avais décidé de laisser s’exprimer de la sorte. Est-ce que je retenais cela depuis longtemps? Cette envie de m’en emparer, de faire en sorte que son bonheur et ses envies dépendent de moi? Était-ce que c’est vraiment moi, cet être possessif qui veut s’approprier quelqu’un ainsi? J’ai appris avec les années que j’étais quelqu’un de très possessif, alors on peut dire que mon jeune moi avait une vague idée de ma personnalité.

- Pour être honnête, je n'ai pas envie d'oublier...

Envie, voilà. Voilà ce qui décrivait bien cet instant. Mais est-ce vraiment tout ce qui se cachait derrière mon esprit embrouillé? Je ne crois pas, mais je n’avais pas envie d’y penser. Je laissai glisser ma main de ses lèvres à son menton, que je relevai  doucement pour que ses yeux fuyants rencontrent les miens. Je m’approchai lentement de ses lèvres, simplement pour m’arrêter tout juste avant qu’elles se touchent. Je laissai nos respirations s’entremêlés en restant immobile. Il ne bougeait pas. Il était  figé.

- Alors, qu’est-ce que t’as vraiment envie, toi?

Ça faisait un bien immense. De ne pas penser, de laisser libre court à mon instinct. Mais qui dit instinct dit que je pouvais aussi faire les choses de travers, comme toujours au final. Que je pense ou non, je finis toujours, mais vraiment toujours par virer une situation à mon désavantage. Mais je ne le voyais pas, même pas lorsque qu’Aedan échappe quelques larmes. Je voulais  le provoquer, faire en sorte que ses puissantes barrières tombent et qu’il cesse de mentir. Mais il continuait. Ce n’était qu’un cercle vicieux de mensonges. Mais tandis que je tentais de le comprendre, celui-ci s’eclipse des toilettes pour prendre la fuite. Lorsque je sortis du bar à sa recherche, je plissai les yeux et commeçai à courir en direction du chemin de retour vers Poudlard. Je me rappelle avoir  couru à m’en époumoner, et lorsque je vis finalement sa petite silhouette blonde se dessiner dans la nuit, j’étais soulagé. Soulagé de savoir que j’avais peut-être encore des chances de me rattraper. Il continuait d’avancer, alors tout en tentant de reprendre ma respiration, je criai en grognant

- Aedan, arrête!

Allait-il s'arrêter? Avant même qu'il puisse penser à s'enfuir, ou à se retourner pour me faire, je lèvai une main vers lui en attrapant le dos de son chandail.

Je te tenais. Tu étais là, au bout de mes doigts. Alors pourquoi t’ai-je laissé filer comme un lâche?

Ainsi placé, je reprenais mon souffle tranquillement. J’étais calme et convaincu. Vaincu. Convaincu ou vaincu, je ne sais pas ce qui serait le mieux pour décrire cette partie de mon histoire. Peut-être un peu de tout à la fois..

- Je ne te laisserai pas t’enfuir comme un lâche.

Et je m’emparai de sa main frigorifiée, le forçant à me suivre vers L'allée. Pourquoi le ramener là-bas? Je ne sais pas, je crois que j’avais envie de me cacher de tous les regards, de l’amener loin des petits coups d’oeil curieux afin d’être seul avec lui. Je serrai sa main dans la mienne tout en continuant d’avancer. Je ne l’aurais pas lâché, même s’il me suppliait de le laisser tranquille. Le laisser tranquille était  la dernière chose que j’avais envie de faire.

Je me dirigai vers une rue peu éclairée et peu fréquentée. Une fois que j’étias certain que nous étions seuls, je me retournai vivement vers lui pour le pousser contre le mur avec un geste sec et vif. Je m’étais rapprocher de lui sans hésiter et m’emparai de ses mains pour les monter au dessus de sa tête. Ainsi placé, il ne pouvait plus m’échapper, ou même tenter de le faire.

- Et là, tu vas encore me mentir et me dire que ça te fait rien?


Je secouai la tête de gauche à droite, tenant toujours fermemant ses mains. Je glissai ma main droite sur sa joue, et fini par lâcher ses mains que je retenais avec ma main gauche. Ma main droite glissa le long de son cou pour s’arrêter sur son artère qui pompait du sang à toute vitesse. Mes yeux fixaient mes doigts sous lesquelles battait son coeur, un coeur affolé, excité, surpris? Et là, je me suis rapprochai dangereusement de son visage en glissant ma main droite dans son cou. Je vins effleurer ses lèvres doucement avec les miennes. J’avais souris, enivré par JE-ne-sais-TROP-quoi qui mm’avait pousser à agir.. Entre mes pulsions et un désir enfoui au plus profond de moi, je ne saurais dire ce qui m’a propulsé réellement. Quoi qu’il en soit, je déposai finalement mes lèvres contre les siennes, tremblantes sous mon contact. Un coup de chaleur, un tiraillement dans le ventre, une réaction de mon corps qui ne mentait pas. Le contact des femmes me fait le même effet que celui des hommes. J’en avais maintenant l’évidence. Une montagne russe d’émotions contradictoires, et pourtant j’avias  déposer mes lèvres de mon plein gré sur celles d’Aedan. Sans drogue.  Allait-il encore me repousser? Je me reculai, sans enlever ma main derrière son cou, et penchai ma tête sur le côté, intrigué. Intrigué autant par sa réaction que par la mienne.

Je vous épargne quelques minutes de cette soirée afin de me pas m’éterniser. Il faut croire que j’avais été trop confiant car il m’avait repoussé à nouveau. Il avait encore tenté de prendre la fuite, et nous nous étions retrouvé à parler au milieu d’une forêt non loin de Pré-Au-Lard. Aedan m’avait fait un sermon sur le fait qu’il était déviant et qu’il ne pouvait pas me laisser agir ainsi. Pour mon propre bien. J’avais l’impression qu’on m’enfoncait 6 pieds sous terre avant même que j’aille cesser de respirer. Silencieux, je tentai de l’écouter. Je tentai de comprendre, mais ça se fait lentement dans mon esprit. Trop lentement. Il commençait encore à fuir, s’éclipsant du couvert de la forêt. .

J’observai son dos, je l’observai s’éloigner. Il ne pouvait pas. Il ne pouvait pas me laisser comme ça. . C’était impossible. Je ne voulais plus fuir ce que je venais tout juste de confirmer. Je ne pouvais pas lui permettre de quitter, de partir seul et pleurer en silence. J’aurais préféré  pleurer à ses côtés, me fâcher, être heureux à ses côtés que de le laisser comme ça. De me laisser comme ça.

Et tandis que je pensais à tout cela, je commençai à marcher derrière lui dans l’espoir qu’il s’arrête et prenne conscience de son non-sens. Chaque pas de plus montait ma colère d’un cran, et chaque mètre de plus augmentait cette sensation d’injustice que je ressentais depuis les toilettes. Je sentais qu’on joue au yo-yo depuis tout à l’heure. On s’éloignait, on se rapprochait, on s’éloignait encore pour... Ma colère commençait à m’aveugler une fois de plus, et j’avais envie de crier. J’avais envie de crier à l’injustice, au fait que la vie ne me permettra jamais de me sentir bien avec moi-même. Je suis trop important, disent-il. Je ne peux pas, disent-ils. Je dois me comporter comme un élu, disent-ils. J’en avais mare!

Et j’en ai encore mare. Car dès le moment que je me sens bien, tout éclate. Tout éclate en permanence. Ma vie n’est qu’un longue tyranie de défaites cuisantes.

J’avaispeur de me retrouver seul à la fin de l’année, étais-cevraiment un crime? Étais-ce un crime d’avoir peur? Et que cette peur se transforme en colère?

Ne quitte pas...

- AEDAN!

J’avais  crié. J’avais  fort, un cri de colère, de profonde colère, d’humiliation, d’impuissance. Je me sentais perdre le contrôle, et pourtant je continuais d’avancer à pieds joints dans cette marre de confusion. Des regards se tournèrent vers moi, je savais qu’on m’avait reconnu. Potter explosant de colère dans une rue passante, ça ne peut pas passer inconnu. Je tentai de retrouver un semblant contrôle de moi, mais j’y arrivai difficilement. Je marchai rapidement pour rejoindre Aedan, et lui prit le bras fermement pour le retourner vers moi. Je n’étais pas dupe, je savais que je ne peux pas trop le toucher sans que les gens se posent des questions. Alors j’en suis resté là, serrant son bras en posant mes yeux dans les siens.

- Arrête bon sang! Arrête, tu me rends fou!



C’était la vérité.

- Si tu m’aimes vraiment, arrête de t’en aller comme ça... Parce que j’en peux plus. Tu peux pas me faire ça, pas si tu veux vraiment que je sois heureux Aedan.. Parce que là je le suis pas, et je ne le serai pas plus si tu m’ignores, et je ne le serai pas plus si tu t’éloignes pour me protéger de je-ne-sais-trop-quoi comme tout le monde tente de me protéger du grand méchant loup dont on ne peut pas prononcer le nom. Arrête, ça me fait mal okay? T’es un des seuls à ne pas me voir comme un héros, enlève-moi pas ça je t’en prie…

Je me sentais tellement moche, tellement… Mauvais. Et après, on me dit que je suis l’Élu ? Allez rire encore.

- T’es pas un monstre, t’es pas divergent. T’es toi. Et ce toi, je l’aime bien. Alors je t’en prie arrête...

Je me sentais si faible, à lui parler ainsi. Potter ne se rabaisse jamais à ce niveau, je fuis avant. Je quitte une relation avant qu’elle devienne nuisible. Alors pourquoi est-ce que je m’étais autant battu pour celle-ci ? Il faut croire que l’amour rend aveugle, et c’est le cas de ne le dire. Je pincai, incapable de prendre des grandes respirations. Ma prise sur son bras était de moins en moins forte, et j’avais fini par laisser tomber mon bras sur le côté.

- Je suis assez grand pour accepter les conséquences de mes actes, tu sais... Tu n’as pas besoin de me protéger de moi-même...

Chaque fois que je le voyais, qu’il venait me voir, je me sentais heureux. Je riais, j’étais léger, j’étais heureux. Mais je ne m’étais jamais poser des questions. Alors je ne pouvais pas lui permettre de s’en aller comme ça, et je n’avais pas besoin de mille raisons pour cela. J’avais arrêté de fuir...J’en ai assez. J’avais compris. S’en était assez.

Mes yeux brûlaient Mon cœur brûlait. Mon corps brûlait. Je devais me ressaisir, alors je fermai mon coeur à toutes ses émotions afin de retrouver mon calme intérieur pour une énième fois. Impossible. Ma lèvre inférieure tremblait. J’étais plus fort que tout cela, alors je devais me reprendre. Je n’aimais pas ça. Je n’aimais pas me sentir aussi vulnérable.

Vulnerable. Voilà bien ce que j’étais en sa présence. Après cette soirée, nous avions commencé à nous voir en secret. Ce fut quelques mois merveilleux pour moi. Je me sentais enfin à ma place, là où je devais être. Je pouvais tenter d’oublier les menaces extérieures en sa présence, je pouvais tenter de donner un sens à ma vie en dehors de celui d’un héros que je n’étais pas. Mais voilà, j’étais vulnérable. Et c’est pourquoi j’ai dû mettre fin à cette relation, même si il signifiait le monde pour moi…


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MessageSujet: Re: Harry James Potter - Si vous voulez savoir comment foutre votre vie en l'air à 40 ans, prenez mes conseils... Dim 15 Jan - 2:14
1998
Peu après le début de ma rêverie, celle-ci s’interrompa tel un grand saut d’eau glaciale sur mon corps. La fin de l’année fut tourmentée, entre les crises de jalousie d’Hermione envers Ron, les rendez-vous avec Dumbledor et la pression que je ressentais de la part de Ginny, le livre du prince de sang-mêlé qui occupait mes pensées... Et puis, ce baiser. Vous connaissez la scène : Ginny m’a aidé à cacher cet objet dangereux dans la salle sur demande. Afin de m’empêcher de le retrouver, elle me demanda de fermer les yeux. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle m’embrasse, et je dois avouer que cela m’a paralysé. Non pas d’excitation, mais de peur. C’est à ce moment que j’ai réalisé à quel point ma vie n’était qu’un long filet de mensonges. Ginny était attiré par moi. Ginny était la soeur de Ron. Ginny, comme tous les autres, croient que je suis hétérosexuel. Personne ne sait ce qui se passe entre moi et Aedan. Et dans un certain sens, je me devais de faire en sorte que cela reste ainsi. Non pas par volonté, mais pour le bien de tous et chacun. En ces temps sombres, je ne pouvais me permettre de troubler leurs consciences. Nous avions des problèmes beaucoup plus sérieux à régler. C’est donc ainsi que j’ai choisi de rompre avec Aedan et de me concentrer sur la belle parrure en présence de Ginny. Je suis conscient que ce n’était probablement pas le meilleur moyen de progéter mes proches, mais lorsque j’ai exposé la situation à Aedan, il a semblé comprendre. Il a toujours compris. J’ai toujours passé avant lui, et il a piétiné son bonheur pour que les autres ne soient pas froissés en ce temps sombre. Puis, vint la mort de notre directeur. Je crois que c’est à ce moment que j’ai réellmeent déconnecté.

J’avais perdu Aedan, j’avais perdu mon mentor, j’avais perdu Sirius l’année d’avant... Voilà qu’il me restait qu’une seule chose : ma volonté à détruire Voldemort. Oui, je m’y suis investi en oubliant ma propre conscience. Ce n’était rien de courageux ou de noble, c’était une cause suicidaire pour un homme suicidaire. J’étais une carcasse vide, et j’ai fonctionné ainsi pendant près d’un an.

Et le soir de la bataille, lorsque j’ai mis mon visage dans la pensine...

Ce soir-là, tout allait trop vite. Nous étions dans le beau milieu d’un brouhaha incompréhensible, tanguant entre les sortilèges et les élèves courant dans les corridors. Le dernier souffle de Rogue, l’intrigue autour de cette mémoire qu’il m’a demandé de regarder... Puis, cette vision. Au fur et à mesure que je parcourais ses souvenirs, plus la situation devenait claire et certaine à mes yeux : je n’avais jamais été dédié à une vie héroique. J’ai toujours été un martyre. Voilà pourquoi je ne me suis jamais vu comme un héros. Mourir pour sa patrie ne sait pas de toi un héros légendaire, il fait de toi un martyre sur lequel pleurer. À peine avais-je quitter la pensine que je savais que tout se mettait en place. Ma vie prenait un sens et la prophétie aussi. Je ne pouvais vivre. En mourant, j’amène la décadence de Voldemort à son tour. Je pourrai permettre à un autre sorcier d’anéantir le Maitre des Ténèbres, devenir un héros. En un sens, cette pensée me soulage. Certes, j’avais peur. C’est un sentiment instinctif logique et naturel. La peur de mourir. La peur de mourir et laisser derrière soi des êtres aimés et peinés. D’un autre côté, je n’ai jamais réellement appartenu à ce monde. Ma famille m’attendais, et j’étais prêt à les rejoindre.

Du moins, presque.

En redescendant les escaliers, cherchant des visages familiers parmi les élèves courant en tout sens, j’en vins à percutter mes meilleurs amis. Vous connaissez la scène : Ron qui fait son insensible et Hermione qui déborde d’émotions et m’enlace. Fin de la scène, ils quittent pour trouver cette dent de basilic et je descends l’escalier à la rencontre de Ginny. Moment dramatique. On se quitte. Et tandis que je m’apprêtais à quitter l’enceinte du château, une question vint m’éffleurer l’esprit. Pouvais-je vraiment quitter ce monde sans dire au revoir à Aedan? Bien que je ne l’ai pas revu depuis près d’un an, ce serait particulièrement injuste de le laisser ainsi. Autant pour ma propre conscience que pour la sienne. Mais avais-je vraiment le temps de le chercher, là, dans ce château immense au beau milieu d’un compte à rebours? Peut-être. Peut-être, car j’ai des doutes tant qu’à sa position. J’ai entendu dire que certains moldus avaient été amenés dans les cachots en raison du reigne du sang pur à Poudlard. J’espérais me tromper, mais il y avait de fortes chances qu’il s’y trouve.

Dès que mes pieds touchèrent le sol des cachots, je savais que j’avais raison. Depuis combien de jours étais-je à Poudlard? Pourquoi n’y avais-je pas pensé plus tôt? J’hurlai de toutes mes forces en traversant les cachots, m’arrêtant devant chaque visage déformé sans reconnaître le siens. Puis, je le vis. Il était enchaîné d’une main à un mur, le crâne en sang et la peau boursouflée. Je crois que c’est précisément à ce moment qu’une déconnexion s’opéra dans ma tête. Les sombres désirs que je refoulais firent surface, et je les laissai s’emparer de mon être en faisant exploser les barreaux qui  le retenaient. Je me souviens vaguement de ce moment. Je crois avoir hurlé son nom plusieurs fois avant qu’il n’ouvre un œil difficilement pour me regarder. Je pense m’avoir emparer de son corps frêle, courant presque pour remonter les marches. Je lui ai dit de se diriger vers le lac et de m’y attendre. Je croyais sincèrement qu’il allait y être en sécurité. Puis, dans un geste d’immense colère, j’ai couru afin de prendre la direction de la forêt interdite. Durant mon trajet, ma colère se transforma en sérénité. Si ma mort pouvait mettre un terme à toutes ses souffrances, c’était un faible prix à payer. J’en avais ssez de voir mes proches souffrir, et voir Aedan dans un tel état… Non, je me devais de faire quelque chose. Mon pas décéléra, et je m’emparai du vif d’or dans ma poche. Je m’arrête, fermai les yeux.
Vous connaissez la suite.

Sauf que lorsque j’allai au Lac noir pour retrouver Aedan cette nuit-là, il n’y était pas. Il avait disparu. Mon bonheur s’était envolé.



1998-2010 - Apprendre à jouer au théâtre
Le retour à la vie normale. Ou plutôt, tenter de découvrir une vie normale. Après avoir secouru Aedan des donjons, je ne l’ai pas revu avant quelques années lors de son entrée au ministère. D'un autre côté, j’ai donc tenté de renouer mes liens avec mon cousin Dudley, chose particulièrement ardue. Cependant, après quelques années, nous en sommes venus à un respect mutuel qui me satisfait amplement. Au niveau de mon parcours à Poudlard, je ne pouvais quitter cette école sans y trouver un certain sens de justice. Je ne pouvais quitter cette demeure qui a été ma maison pendant presque 7 ans sans y laisser ma marque. Comment? J’ai fait en sorte qu’un cadre pour le portrait de Severus soit accroché dans le bureau du directeur de Poudlard. L’injustice de son cadre vide m’ayant profondémment agacé en raison des énormes sacrifices qu’il avait fait au courant de sa vie, j’ai réussi à convaincre la direction de lui laisser ce privilège.  

Mais je ne pouvais pas avoir une vie normale. Loin de là. Bien que ma volonté de revenir faire mes ASPICS était moindre, j’étais prêt à refaire mon année scolaire. Au lieu de cela, notre diplome nous a été reconnu. Cette reconnaissance m’a profondément irrité, même si je refusais de le laisser parraitre. J’étais devenu un héros, et non un martyre. Severus était le réel martyre de Poudlard. Oh combien y a t-il plus de mérites à sa vie que la mienne. Je suis parvenu à avoir un poste d’Auro dès mes 17 ans, ce qui est un record historique. Pourquoi? Vous avez deviner. Ma célébrité a joué en ma faveur. Je suppose que dans un certain sens, le Ministère se sentait dans l’obligation de me rendre un service. 9 ans plus tard, je devenais le chef de la Brigades des Aurors. Malgré mon jeune âge, mes collègues me respectaient et certains me craignaient. Je suppose que ce fond de noirceur dans mes yeux laissait présager une aura malveillante qui n'est que partiellement fausse.

Au niveau familial, je me suis retranché à la vie bien simple aux côtés de Ginny. Elle était un choix certain, logique et ne dérogeant aucunement des exigences de ma société pourrite. Quelle sorte de tragédie aurais-je apporté au monde sorcier si le grand Harry Potter se serait affirmé gay? Car oui, c’est ce que je suis. Enfin, j’en suis convaincu. Autant par mon manque d’attirance par le corps de Ginny et par mon intérêt vif pour certains hommes. Au début, je croyais que cette attirrance provenait seulement d’Aedan. J’ai cru qu’il s’agissait d’un passage nécéssaire dans ma vie. Mais malgré les années, Ginny ne pouvait satisfaire mon corps. J’étais certes en mesure de la combler, mais j’ai souvent dû utiliser des subterfuges pour combler ce manque en moi. Potions, pensées érotiques pour me garder bander...

J'ai appris à jouer au théâtre. Je suis devenu un comédien hors pair, ne laissant aucun doute dans les esprits que moi et Ginny, c'était pour la vie.

Sauf que celle-ci a pris un réel tournant en raison d’une beuverie que j’ai eu en 2005. Cette journée là, j’avais eu mon premier excès de colère. Je ne me rappelle plus de la situation, mais je me rappelle très bien avoir projeter notre détenu contre un mur grâce à ma baguette. Il était immédiatement tombé inconscient, et j’avais été rencontré dans le bureau de mon supérieur. J’avais agis par instinct en rapport à une remarque que le detenu avait prononcé. Sans même réfléchir, j’avais lancé un sort. J’avais souhaité sa mort.  Je l’avais presque causé.

Alors, j’ai fait ce que tout homme fait pour oublier ses remords : j’ai bu jusqu’à ne plus pouvoir me tenir sur mes jambes. Il était près d’une heure du matin lorsque je me suis emparé de mon téléphone pour feuilleter mes contacts. Ce ne fut pas très long avant que mon regard se fixe sur son numéro. Je n’ai pas hésité. J’ai appelé Drago. Pourquoi ai-je son numéro? C’est une bonne question. Je crois qu’Hermione me l’a donné un de ses jours afin que je puisse renouer un semblant de respect avec lui. Pourquoi ai-je l’impression de constamment réparer les pots cassés de ma vie? Dudley, Aedan, Draco. Avant même qu’il puisse me sermonner pour l’appeller à cette heure aussi tardive, j’ai exposé mes idées confondues en un seul soufle. Surprise Draco, Harry est de retour!

- Hey le ballisic, c’est Harry. Tu sais quoi? J’aimerais savoir qqq.. quelque chose... Comment t’as fait pour pas tuer des gens? Non mais en fait, je veux dire... Je sais comment ne pas tuer des gens, tu ne leur jette pas de sort inviolable mais... Non en fait tu peux les étrangler ou les poignarder alors... Bah, comment? Je veux dire, comment que tu as fait pour ne pas me tuer? T’as eu tellement d’occasions pour le faire, et pourtant... T’avais surement l’envie non? Au fond de toi, tu souhaitais surement ma mort! Je ne veux pas croire! J’étais tellement con quand j’étais jeune... bah non en fait, je suis encore donc... Mais c’est pas ça que je veux diiiir..

- Harry, mais qu’est-ce que tu fais bon sang? Et surtout, tu te trouves ou présentement? Tu devrais appeler Ginn...

Je grogne, posant mon poing sur la table tel un mâle en furie (c’est ce que je suis, non?)

- Non, non et non! Ginny est une salope qui...

Je regardai autour de moi, posant une main contre le téléphone pour murmurer. Personne ne doit m’entendre, shhhh!

- Ginny c’est comme un cadavre mort, je ne veux rien savoir d’elle... en fait, je veux savoir de personne. Personne ne peut m’aimer comme je suis de toute manière. T’imagines? Toi t’as une belle famille, et moi je suis pris à faire semblant de bander pour une femme qui ne m’attire pas... Non mais en fait, y’ah aucune femme qui m’attire. T’imagines? Ahh! Tu pourras aller dire ça à la Gazette, ça va faire la une! Tu vois! Je te donne une façon de te venger de moi Drago! Je suis un putain d’homo....sseee... T’as compris bon sang! Maintenant, allez va dire ça à tout le monde et tu vas avoir réussi à me tuer... Non mais pas littéralement mais...à l’interr..

- T’es ou?

- Ehh, tu veux m’amener à la police? Tu sais, dans les années 2000 plus personne n’est enfermé pour être...gggaaaaaay

- La ferme. Dis-moi dans quel bar tu es.

Je ris, cachant toujours mon téléphone de ma main. Je me sens comme une adolescente en train de comploter contre le directeur de Poudlard.

- Je suis au bar juste en face du Ministt....

Biiiiiiippp....

Oh, il a raccroché? Cet enfoiré à raccroché! Je lui fais une longue discussion bien sociale et il me raccroche au nez! Ma parole!

Afin d’oublier cette honte monumentale, j’ai commandé un autre verre. Je fixais une poutre du plafond, bien des minutes plus tard, lorsqu’une main ferme s’est déposée sur mon épaule en me tirant vers l’arrière afin de me forcer à me lever de mon tabouret. Je me sentais tel un chaton chouinant se faisait transporter par sa mère. Je griffais, mollement, en tentant d’appercevoir mon ravisseur. Ce n’est qu’à l’extérieur du bar qu’il me lâcha, me laissant appercevoir le visage beaucoup trop vieux de la barbie Kent.

- Draaa
- Pas un mot. Embarque dans la voiture.

Un peu hébété, mais beaucoup trop saoul pour résister à sa demande, j’obéis. Je crois qu’on peut déclarer cette soirée comme historique. Harry Potter qui obéit à Draco Malfoy. C’était toute une première! Bref, cette soirée-là, il m’a raccompagné chez moi en me faisant un long sermon sur le fait que je ne devrais pas boire et m’exposer ainsi. Une fois chez moi, je me suis endormi comme un bébé. Puant l’alcool et la désespération. Par la suite, nous avons été en mesure de mettre nos différents de côté et se considérer comme des amis. Ce fut encore plus réel lorsqu'Albus et Scorpius devinrent proches en première année.

La venue de mes enfants a été un événement marquant dans ma vie. Autant la naissance de James, Albus ou Lily m'a rempli d'un énorme bonheur. Dans un sens, j'étais rassuré. Oui, car avoir vécu avec Aedan oou un autre homme m'aurait empêché d'avoir des enfants ayant ma génétique. Bien qu'il soit possible d'adopter des enfants ou utiliser une mère porteuse, j'ai un certain blocage à ce niveau. Je n'aurais jamais senti qu'ils auraient été mes enfants autrement, et c'est bien une des choses qui fait en sorte que je suis heureux d'avoir eu Ginny dans ma vie. C'est pénible à dire, mais je l'aime tel qu'on peut aimer la mère de ses enfants et non autrement. C'est un amour basé sur le respect mutuel, et non l'attraction sexuelle ou de genre. Je crois que c'est en partie grâce à mes enfants que j'ai été en mesure d'endurer cette vie aussi longtemps. Avec les années, mon comportement a commencé à changer au travail. Je devenais de plus en plus impatient, voir... violent. Mais j'étais controlable, dans la mesure du possible.



2010 à 2022
J’étais parvenu à trouver un mince équilibre. Mes enfants, Ginny. J’avais enfin trouvé un équilibre. Or, cela ne pouvait pas durer. Bien entendu, comment cela aurait été possible avec cette vie que j’ai toujours eu? Dès que le moindre bonheur pointe l’horizon, il s’envole en me laissant dans le néant.

Aedan est réapparu. Au Ministère. Je l’ai vu, il m’a vu. Il était là, j’y étais. Nous devions travailler ensemble sur un cas étrange concernant des créatures aquatiques et la disparition d’un agent du ministère. Cet enfoiré, il a usé de persuasion pour me forcer à l’embrasser! J’ai tout fait pour résister, mais j’ai finalement craqué. Comment aurais-pu lui résister éternellement? Avec ses mimiques, ses yeux, sa bouche…

En est suivi ma longue descente aux enfers. Ou ma montée au paradis? Je n’en sais rien. Tout ce que je peux vous dire, c’est que j’ai cessé de voir Drago. J’ai concentré mon énergie sur cette perle que j’avais sous les yeux, ayant l’impression de pouvoir l’échapper n’importe quand.

Et elle m’a glissée entre les mains. Elle était là, puis elle n’y était plus. On m’a volé mon bonheur. Il s’en est emparé, s’est enfui et m’a laissé pantois au milieu des dégâts.
J’ai divorcé de ma femme pour lui. Je me suis affirmé pour être avec lui. Et comment suis-je remercié? En apprenant qu’il avait quitté pour une quelque conque raison. Et maintenant quoi? Que me reste –t-il en dehors de ce minable travail?



Maintenant
Quelqu’un frappe à ma porte. Je sursaute et dépose d’un geste vif le crayon sur le pupitre. En murmurant un léger «entrez» j’observe les piles de papiers sur mon bureau. J’ai beaucoup écris. Depuis combien de temps suis-je perché sur cela? J’observe rapidement l’heure, réalisant que je viens de perdre 1 heure à rédiger les mémoires de mon passé. Je grogne, tandis que le visage ambré de Murdock entre dans mon bureau. Je croise mes yeux en le questionnant du regard.

- On vient tout juste d’avoir un appel, on doit travailler avec le détective Murray à nouveau… Il s’agit d’Hermione…

À la mention de son nom, je me lève d’un coup et me rapproche de lui.
- Quoi?

Ma voix est menaçante, mon cœur s’accélère.

- Il y a eu un attentat à la conférence… Hermione est en soins critiques à Sainte-Mangouste…

DÉBUT DE L’INTRIGUE PARTIE 2, À SUIVRE DANS LE SUJET DE L'INTRIGUE!

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MessageSujet: Re: Harry James Potter - Si vous voulez savoir comment foutre votre vie en l'air à 40 ans, prenez mes conseils... Jeu 23 Fév - 19:21
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MessageSujet: Re: Harry James Potter - Si vous voulez savoir comment foutre votre vie en l'air à 40 ans, prenez mes conseils... Jeu 23 Fév - 20:10
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MessageSujet: Re: Harry James Potter - Si vous voulez savoir comment foutre votre vie en l'air à 40 ans, prenez mes conseils... Lun 6 Mar - 15:03
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Tu as enfin terminé ta fiche! Tu peux maintenant faire ta fiche de liens afin d'entrer en contact avec les autres membres. N'hésites pas à aller te promener dans le flood et nous te souhaitons de t'amuser parmi nous!

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MessageSujet: Re: Harry James Potter - Si vous voulez savoir comment foutre votre vie en l'air à 40 ans, prenez mes conseils... Lun 6 Mar - 15:17
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MessageSujet: Re: Harry James Potter - Si vous voulez savoir comment foutre votre vie en l'air à 40 ans, prenez mes conseils... Lun 6 Mar - 15:18
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Harry James Potter - Si vous voulez savoir comment foutre votre vie en l'air à 40 ans, prenez mes conseils...
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