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Clark - Quand t'avances d'un pas, tu recules de deux...
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MessageSujet: Clark - Quand t'avances d'un pas, tu recules de deux... Jeu 5 Jan - 21:31
Clark Murray, oui oui le père
Carte d'identité
Nom: Murray (nous sommes nombreux, n'est-ce pas?)
Prénom : Clark
Age : 42 ans
Sang: Moldu
Maison ou métier : Ancien poufsouffle, présentement chef de la brigade de police magique

Faits divers
Fait de la boxe depuis près de 20 ans + Possède une moto + Aime faire des trajets en moto avec ses écouteurs et sa musique afin de s'évader + A plusieurs fois penser laisser aller sa moto dans un champ pour mettre fin à ses jours + Tente d'oublier ses tracas au travail + Leader né, bon chef + Prend le poids du monde sur ses épaules
Mon caractère
Que voulez-vous savoir réellement? Ce que je suis, ou ce que je démontre devant les autres ?

Allez, ne me mentez pas. Nous avons tous une facette de notre personnalité que nous cachons, et bien souvent nous la cachons de nous-même. Or, cette facette je l’ai apprivoisé très jeune, comprenant que pour me fondre dans la masse, je devais devenir quelqu’un qui pouvait agir en caméléon, et c’est ce que je fis. Je devins le caméléon capable de s’adapter à n’importe quelle situation, à n’importe quel groupe. Je sais me faire discret lorsque les gens parlent peu, épater la galerie lorsque ceux-ci veulent qu’on anime une soirée, je sais m’enflammer pour protéger mes amis ou bien être une oreille attentive en cas de problème. Honnêtement, je ne sais pas vraiment qui je suis, si ce n’est de ce que les autres ont fait de moi avec les années.

Du haut de mes trois pommes, j’avais déjà compris comment le monde fonctionnait. On riait lorsque je semblais être drôle, on me chicanait lorsque je déviais à des règles. Dès mon enfance, je compris que je devais me faire aimer des gens pour pouvoir arriver à mes fins. Ainsi, je parvins à obtenir plusieurs choses de mes parents simplement par l’allégresse ou la naïveté que j’employais, alors que cette dite naïveté cachait une intention bien précise. Avec les années, cette naïveté se transforma en une cette sagesse comique et je fus considéré par plusieurs comment étant un "clown de service sophistiqué" au contraire de Shawn qui en presque pathétique tellement il est maladroit. J’employai mon sens de l’humour dans presque toutes les sphères de ma vie, me permettant ainsi de manipuler bien des gens sans que ceux-ci s’en rendre compte. Pourquoi manipuler les gens ? Pour des raisons aussi simples que de trouver une réponse à une question, un indice quelconque. Peut-être est-ce en partie pour cela que je fais partie de la brigade policière… À savoir… Je n’ai jamais eu de mauvaises intentions, simplement des intentions égocentriques. On m’a toujours vu comme une bonne âme aidante, alors que je ne voyais là-dedans qu’une autre façon de manipuler pour de la confiance.

J’ai toujours été quelqu’un de très centré sur moi-même, extraverti, trop fier et trop sur et particulièrement arrogant lorsque l’envie m’enchante. Je retire un bien immense lorsque certaines sont jaloux de mes exploits, est-ce mal? De plus, je sais me montrer perspicace lorsque je désire avoir quelque chose, et il est rare que je n’arrive pas à mes fins d’une manière ou d’une autre. En dehors de cela, je suis connu pour être jovial, loquace et intense dans ce que j’entreprends. Enfin, cela c’est lorsque je ne suis pas en phase dépressive.

On me dit souvent que j’ai un amour immense envers ma personne, mais encore plus envers mes amis. Cela dit, j’ai une fidélité aveugle envers mon entourage. Ils sont tout pour moi, et ce depuis plusieurs années maintenant. Je donnerais tout pour ma famille et mes meilleurs amis, et je n’ai jamais eu peur de m’interposer lorsque nécessaire. Il n’est souvent arrivé de débuter quelques batailles pour protéger l’honneur de mes amis, et malgré les retenus qui en ont découlées, je n’ai jamais regretté ses moments.

Soyons honnêtes, je suis loin d’être parfait (enfin, je le suis presque). Par exemple, je suis presqu’incapable d’être seul. N’ayant jamais vécu dans la solitude, j’ai toujours fait en sorte de me tenir avec des gens pour combler le vide de mes journées sinon je m’ennuie désespérément. Bien que je sois très sociable, mon psychologue croit que je souffre de dépendance affective. Sincèrement, je n’y crois pas une seconde ! Moi, dépendant affectif ? Nah, mais c’est une blague ? Bon, il m’arrive d’être anxieux lorsque je suis seul (très souvent) mais je trouve toujours un moyen pour y remédier : parler à des inconnus, par exemple!

Ayant une approche très terre-à-terre avec les autres, je me fais facilement de nouvelles connaissances. Ainsi, il n’est pas rare qu’on m’accoste dans les corridors du ministère pour me jaser, ce qui me fait toujours un immense plaisir. J’aime être aimé, qu’est-ce que je peux dire de plus ?

Enfin, ça c’est comment les gens me voient depuis que je suis un enfant. Ça, c’est comment je suis lorsque tout va bien. Lorsque la vie me semble belle et resplendissante. Mais ce n’est pas toujours le cas. Il m’arrive parfois d’avoir des périodes dépressives. Dans ses périodes, je deviens un vrai ermite sarcastique, intolérable et mordu du travail. Ma joie de vivre laisse place à une tristesse infinie, un désespoir énorme dans lequel je m’engouffre à coup de pensées négatives. Malgré mes enfants, malgré mes réussites et ma famille, je ne peux combattre ses moments. C’est mon démon intérieur, et seul moi peut trouver un moyen d’y remédier.
Mon histoire

Elle était là depuis si longtemps que l’idée d’être amoureux d’elle ne m’avait jamais effleuré l’esprit ; nous avions appris à marcher ensemble, nous avions appris à rire ensemble, à pleurer ensemble. Qui aurait cru que j’aurais pu tomber en amour avec ma meilleure amie d’enfance moldu? En raison de mon départ pour Poudlard, nous avions pris des distances considérables. Bien que nous nous voyions toujours durant les vacances d’hiver et d’été, notre relation avait été affecté pour ma distance. Je lui envoyais souvent des lettres pour lui raconter les folies que moi et les gars faisions à Poudlard, et elle m’écrivait pour me raconter comment la vie se passait dans mon quartier. Cette simplicité dans notre relation me suffisait, jusqu’au moment où elle arrêta de m’écrire alors que j’avais 16 ans. Je passai plusieurs mois à attendre sa réponse mais ses lettres ne venaient pas.

Cet été-là, je revins chez moi avec la ferme intention d’aller vérifier si elle m’ignorait, et si oui pourquoi le faisait-elle. Quelle fut ma surprise lorsque je la vis avec un petit con de 18 ans, en train de s’échanger un baiser langoureux dans le parc de notre quartier.

Je vous l’ai dit : l’idée d’être amoureux d’elle ne m’avait jamais effleuré l’esprit, jusqu’au jour où je la vis avec cet enmerdeur de première. Lorsqu’elle me remarqua, elle tenta de ralentir ma course folle mais j’étais tant aveuglé par ma colère que je percutai de plein fouet l’insolent qui avait osé lui toucher. En tombant au sol avec lui, je le ruai de coups au visage en lui criant des insultes en tout genre (vous ne voulez pas que je les redise). Ma meilleure amie d’enfance tenta de m’arrêter, et je me calmai finalement lorsque je réalisai à quel point elle me ressemblait lorsque je tentais de calmer Clyde.

Le laissant gémir au sol, je me tournai vers elle avec la ferme intention de lui dire ses quatre vérités. Comment osait-elle se laisser tripoter par un gars aussi insolent ? Bien que je ne le connusse pas, sa simple allure me faisait vomir. Elle avait plus de goût que ça, j’en étais convaincu.

- Mais t’es devenu une pute ou quoi ?

J’ai toujours été connu pour être très direct dans mes approches, mais peut-être pas à ce point. Elle ne broncha pas à ma réplique, me connaissant par cœur, et se rapprocha de moi avec un regard noir.

- Comment tu peux savoir ça alors que tu vis ta vie à l’autre bout du monde ! Tu t’en fous Clark de ce qui se passe ici !

Je grinçai des dents en me rapprochant encore plus près d’elle. Nous étions si proche que nos corps se collaient et je pouvais sentir sa respiration chaude et saccadée.

- Et toi ? T’as arrêté de m’envoyer des lettres…Et puis...il n’est même pas beau !

Je pointai le sol, où le gars gémissait toujours. Elle me fusilla du regard encore une fois en posant une main sur mon torse. Ce geste fit parcourir un frisson le long de mon dos et je grimaçai en la regardant. Bien que je sois profondément contrarié, je ne pouvais rester éternellement fâché en sa présence. Elle avait un effet catalyseur qui faisait d’elle une perle rare.

- Et tu crois que t’es plus beau toi ?

Je grognai, et dans un geste impulsif je mis une main à l’arrière de son crane pour rapprocher nos visages l’un de l’autre. Elle me laissa faire sans broncher.

- Clairement.

Et je l’embrassai pour la première fois de ma vie. À vrai dire, ce n’était pas la première fois que j’embrassais une fille. À travers les multiples célébrations que nous avions eu à Poudlard, j’avais acquis une certaine expérience dans ce domaine. Or, je n’avais jamais ressenti un baiser comme ce fut avec elle. Je quittai ses lèvres avec regret pour planter mes yeux dans les siens.

- Ne me fait plus jamais ça…

Demande idiote, mais elle hocha la tête alors que quelques larmes coulaient à ses joues. Je la prie dans mes bras en prenant la peine d’essuyer ses larmes du revers de ma main. Personne n’avait le droit de lui toucher, et je comptais bien m’en assurer.

Au cours de l’été, nous nous rapprochâmes rapidement au point tel que le moment fatal entre un homme et une femme arriva vers la fin de l’été. C’était une première pour nous deux, et le moment fut formidable bien que ça aurait pu être plus efficace si…Enfin, ce détail n’est pas important. Ce qui est important de préciser, c’est que par la suite nous ne nous sommes pas quittés. Chaque soir, nous retrouvions le plaisir des draps et chaque soir nous nous endormions avec un sourire aux lèvres.
À la fin de l’été, je la quittai avec une certaine amertume en lui promettant de lui écrire le plus souvent possible. Nous le fîmes avec une assiduité telle que chacun avait remarqué avec quel intérêt j’attendais mon hibou matinal. Parfois, il m’arrivait de rire seul, ou bien de d’avoir quelques sourires béats lorsque je repensais à certaines de ses lettres. Nous étions heureux, et c’est bien tout ce qui comptait.
À Noël, nous passâmes les vacances ensemble, à courir d’une famille à l’autre. Nous rattrapâmes tous ses mois perdus, et je la quittai avec la même lourdeur qu’à l’été. Or, je ne me serais jamais douté recevoir une lettre aussi bouleversante dès mon retour à Poudlard.

" Mon amour, j’espère que tu es seul lorsque tu vas lire cette lettre.
J’ai une nouvelle à t’annoncer, et comme tu es loin de moi je n’ai pas vraiment le choix de te l’écrire.
Je suis enceinte.
Après en avoir parler avec mes parents, nous pensons que nous devrions le garder.
Serais-tu contre ?
P.S. C’est bien toi le père, avant même que tu y penses
P.P.S Je t’aime"

Je lâchai quelques sermons à la va-vite, incapable de cerner toute l’ampleur de cette telle révélation. Vacillant entre l’excitation d’une telle nouvelle et la stupéfaction, entre la peur et l’anticipation, je lui rédigeai une lettre le soir même.

"Je ne te cacherai pas qu’une telle nouvelle est à la fois une bonne et une mauvaise surprise. Tu n’as pas à t’en faire, nous allons le garder et je ferai tout pour être un bon père.
Veux-tu que je revienne pour trouver un boulot ? On peut vivre sans mes dons de sorciers et je ne veux pas que tu sois seul pour tout ça…"


Le simple fait de penser que je puisse être aussi loin d’elle alors qu’elle allait vivre une telle expérience me serrait le cœur. J’attendis avec impatience sa réponse le lendemain matin, déjà prêt à tout laisser tomber pour ma…famille ?

" Je te reconnais bien là Clark, à tout vouloir abandonner comme ça.
Non, je ne veux pas que tu arrêtes tes études. Tu auras besoin d’un bon emploi pour nous aider même si je ne cacherai pas que j’aimerais bien que tu sois avec moi pour ça.
Je vais t’envoyer des photos, promis. Maman va s’occuper de nous, fait juste en sorte de ne pas redoubler je t’en prie.
Je t’aime"


Je ne vous cacherai pas que les mois suivants cette nouvelle furent pénibles, en autre car je devais tenter de garder cela secret de mes meilleurs amis. J’avais remarqué leurs commentaires tant qu’à ma soudaine excitation, à mon attitude lunatique plutôt différente qu’à mon habitude, mais ils ne me confrontèrent jamais là-dessus. J’étais impatient de terminer mon année et ma seule motivation résidait dans les lettres que je recevais chaque matin. Quelques fois, j’avais quelques belles surprises lorsqu’elle m’envoyait une photo de son ventre, des échographies. D’autres fois, elle se permettait de me décrire en détails les sensations désagréables qu’elle vivait. Cela me permettait de me mettre à sa place, et je grimaçais souvent en sympathisant. Une chance que je suis né homme !

La journée de mon retour au quartier fut très émouvante. J’avais réussi à passer ma 6e année avec brio grâce à tous ses encouragements écrits qui trottaient dans ma tête en permanence. Fier de moi, je rentrai avec l’immense surprise de la retrouver sur le seuil de ma porte. Bien qu’elle m’eût envoyé des photos de son ventre plusieurs fois par mois, je fus surpris par la rondeur de son ventre après 6 mois. Lorsque je la pris dans mes bras, je ne pus m’empêcher quelques larmes de joie. Elle m’avait terriblement manqué, elle et son ventre arrondi.

Durant l’été, nous prirent le temps de préparer une chambre pour notre fils (j’eus la chance de pouvoir assister à l’échographie pour son sexe) dans la maison de mes parents. Nous avions beaucoup de choses à régler pour mon retour à l’école pour ma dernière année, mais nous étions aussi très excités malgré notre jeune âge. Après tout, lorsqu’on s’aime d’un amour véritable, la venue d’un enfant ne peut venir chambouler nos sentiments. Je l’aimais réellement, et un enfant n’était que l’accomplissement de cet amour.

Or, je ne pouvais pas être heureux pour l’éternité. Enfin, Merlin en décida autrement.


Je conduisais, après une belle soirée au cinéma, lorsque l’accident arriva. Nous étions en train de discuter, la tête légère, devant un feu rouge. Elle me regardait en riant après un commentaire que j’avais dit au sujet du nom de notre fils. Même après quelques semaines, nous n’arrivions pas à un consensus. Elle soupira en levant les yeux au plafond du véhicule.

- Tu n’aimes ni Nicolas, ni James, ni Thomas…Alors je ne sais pas quoi te dire…

J’haussai les épaules en souriant.

- Et que penses-tu de Shawn? J’ai toujours aimé ce prénom…

Sous ses yeux vifs, je me retins d’éclater de rire. N’importe quel nom sauf Shawn. Or, je ne pouvais pas lui dire que le seul Shawn que je connaissais était un vrai énergumène. Elle ne voulait pas que notre fils s’appelle ainsi, mais comment pouvait-elle savoir alors que je ne lui avais jamais dit le nom de mes meilleurs amis ? Non pas que j’ai honte d’eux, mais je n’avais jamais considéré important de lui dire leurs noms. Même dans mes lettres, je les énumérais comme étant mes meilleurs amis et non Clyde, Shawn et Benjamin. C’était moins long à écrire, alors je suppose qu’il y a une partie de paresse dans ce fait. La lumière tourna au vert, et je commençai à avancer lorsque nous furent percuter de plein fouet sur le côté passager. Je n’eus pas le temps de réfléchir que nous étions projetées sur le côté par un coup puissant. La respiration coupée par l’impact, je tentais simplement de retrouver le souffle. Lorsque nous nous arrêtâmes, je tournai instinctivement ma tête vers le côté passager pour m’assurer qu’elle était correcte.

Je ne sais pas comment vous expliquer la sensation que je ressentie par la suite : l’immense peur de la voir inerte, saignant du nez et des oreilles. L’horreur de me retrouver dans une telle situation, la terreur de penser que je pouvais avoir perdu ma femme et mon fils en quelques instants. Je tentai de m’approcher d’elle, de tendre ma main mais j’étais incapable de l’atteindre tant la ceinture et le coussin de sécurité me compressaient. Je criai, criai tellement fort que j’en perdis la voix. Je voulais que quelqu’un m’entende, je voulais que le monde entier m’entende et vienne à notre secours car je ne pouvais rien faire pour elle, ainsi bloqué par la ceinture qui refusait de se détacher.

Quel con j’étais d’avoir laissé ma baguette à la maison. J’aurais pu nous sortir de là, si seulement je l’avais eu.

Le souffle court d’avoir trop crier, je ne vis pas le temps passer. Je me sentais comme dans un songe, plongé dans une sorte d’agonie méditative. Peu de temps après l’impact, des sirènes retentirent et nous furent entourés de policiers et d’ambulanciers. En quelques minutes, elle était à bord d’une ambulance tandis qu’on m’embarquait sur une civière à mon tour en enfilant un collet cervical. Je leur répétai que je n’avais rien et que je voulais accompagner ma femme, mais les ambulanciers me dirent que je devais rester tranquille. Je ne dis rien de plus sur le trajet, tremblant de tout mon corps tant le choc d’adrénaline avait été violent. Je tentai de contraindre mes larmes de rage, mais elles coulèrent tout de même tandis que je me laissais border par les sirènes de l’ambulance.

Une fois à l’hôpital, nous furent installés dans une salle spéciale avec plusieurs machines imposantes. Ils fermèrent le rideau, me séparant d’elle, malgré mes protestations. Alors qu’on m’installait des moniteurs, je pouvais les entendre parler de l’autre côté du rideau. En quelques minutes seulement, une dizaine de personnes étaient autour d’elle, dont le médecin qui ordonnait qu’on apporte des électrodes. Mon cœur fit un bond, et un autre lorsqu’il demanda qu’on revérifie les signes vitaux de mon fils.

- Nous les perdons tous les deux, appelle le bloc opératoire en STAT, ils montent.

Je crois que c’est à ce moment que j’ai perdu tout contact avec le monde réel. Alors qu’elle quittait la salle, monitorée par plusieurs instruments, un long tube dans sa bouche et plusieurs personnes s’ordonnant l’un par-dessus l’autre, je commençai à crier. Je voulais les rejoindre, je voulais être là pour elle.

Alors, je fis la chose la plus stupide de mon existence : je me levai. Encore branché comme un sapin de noël, mon collet m’étouffant, je me levai en arrachant tous les fils qui pendaient à moi. Tandis que la machine se plaignait, une foule accourut dans la salle de réanimation alors que je titubais vers la porte. On me demanda de me rasseoir mais je les envoyai promener en disant que j’allais rejoindre mon fils et sa mère. À plusieurs, ils m’embarquèrent de force dans la civière en m’attachant les poignets et les chevilles.

À partir de ce moment, un membre du personnel fut assigné à ma surveillance. Tandis que je marmonnais des sermons contre le monde tout entier, on m’amena passer un scan pour vérifier que je n’avais rien de casser. Une fois que le tout fut passé, on me donna la permission d’enlever le collet sans toutefois me donner la permission d’aller au bloc opératoire.

On me transféra dans une chambre isolée et vitrée, ayant une civière spéciale où sont attachés des poignets en cuir. L’imposante porte de la chambre était présentement ouverte, mais je ne voyais aucune poignée pour l’ouvrir au cas où ils décidaient de la refermer. Voyant où j’avais abouti, je tentai de me calmer en parlant avec le préposé qui me fut assigné. Il s’agissait d’une pièce d’homme de près de 6 pieds, et malgré ma situation je sus qu’il ne fallait pas que je m’interpose à lui.

Enfin, jusqu’à ce qu’on transfère l’homme qui nous avait percuté de plein fouet à quelques civières de ma chambre. Bien que je n’eusse pas vu son visage, j’entendis les infirmières discuter entre elle de notre accident, et j’appris alors que l’homme qui nous avait percuté était complètement drogué et reposait tout près de moi. Cette idée me mit hors de moi, et je me plaçai dans le cadre de porte pour demander à mon préposé si je pouvais aller aux toilettes. Sachant que j’allais passer devant sa civière en allant aux toilettes (j’étais aller un peu plus tôt), je tentai de contraindre la rage qui bouillait en moi tandis que je me dirigeais vers les toilettes, accompagné de ma garde (c’est ainsi qu’ils appellent les préposés qui sont assignés aux fous dans mon genre). Lorsque j’arrivai à la hauteur de l’homme, je me jetai sur lui en l’assenant de coups au visage. À peine ai-je débuter qu’on me maitrisa bras et jambes pour me ramener vers la chambre d’isolation. Je lui criai des insultes, tout en me faisant trainer jusque dans la chambre. Une fois dans celle-ci, ils referment la porte et j’entendis un "clic" non rassurant qui me prouva qu’ils venaient de barrer la porte. Mon garde se positionna devant la fenêtre et m’observa tandis que je m’approchais pour frapper dans celle-ci.

- Laisse-moi sortir, je vais lui dévisser la tête à ce pauvre con !

- Tu sais très bien que je ne peux pas faire ça…

Je cognai mon front contre la fenêtre en grognant.

- Pendant qu’on niaise ici, elle est au bloc opératoire et je ne peux rien faire ! Laisse-moi sortir bon sang !

Il hocha la tête de gauche à droite.

- Pour que tu ailles assommer l’autre gars encore ? Nah, je ne peux pas te laisser faire ça Clark.

Je grognai un peu plus fort, complètement désespéré.

- Mais vous ne comprenez pas ! Je ne suis pas fou !!! Je veux juste la voir !!!

Il ferma les yeux quelques instants avant de me regarder avec compassion.

- Calme-toi pour commencer, sinon on va devoir d’attacher encore. Quand tu seras calme, on pourra négocier.

Je poussai un juron et alla m’asseoir sur la civière en repliant les jambes contre mon ventre. Je ne pouvais pas croire qu’on m’empêche d’être près d’eux. J’étais tant paniqué, effrayé, en colère. Je me sentais impuissant, et je n’avais aucun moyen pour me sortir de cette galère.

Près d’une heure plus tard, la porte s’ouvrit sur une femme en habit vert, que je reconnus comme étant celui du bloc opératoire. Elle avait une mine déconfite, et elle vint s’asseoir à mes côtés tandis que mon garde se tenait appuyé contre le cadre de porte. Il avait croisé ses bras et m’implorait silencieusement de rester calme cette fois-ci. La femme me regarda, blême.

- Je suis le docteur Nichlas, et j’ai des nouvelles pour vous.

Je me raidis en la regardant. Mon cœur battait la chamaille et ma respiration était devenue soudainement très rapide. Je pinçai les lèvres en l’incitant à continuer.

- Votre fils est en bonne santé. Il est présentement sous incubateur mais il pourra en sortir dès demain. Il est très fort pour un bébé prématuré…

Je l’entendis prendre une grande inspiration avant de me regarder avec intensité.

- Cependant, j’ai le malheur de vous annoncer que Sasha a succombé à ses blessures pendant la césarienne. Nous n’avons pas pu la sauver, je suis désolée.

Elle pinça les lèvres à son tour, posa sa main contre la mienne pendant quelques secondes et se leva pour se placer près de la porte aux côtés de mon garde. J’ouvris de grands yeux affolés, ne comprenant qu’en décalage ce qu’elle venait de me dire. C’était impossible, ça devait être un cauchemar. Sasha ne pouvait pas m’avoir quitté ainsi, elle ne pouvait pas…

Je regardai mon garde, blême et tremblant. Tout autour de moi sembla s’écrouler ; les murs semblaient se rapetisser sur moi, mon corps me semblait aussi faible que…

J’éclatai en sanglots, gémissant en me balançant sur la civière.

- Laissez-moi la voir…

La voix de mon garde se fit stricte mais je pouvais sentir un fond d’empathie.

- Je ne peux pas te laisser sortir dans cet état Clark. Je sais que c’est dur, mais tu dois te calmer.

Je gémis de plus en plus fort, jusqu’à me lever d’un bond pour me diriger vers lui.

- Laisse-moi sortir, je dois…

- Arrête.

Je regardai mon garde, le visage déformé par une grimace de désespoir. Incapable de figurer comment faire autrement, je tentai de le plaquer en lui criant de me laisser sortir. En suit mon propre plaquage sur la civière de contentions, suivi d’une injection d’un médicament pour me calmer. La dose que j’ai reçue m’a complètement assommé, et je dormis jusqu’aux petites heures du matin. Lorsque je me réveillai, ma mère tenait ma main avec fermeté, essuyant des larmes à l’aide d’un mouchoir. Mon père se tenait en retrait avec les parents de Sasha qui semblaient complètement épuisés et détruits.

La réalité me rattrapa comme un sceau d’eau froide au visage, et je regardai ma mère avec la gorge serrée.

- Maman…

Je ne pus finir ma phrase, et j’éclatai en sanglots dans les bras de ma mère.

- Je sais mon bébé, je sais…

Je n’ai jamais ressenti un tel désespoir, un tel vide, un tel mal. J’avais l’impression que cette douleur ne partirait jamais, j’avais l’impression d’être brisé en mille morceaux sans trouver le moyen de respirer par moi-même. J’avais perdu le centre de mon univers, et j’étais incapable de trouver une raison de vivre au-delà de ce jour. Jusqu’au moment, vers l’heure du dîner, qu’on mentionna mon fils. Tant perdu dans mon désespoir, j’en avais oublié sa présence.

- J’ai parlé aux infirmières et au médecin…Si tu consens à voir le psychiatre, ils vont te laisser voir ton fils et nous pourrons retourner à la maison…Clark, penses-y…Je sais que c’est difficile, mais tu as des responsabilités maintenant…

La voix de ma mère était brisée, mais je savais qu’elle avait raison. Je devais trouver le moyen de surpasser mon mal, pour le bien de mon fils. Si je ne pouvais pas me battre pour moi-même, je pouvais au moins me battre pour lui. Je consentis donc à voir le psychiatre, qui me prescrit des médicaments au cas que j’en aille de besoin. J’eus la permission d’aller voir mon fils à la pouponnière par la suite. À la vue de ses petites mains fragiles, je sentis quelque chose se créer en moi, ou du moins je sentis une partie de ce que j’avais perdu dans la nuit se reformer d’une manière unique. J’avais peut-être perdu l’être qui valait le plus cher à mes yeux, mais j’avais devant moi la réussite de notre amour. J’avais devant moi la continuité de Sasha, et je me promis d’aimer cet enfant comme je ne l’eus jamais fait. Je lui baisai le front en pleurant toutes les larmes de mon corps.

Un peu plus tard cette journée-là, mes parents vinrent me rejoindre tandis que je berçais mon fils en lui donnant le biberon. Ils fondirent en larmes à leur tour, et ma mère me demanda une question qui me bouleversa.

- Quel sera son nom ?

Avec tous ses évènements, je n’avais pas encore trouvé de nom pour mon fils. J’avais été tant obnubilé par son petit être que j’avais oublié qu’il n’était toujours pas baptisé par un nom. Je grimaçai légèrement en regardant mon fils chigner tandis que le biberon s’était échappé de sa bouche.

- Shawn…Il va s’appeler Shawn Murray…


Je n’aurais jamais cru que ma dernière année scolaire aurait pu prendre un tournant si drastique. Je ne croyais pas revoir la lumière au bout du tunnel, mais deux filles arrivèrent à me sortir de cet étau dans lequel je m’enfonçais. La première, il s’agit d’une belle poufsouffle du nom de Paige. Au début de l’année, elle me procura un certain réconfort par ses étourderies, me rendant le sourire dans les moments les plus durs. Malgré la certaine attirance que j’avais toujours eu envers elle, je n’étais pas dans une partie très propice pour les relations amoureuses. Enfin, c’est ce que je pensais.

Après l’incident avec Paige, je me suis éloigné d’elle. Je ne pouvais pas supporter le regard qu’elle me donnait chaque fois qu’elle me croisait dans le corridor. J’ai fui, comme un lâche. C’est à cette période que j’ai rencontré Kyrah Avery, une belle Gryffondor venant d’une famille plutôt tourmentée. Après l’avoir sauvée d’une situation malencontreuse à Pré-Au-Lard, nous avons commencé à discuter en dedans des murs de Poudlard. Après plusieurs mois, je parviens à oublier ma tristesse grâce à elle. Elle était un vent de fraîcheur, et je ne voulais pas cesser de respirer. Mon Noël fut difficile, entre le fait que mes meilleurs amis venaient visiter mon fils et mon dilemne entre la mémoire de Sasha et celle de Kyrah, j’étais perdu. J’étais perdu, mais moins dépressif qu’au début de l’année scolaire. Après cela, je commençais à vivre pour elle. Elle devint mon point d’encrage, même aujourd’hui. On peut dire que nous avons vécu quelques années difficiles, compte tenu que notre amour se forma en même temps que la bataille décisive à Poudlard. Peut-être est-ce d’ailleurs ce qui nous rapprocha le plus. Elle était si inquiète pour son frère, tendant vers la magie noire, que nous avons tenté de nous repêcher entre nous, en quelque chose. Après la défaite de Voldemort, mon idée fut faite : je voulais qu’elle fasse partie de ma vie. C’est ainsi que quelques mois plus tard, nous avons déménager ensemble avec mon fils. Je m’étais trouvé un travail moldu comme secrétaire au département de police de ma ville. Kyrah, choisissant de renier son sang-pûr, se trouva un métier civil à son tour. Pendant plusieurs années, nous avons vécu comme des moldus. La naissance de mes enfants et la présence de Shawn apaisaient mon esprit tourmenté. Pourtant, malgré les bonheurs de ma vie simpliste, quelque chose n’allait pas. Depuis le jour J, j’avais changé. Je tentais de me prouver le contraire, mais j’étais devenu pessimiste et quelque chose froid et distant. Je tentais de camoufler mes peurs, mais celles-ci se concrétisèrent éventuellement.

Kyrah a eu un accident. Je l’ai appris d’une manière froide et horrible. Mon fils accoure me donner le téléphone tandis que je répare des pièces défectueuses sur ma vieille moto. Je prends le combiné, écoute les paroles sans vraiment comprendre. Ma femme a eu un accident. L’infirmière me demande si je veux passer immédiatement, ne sachant pas si elle a des chances de survivre. Dès qu’elle a dit ses mots, j’ai pensé que ma vie était terminée. Je n’ai pas réfléchi aux conséquences, je n’ai pas réfléchi à mes enfants. Pour moi, je revivais mon cauchemar une seconde fois. Et comme si j’avais été désactivé, j’ai perdu connaissance de mes actes. Je me suis rapidement enfermé dans la chambre de bain, m’emparant d’un ciseau placé dans notre kit de premiers soins. Et j’ai pesé la pointe pointue contre mon bras. Je ne sentis ni douleur, ni tristesse. Pour moi, la vie en était terminée. Je ne pouvais concevoir de perdre ma femme une seconde fois. Je ne pouvais concevoir de vivre sans elle, sans eux. Je n’avais pas la force de combattre cette urge de mourir, alors mon fils a dû m’interrompre. Je dois avouer que cette période de ma vie est particulièrement honteuse pour moi. Voir mon fils et mes deux jeunes enfants me regarder avec ce regard effrayé. Shawn Junior qui prend les devants, qui tente de me soigner alors que je lui crie des insultes afin qu’il me laisse m’en aller. J’ai honte de moi-même. J’ai honte d’avoir agit ainsi devant mes enfants. Mais que pouvais-je faire avec cet était d’esprit? Je n’étais  pas en mesure de m’occuper de moi-même, alors comment m’occuper proprement de mes enfants? Je n’en sais rien, je crois que c’était impossible à cet époque de ma vie. On m’amena rapidement à l’aile de psychiatrie de l’hôtal. Ce même hôpital qui détenait ma femme (que je n’ai jamais marié, d’ailleurs. Je crois que j’avais peur qu’elle m’échappe, justement) Je n’avais même plus la force de me battre contre le personnel, je n’étais qu’un cadavre souhaitant mourir, et c’est ainsi que j’ai dû suivre une thérapie fermée d’une durée de 3 mois. Durant ce temps, les parrains de mes enfants se sont occupés d’eux. Mes meilleurs amis ont pris la relève, ma soeur a fait une crise d’hystérie, ils  m’ont visité afin de prendre de mes nouvelles. Mais il n’y avait pas de nouvelles à donner : j’étais maintenant drogué sur des antidépresseurs et je ne voyais pas comment m’en sortir. Jusqu’à ce que ma soeur me prenne en main. Elle vint de façon régulière, elle et son attitude sèche. Elle fit son rôle de mère envers moi, comme plusieurs fois auparavant. Elle me força à me prendre en main, me força à choisir un nouveau métier à ma sortie de thérapie. Ma jumelle m’a forcé à aller étudier afin de devenir inspecteur à la brigade magique, chose que j’avais toujours voulu faire. Or, j’avais mis ce rêve de côté lorsque Kyrah avait choisi de quitter le monde sorcier. Je tentai de m’accrocher à ce métier, et j’y parvins. 3 mois après le début de mes études, Kyrah revint à elle. Ce fut un choc pour tout le monde, mais j’étais infiniment heureux. Heureux, c’est peu dire. Je tentai d’être heureux. Mais j’étais trop pessimiste, et cela paru immédiatement sur notre couple. J’étais plus distant envers elle, tentant d’empêcher mon âme de se déchirer à nouveau. J’aime ma femme. Je l’aime plus que tout. Mais comment puis-je l’aimer autant qu’avant? Comment puis-je passer outre le fait que je pourrais la perdre à tout moment? Afin de ne pas y penser, j’ai mis ma tête dans mes études. J’ai foncé, perçant dans mon métier tel une flèche. Je suis rapidement devenu inspecteur, puis chef du département.  Ce métier est mon goulag, ma femme est ma torture. Quand est-ce que je peux rire, sourire, me régaler de la vie? À ma mort, je suppose.

(c) par elfyqchan pour Never-Utopia
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MessageSujet: Re: Clark - Quand t'avances d'un pas, tu recules de deux... Jeu 12 Jan - 20:07
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MessageSujet: Re: Clark - Quand t'avances d'un pas, tu recules de deux... Jeu 19 Jan - 12:46
J'ai ENFIN terminé! X)

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Heaven sur Epicode
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MessageSujet: Re: Clark - Quand t'avances d'un pas, tu recules de deux... Ven 20 Jan - 20:13
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Bravo !
Bravo!  

Tu as enfin terminé ta fiche! Tu peux maintenant faire ta fiche de liens afin d'entrer en contact avec les autres membres. N'hésites pas à aller te promener dans le flood et nous te souhaitons de t'amuser parmi nous!

À partir de maintenant, tu fais partie des sorciers civils.


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MessageSujet: Re: Clark - Quand t'avances d'un pas, tu recules de deux...
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Clark - Quand t'avances d'un pas, tu recules de deux...
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