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Pv Arielle - Ohé Ohé Capitaine Abandonné
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MessageSujet: Pv Arielle - Ohé Ohé Capitaine Abandonné Jeu 8 Déc - 20:06


❝Ohé Ohé Capitaine abandonné❞
Toi & Moi
Novembre. Il pleut. Il fait gris. Le frigo est vide. Trop de facteurs qui enveniment encore plus mon humeur maussade. J’ai la flemme, trop de flemme. La maison est plongée dans le noir. Il n’y a juste que l’écran de la télé comme source de lumière. Quelle invention moldue géniale. Je regarde un programme stupide. Une veille série télé où une meuf fait de la magie en faisant bouger son nez. Traitresse. C’est une impie. Si on était capable de faire ça, nous sorciers, ça se saurait !
Je mâche un chewing gum sans goût. Sur la table basse, des dizaines de cadavres de bouteilles de bière s’entremêlent. J’ai réussi à faire une petite montagne de mégot dans le cendrier. Je sais qu’Anna déteste quand je fume à l’intérieur, mais elle n’est pas là, alors je m’en fous. De toute façon, je n’ai même plus la force de me disputer avec elle. Je ferai tout disparaître d’un coup de baguette magique, et tout le monde sera content. Merde. Je ne sais même pas où je l’ai rangée. Elle doit surement être coincée entre deux cousins sur le canapé. Pas envie de chercher. J’tire une latte sur un vieux mégot. J’fais pitié hein ? Mais je l’ai dit : je m’en fous.

On sonne à la porte.

Qui peut bien me faire chier en plein après-midi ? Je ne bouge pas, je fais le mort. Pas envie d’accueillir qui que ce soit. De toute façon, la personne détalerait en courant en me voyant ouvrir : cheveux gras, odeur de cendre brûlée, haleine fétide d’alcool et surtout habillé comme un hurluberlu sortant d’on ne sait où. Nan, j’peux m’infliger ça à moi-même mais pas aux autres. Et puis, qui ça peut bien être ? Sans doute un enfant moldu voulant réclamer de l’argent en échange de lasagnes pour financer un voyage scolaire. Il allait bien comprendre tout seul que le mieux pour lui serait de partir.

Ca re-sonne.

Bordel. Je grommelle dans ma barbe que je n’ai plus rasé depuis quelques temps. Non, je ne lèverai pas le petit doigt pour cet abruti derrière la porte. Je zappe, la sorcière blonde me fatigue. Je baisse le son pour éviter de trahir ma présence. La petite boite me renvoie l’image d’un bidonville. Non, merci. Je zappe. Publicités. Je zappe encore. Publicités. Lassé, je coupe cette machine infernale. Je ne sais pas quoi faire. Je m’emmerde sec.

On cogne a la porte maintenant.

Disparais, qui que tu sois.

Je commence à m’énerver. Qui ose troubler mon repos ? Je ne savais même pas que j’étais capable d’avoir un autre sentiment que la nonchalance. Lassé, je m’écrie : « C’est ouvert ! ». Je rallume la télé pour montrer plus fort que cette personne n’est pas la bienvenue. J’entends la porte s’ouvrir et se refermer. Des pas qui claquent. Une femme ? Qui donc ?
Une masse se met en travers de moi et l’écran.

Arielle.

Qu’est-ce qu’elle fous ici ?

« J’t’ai dit que j’étais malade. Contagieux. Très contagieux. »

J’ai envie de ne voir personne. Même mes amis. Au début Arielle et moi, c’était loin d’être gagné. Je ne pouvais pas la supporter. Et puis, grâce à Clyde, j’ai appris à la connaître et a l’apprécier. La venue au monde de nos enfants plus ou moins au même moment a favorisé nos contacts. A présent je la considère comme une amie.  On a partagé les joies de l’éducation.  Mais c’était il y a longtemps. Les souvenirs heureux ne sont plus qu’une brume lointaine.

« Tu devrais partir. J’pas envie que tu sois malade. »

Je n’ose même pas la regarder dans les yeux. Je remonte la couverture sur moi et je me love dedans, comme un bébé. J’pas envie qu’elle me voit comme ça. J’ai honte je vous dis.


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MessageSujet: Re: Pv Arielle - Ohé Ohé Capitaine Abandonné Ven 6 Jan - 0:41

Ohé ohé, tu fous ta vie en l'air!

Je regarde l’écran de mon téléphone plusieurs fois avant de me résoudre à l’appeler. Je me sens dénudée, bête, un peu laissée à moi-même devant ce numéro de téléphone que je connais par cœur. Ce contact, cette personne qui est devenue mon meilleur ami avec les années, comment avais-je pu l’oublier pendant quelques semaines? Que devenait-il de cette limace incapable de se bouger les fesses? Avait-il encore plus sombrer dans la folie de l’alcool que lorsque j’a quitté en septembre? Quel être ignoble étais-je devenue. Deux de ses amis quittaient du jour au lendemain, et nous n’avions pas vraiment pris de ses nouvelles. Il faut dire que je parle plus vraiment à Clyde, alors il se pourrait bien qu’il continue de prendre de ses nouvelles sans que je le sache. Or, je ne l’avais pas fait. Alors, en ce matin de novembre, j’hésite. Va-t-il être outré que je l’aille oublier pendant plus de deux mois? Va-t-il être tellement saoul qu’il ne va pas me reconnaitre? Enfin, je n’ai pas vraiment le choix de l’appeler. Après tout, ma décision est prise.

Quelle décision? Celle de quitter mon poste de professeur. Pas que je n’aime pas être professeur, au contraire. Ce n’est tout simplement pas ma matière. Tout ce que je sais sur les créatures magiques, je le sais grâce à Shawn. C’est lui l’expert, pas moi. Lorsque nous étions dans le monde moldu, j’avais ma clinique vétérinaire pour les animaux non magiques. Quelle idée croire que le monde magique et le monde moldu pouvait se ressembler? Bon, il faut dire que j’ai appliqué sur un coup de tête due à la frustration que me procurait mon mariage. Mais tout de même, je ne croyais pas être réellement prise!

Après plusieurs semaines dans cette position qui me déplaisait, je me suis résolue à en parler à la directrice. Louant les talents de Shawn, j’avais réussi à la convaincre de le prendre comme professeur. Ainsi, je devenais l’assistante en Divination et en Astronomie, à mon plus grand bonheur. Or, il fallait que j’annonce cette nouvelle à Shawn. Chose qui ne serait pas très simple étant donné que les cours reprennent lundi et que théorique, c’est lui qui doit donner le cours. Nous sommes vendredi. J’ai donc trois jours pour le convaincre de descendre à Poudlard avec moi.

Je me résigne enfin à composer le numéro, désespère au bout de quelques sonneries avant qu’une voix rauque et molle me réponde. J’ai un léger pincement au cœur, ouvre la bouche quelques fois avant d’être en mesure de placer mes mots dans le bon ordre.

- Hey… C’est moi, Arielle. Tu crois que je peux descendre te voir? On ai vendredi, alors je suis en congé en fin de semaine…

Je n’ai pas envie de m’excuser pour mon absence, j’ai simplement envie qu’il me confirme. Après tout, nous n’avons pas vraiment le choix. De sa même voix molle et saoule, il me répond une excuse banale en disant qu’il est malade. Très malade. Il ne veut pas que je contracte ce qu’il a. Il doit se reposer. Tout au levant les yeux au ciel, découragée et coupable à la fois, je raccroche.
Comme quoi je me retrouve à parcourir ma chambre à grands pas pendant quelques minutes, cherchant une solution à son obstination de solitude. Je dois le forcer à sortir de cette isolation mortuaire ou bien je vais me faire brûler vif par la baguette de McGonagall!

Je fais donc la seule chose que je peux faire dans une telle situation : je transplane dans le quartier de Shawn. D’un pas pressé, je me dirige vers sa maison, où je sonne deux fois, sans réponse. Je sais qu’il est à la maison, aussi saoul qu’il est-il ne pourrait pas bouger de quelques pas sans tomber… Enfin, c’est ce que je présume. Sa voix lâche me répond que la porte est débarrée, et j’entre en claquant la porte derrière fois. Son regard de poisson hors de l’eau me fait foncer les sourcils, et je me dirige vers lui avec qu’il tente de me donner une excuse. Malade? Ah oui? Je regarde les bouteilles vides qui trainent, et là…je bouille intérieurement.

- Malade d’alcool tu veux dire! Fais-moi pas chier avec tes mensonges à la con! Anna les prend peut-être, mais pas moi!

Je me dirige rapidement vers la salle de bain, ouvre le robinet d’eau froide du bain et commence à  le remplir. Lorsque celui-ci est bien à rebord, je le referme avec un excès de violence dans mon geste. Cet enfant me saoule. J’en ai marre de ses conneries à la con. Telle une guerrière, je sors de la chambre de bain en brandissant ma baguette, lui lance un stupéfix avant qu’il ne puisse dire quoi que ce soit et le lévite jusque dans le bain. Une fois que j’ai placé le corps inanimé dans l’eau froide, je gèle la surface de l’eau pour qu’il ne puisse pas en sortir. Une fois que j’ai terminé, je retire mon sort de stupéfix en le foudroyant du regard.

- Là, tu vas dégriser et tu vas m’écouter! C’est clair? Je ne te laisserai plus fouttre ta vie en l'air pour une putain de jambe!



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MessageSujet: Re: Pv Arielle - Ohé Ohé Capitaine Abandonné Ven 13 Jan - 21:28


❝Ohé Ohé Capitaine abandonné❞
Toi & Moi

Caché sous mes couvertures, je la regarde d’un œil faible. Je me trouve très convaincant dans le rôle du malade imaginaire. Arielle avait déboulé d’un pas menaçant qui ne me faisait ni chaud, ni froid. Je n’avais pas envie de parler, ni de voir du monde. Foutez-moi la paix, laissez-moi seul avec mes pensées noires et mes bouteilles de bière. J’échappe malgré moi un hoquet qui la fait sortir de ses gonds.  Fallait qu’elle se calme, elle allait finir par faire un AVC.

- Malade d’alcool tu veux dire! Fais-moi pas chier avec tes mensonges à la con! Anna les prend peut-être, mais pas moi!

Il fut un temps où j’aurais réagi face à ses propos sur Anna. Mais même ça je n’en ai pas la force. J’ai arrêté de me battre pour Anna il y a bien longtemps. Je ne sais plus dire quand exactement j’ai stoppé de croire en notre amour, celui qui me donnait des ailes. J’suis amorphe. Une mauvaise plante qu’on aurait oublié d’arroser, qui manque de soleil, de carburant pour vivre. Un vieux déchet même pas bon à être recyclé. J’vaux pas la peine que les gens se battent pour moi. De toute façon y’a rien à faire. Je grommelle quelque chose que je ne comprends pas moi-même lorsqu’elle disparaît de mon champs de vision. Elle fait comme chez elle, je ne lui en veux pas. Arielle a toujours été la bienvenue chez nous, tout comme Clyde. Je n’écoute pas ce qu’elle manigance, je fixe mon regard sur la télévision et termine d’un trait ma bière. J’suis vaseux.

« Hé, ce que tu déplace tu ranges hein » dis-je suivit d’un rire ironique et typique des vieux types de comptoir. Qu’est-ce que je m’en fous du bordel. Il suffisait de jeter un œil sur la table basse pour se rendre compte que je n’y accordais pas d’importance. Je me redresse un peu, sentant mon fessier s’engourdir sous mon poids. Le reflet de la télé me renvoie un reflet de moi pitoyable lorsque je l’éteints. Je reste un instant fixé sur cette vision qui est loin d’être une métaphore de l’homme que je suis devenu. J’me fais tellement honte mais qu’y voulez-vous que j’y fasse. J’suis qu’un pantin manipulé par le désespoir, la perte de tous ses rêves. J’allais me lever pour aller vider ma vessie remplie de bière lorsqu’un éclair frappe ma poitrine de plein fouet. Figé. Stupefixié. Elle n’aurait pas osé ? Et bien si. Sans comprendre pourquoi et incapable de résister me voilà transporté je ne sais où. Je déteste cette sensation et putain, j’ai besoin de pisser ! Où m’emmène-t-elle ? J’ai envie de lui hurler de me lâcher mais même capable de bouger, je n’aurais pas la force de parler si fort. Et puis une partie de moi à envie de rire devant ce spectacle, le côté soûl de ma personne sans doute.

Putain, que c’est froid. J’écarquille les yeux tellement fort que j’ai peur qu’ils tombent de mes orbites. Je suis surpris et frappé par le froid à la fois, qu’est-ce qu’elle fout putain ?! Je jette un œil sur ce que ma vision peut m’offrir avec ma tête figée : je suis dans la salle de bain. Dans la baignoire je présume. Là, je serais capable d’hurler si je le pouvais. Je sens le liquide autour de moi se solidifier. Arielle lève le sort. Super, je ne peux que bouger ma tête ! Nous sommes en nette progression bravo !

« Putain mais t’es complètement malade ma parole !!! » Et j’affirme haut et fort ce que je dis. Ce bain d’eau glacé a le don de me réanimer. J’essaie de bouger mes membres mais impossible. J’ai tellement envie de l’étrangler en ce moment même.

- Là, tu vas dégriser et tu vas m’écouter! C’est clair? Je ne te laisserai plus fouttre ta vie en l'air pour une putain de jambe!

Non mais pour qui elle se prenait celle-là ? Bon, d’accord en tant qu’amie elle pouvait se permettre de me remettre à ma place mais je ne l’acceptais pas. Et encore moins me parler de ma jambe comme si c’était un vulgaire détail. Je sens la colère monter. Sentiment que je n’avais plus eu depuis longtemps. Je sens que mon visage devient rouge pivoine, je dois avoir l’air bien ridicule fagoté ainsi.

« Oh s’il te plait Arielle, ferme là deux secondes ouais ?! C’est pas en congelant les gens qu’on peut discuter avec eux. Je fous pas ma vie en l’air de un, de deux, je fais ce que je veux, de trois, ma jambe n’est pas un putain de petit problème et quatrièmement, j’ai besoin de pisser grave donc dégage moi de là ! »

Je tente de gigoter pour faire craquer la glace mais seule ma tête bouge de gauche à droite. J’ai l’impression d’être cet objet stupide que les moldus mettent sur le tableau de bord de leur voiture. Ridicule. Je me sens profondément ridiculisé. Je ferme les yeux et souffle un bon coup. J’ai vraiment envie de l’étrangler. Je pense qu’il vaut mieux pour elle qu’elle ne me laisse pas sortir de son piège. Mes réactions sont décuplées depuis l’accident. La colère prend des proportions démesurées. Soudain, j’ai une idée et je fais légèrement ressortir le jeune Shawn qui est en moi :

« C’est bien simple. Tu me sors pas de là ? Ok, je me tais, je ne dis rien et je me laisse mourir d’hypothermie. »

L’immaturité à toujours fait partie de moi, et entre-nous, j’ai l’impression que c’est une facette de ma personnalité qui ne s’éteindra jamais. Au grand Damn de mon entourage. Il est vrai qu’avec les années, j’ai bien évolué mais, allais, entre-nous, c’est qui le plus immature entre Arielle et moi en cet instant ?

Oui, vous avez tout juste : Elle.

Putain, j’dois pisser. Faut que j’arrête d’y penser. Laissez-mi vivre ma vie putain. Cri du cœur. Entendez-mes prières petit jésus. S’te plait. Fais un geste de là-haut pour moi.


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MessageSujet: Re: Pv Arielle - Ohé Ohé Capitaine Abandonné Sam 14 Jan - 21:53

Ohé ohé, tu fous ta vie en l'air!

Shawn me donne envie de vomir. Littéralement. J’ai le cœur au bord des lèvres. Si seulement j’ai encore un cœur à cet instant. Il est pitoyable. Léthargique. Mort. Et surtout, c’est maintenant un glaçon humain. Tant pis pour lui, il m’écoutera la prochaine fois lorsque je lui dis de rester éloigner de ces maudites bouteilles d’alcool. Je soupire, m’appuyant contre le rebord du bain en levant les yeux au plafond. S’il existait un remède miracle contre la folie passagère alcoolisée dans laquelle il s’est embarqué, je payerais cher pour l’obtenir. Pourtant autant m’en faire pour un ami? Je ne sais pas. Parfois, sa misère me fait penser à la mienne. Je ne peux peut-être pas sauver mon couple, mais je peux peut-être encore sauver ce qui reste de Shawn. S’il reste quelque chose, ce que je doute très fortement en cet instant. Je n’aime pas en arriver à des solutions aussi radicales, mais autant sa situation que mon manque de temps m’y oblige. Renevez contre Clyde si vous trouvez que je me laisse trop aller à la colère. C’est en partie de sa faute si j’embrasse ce côté de ma personnalité maintenant. Donc Shawn, maudit Clyde et non moi d’avoir autant d’audace.

Je fronce les sourcils, tentant d’être aussi sévère que lorsque je réprimande mes enfants. Car en cet instant, il me fait penser à un enfant gâté qui ne fait que se plaindre de sa misérable existence. Je vous semble agacée? Irritée? C’est parce que je le suis. Bien plus que votre petite consciente ne peut l’imaginer. Comment peut-il faire cela à sa famille, à nous? Je connais Shawn. Je sais que ce mec est immature et tête en l’air, mais je n’aurais jamais cru qu’il serait assez lâche pour succomber à une telle addiction. Cela me révolte. Alors, je fais en sorte de le réveiller. Tant pis s’il me jette un sort par la suite ou qu’il m’insulte, j’aurai la satisfaction personnelle d’avoir eu une certaine revanche. Je prends un malsain plaisir à le voir crisper son visage mou et lasse. Enfin un semblant de sentiment qui traverse son visage. Lorsqu’il me it que je suis malade, je ne fais que sourire les lèvres pincées. Peut-être un peu, mais certain moins que lui.

« Oh s’il te plait Arielle, ferme là deux secondes ouais ?! Ce n’est pas en congelant les gens qu’on peut discuter avec eux. Je fous pas ma vie en l’air d’un, de deux, je fais ce que je veux, de trois, ma jambe n’est pas un putain de petit problème et quatrièmement, j’ai besoin de pisser grave donc dégage moi de là ! »

Je fronce les sourcils, aussi sèche dans mes paroles que la glace que j’ai formée.

- Je n’ai jamais dit que je voulais discuter. Comment veux-tu discuter si t’es pour boucher tes oreilles encore? Oui, tu fous ta vie en l’air. As-tu cherché du travail? Depuis quand tu n’as pas vu tes enfants? Qu’est-ce que tu leur dis? T’as vu la porcherie dans la maison? Et viens pas détourner notre discussion avec une excuse bidon comme à ton habitude.

Je le regarde se gigoter comme une limace un peu trop collante, suintant de mucus (ou de sueurs froides, je ne pourrais dire). Est-ce que je suis assez en colère pour vous? Ah non, mais nous n’avez pas encore vu ma forme finale. Mais cela ne va pas tardez, continuez de lire.

« C’est bien simple. Tu me sors pas de là ? Ok, je me tais, je ne dis rien et je me laisse mourir d’hypothermie. »

Je grogne, me levant d’un bon pour m’avancer de sa petite face crispée par le froid. Ma patience a atteint ses limites du moment que la porte s’est ouverte.

- Oh oui? Tu veux la jouer comme à Poudlard? Tu vas encore une fois t’échapper et fuir une situation? Parce que clairement, c’est tout ce que tu fais dans ta vie!

Je m’arrête, réalisant que ce discours…Eh bien, je pourrais très bien me le donner à moi-même. Cette réalisation me fait descendre d’un cran, et mes épaules de décontractent tandis que je soupire longuement. Je lève ma baguette vers le bain, mais avant le délivrer, je me permets de le mettre en garde.

- Je te préviens. Tu essayes de t’enfuir, tu transplanes, tu fuis… Je vais te suivre et te retrouver. Nous devons parler. Sérieusement. Mais pas dans ton état. Prends une douche, habilles-toi comme il se doit et vient me voir par la suite.

Je lève le sort, referme la porte sans attendre sa réplique et me dirige vers la chambre de Shawn. Je fouille rapidement, sans délicatesse, pour finalement m’emparer d’une grande valise en dessous de son lit. Je commence à y empaqueter du linge, lui laissant tout de même la discrétion d’y mettre ses sous-vêtements. S’il ne veut rien entendre, je vais le forcer. Le connaissant, il va refuser de m’écouter peu importe ce que je vais dire. Mais je connais un seul moyen… Un seul…Et malheureusement, je vais devoir l’utiliser.  




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MessageSujet: Re: Pv Arielle - Ohé Ohé Capitaine Abandonné Sam 14 Jan - 22:42


❝Ohé Ohé Capitaine abandonné❞
Toi & Moi

J’ai ma vessie prête à exploser. Je suis à cet instant à deux doigts de me faire dessus et jamais je n’aurais connu une pareille humiliation. Et pourtant, j’en ai vécu des situations où ma dignité en prenait un coup. Comme à cet instant par exemple. Je suis frigorifié dans ma propre baignoire avec pour seule compagnie une hystérique. Je sais qu’elle veut bien faire, je le sais mais, je suis incapable de me sortir les doigts du cul. Je suis incapable de me reprendre en main. Toute ma vie s’est réduite en poussière en une seule fraction de seconde. Comment pouvais-je aller de l’avant ? Ma présente colère est la traduction du reste de moi-même qui me raccroche à la vie. Une infime partie de moi si minuscule que je m’étonne qu’elle s’active. Arielle était une femme étonnante. Je n’avais pas toujours été très respectueux envers elle quand nous étions jeunes mais à présent c’est très différent. Elle sait ce qu’elle veut, elle. Elle sait où sont ses combats.

Moi, je n’ai plus la force de me battre. Je penche la tête en arrière et regarde Arielle partir. Je fous ma vie en l’air m’avait-elle dit. Oui, c’est vrai. Une fois de plus elle avait raison mais … que pouvais-je faire ? Je n’étais plus bon à rien. Je ne sais même plus quand remonte la dernière fois où j’ai utilisé ma baguette pour autre chose que de faire léviter les paquets de chips ou les bacs de bière. Sombre idiot que je suis. Je fais plus de mal aux autres qu’à moi-même. C’en est écœurant. J’ai la chance d’être bien entouré. Mais ils ne peuvent pas m’aider, je ne suis plus rien.

Depuis quand tu n’as pas vu tes enfants? Qu’est-ce que tu leur dis?

Ces paroles me restent en tête, j’ai pas envie de lui répondre. J’ai ma gorge qui se noue. Elle vient de toucher une corde sensible et je la déteste pour cela. Alors je ne dis rien. Je fais comme si cela m’atteignais pas mais c’est bien tout le contraire qui se produit. Elle a de nouveau animé ma colère. Mes enfants. Ils sont ma fierté et sans doute la seule chose qui ne me pousse pas à mettre un terme à mon existence. Si elle savait tout ce qu’ils représentaient pour moi… Je les aime. Du plus profond de mon âme. J’ai toujours été là pour eux. Et à cet instant, ils sont à Poudlard et je leur envoie des lettres truffées de mensonges en leur disant que tout va bien. J’suis un bel enfoiré. Je me mords la lèvre inférieure pour retenir mes larmes. Ma gorge se noue de plus en plus. De la colère à la tristesse, il n’y a qu’un pas. Comment peut-t-elle arriver à me soutirer de pareilles émotions. Je n’en sais rien, elle doit juste tenir très fort à moi je suppose. Tu vas encore une fois t’échapper et fuir une situation? Parce que clairement, c’est tout ce que tu fais dans ta vie! Je sais. Pas besoin de me le répéter. La fuite. Mon audace a bien disparut, elle s’est envolée et jamais je ne pourrais la rattrapper. Jamais je ne pourrais redevenir le Shawn que j’étais. Il est mort. Morts avec mes rêves. Fini, aurevoir. ByeBye.
Je n’ai plus envie de l’étrangler. En fait, je pense qu’elle ne comprend juste pas. Je ne supporte pas son ton autoritaire envers moi. Même Anna ne m’a jamais parlé comme ça. De toute façon, on ne se parle plus. Qu’aurions-nous à nous dire. Les seuls contacts que j’ai avec elle sont moi-même et une de ces photos que j’aime tant. Je reste un homme. J’ai des pulsions malgré tout. Et putain, avec elle, qu’est ce qu’on s’amusait…
Avant de me délivrer elle m’a lancé une espèce d’ultimatum que je n’ai pas vraiment compris :

- Je te préviens. Tu essayes de t’enfuir, tu transplanes, tu fuis… Je vais te suivre et te retrouver. Nous devons parler. Sérieusement. Mais pas dans ton état. Prends une douche, habilles-toi comme il se doit et vient me voir par la suite.

Ma colère reprend le dessus. Ce besoin de me materner et de me traiter comme un gamin m’exaspérait au plus haut point. Qu’avait-elle à m’annoncer de si important ? Même si je n’ai pas envie de faire ce qu’elle me dit, j’ai plutôt envie de m’enfoncer dans un trou sans fond, je quitte cette eau glaciale, me mets nu et fait couler l’eau chaude sur ma peau. Mon corps brûle, la différence de température est fulgurante mais qu’importe. Je profite d'être sous la douche pour enfin soulagée ma vessie. Après un bon coup de savon, je sors et observe mon reflet dans le miroir. Ma barbe a quelques jours, j’ai les traits fatigués. Mes yeux puent la tristesse. Je m’approche de l’évier et ouvre la commode et sors mon rasoir. Je n’ai jamais aimé avoir de barbe. Je rase rapidement cette masse de poils avant de chercher une serviette pour m’essuyer. Rasé, j’ai l’air un peu plus présentable et c’est ce qu’elle voulait. Je claudique dans le couloir totalement nu. Ma béquille est restée en bas mais je ne pouvais pas me permettre de descendre la chercher et croiser le regard d’Arielle se poser sur mon corps. Cela serait bien trop gênant. La porte de la chambre est entre-ouverte. Je n’y avait plus mis les pieds depuis quelques temps, notre chambre conjugale s’était transformée en chambre d’Anna, ma chambre étant devenu le salon. Enfin, le canapé.

Je pousse la porte et entre. Je connais le chemin et je ne prête pas attention à Arielle que je ne vois pas. Je m’appuie sur la coiffeuse d’Anna et je regarde ses bijoux pendre. Dans le reflet du miroir, je vois…Arielle.

« Arielle, mais qu’est-ce que tu fais là?! »

Sous le coup de l’étonnement, je glisse. Je tente de m’appuyer sur ma jambe paralysée mais elle s’éffondre sous mon poids. Mon corps nu rencontre le sol et je pousse un hurlement de douleur. La cicatrice c’était refermée depuis presqu’un an mais lorsque je forçais, c’est comme si le dragon me mordait à nouveau. Putain, j’ai mal. Je gémis quelques instants et je tente de calmer la douleur en serrant ma jambe entre mes doigts. Je m’assieds tant bien que mal et prend appui sur le lit avant de m’effondrer dessus. J’ai les larmes aux yeux tellement la douleur est vive. Je ne m’inquiète plus du tout de savoir si Arielle peut voir les parties intimes de mon anatomie. Je m’en fous. Je veux juste stopper cette putain de douleur. Normalement, il doit me rester des anti-douleurs dans le tiroir de la table de nuit. Je prends appui sur mes coudes et tends mon bras jusque’ la petite commode. Je déploie tous mes efforts. Je suis à bout de souffle. Je tire le tiroir et fouille à l’aveugle. Mes doigts entrent en contact avec le pot que je cherche : je l’ouvre et avale tout rond le médicament. L’effet est instantané. Je tombe sur le lit épuisé par ce qu’il vient de se passer. Je ferme les yeux. Ma tête commence à tourner. J’avale ma salive pour éviter de vomir. J’ouvre un œil et je m’adresse d’un calme olympien et suppliant à Arielle.

« S’il te plait, pars. Je ne vaux rien »

Et malgré moi, une larme coule sur ma joue.


© Pando
[/quote]
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MessageSujet: Re: Pv Arielle - Ohé Ohé Capitaine Abandonné Sam 14 Jan - 23:49

Ohé ohé, tu fous ta vie en l'air!




Je ne sais pas ce qui me pousse réellement à être aussi radicale avec lui. N’importe qui qui me connait réalise facilement lorsque je suis tracassée. Je suis loin d’être transparente avec mes émotions, et c’est en autre pourquoi Shawn et moi nous nous ressemblons. Lorsque nous étions à Poudlard, nous ne nous entendions vraiment très mal. Je me rappelle même que cela avait créer une forte chicane entre Clyde et Shawn qui avait duré plus que deux semaines avant que je parvienne à calmer Clyde. Je crois que Shawn m’avait toujours vu comme une influence négative pour son meilleur ami, et moi de même. Et puis, nous avions eu nos enfants. J’avais découvert une nouvelle facette que je ne connaissais pas chez lui, et celle-ci m’a particulièrement plu. Je ne suis pas prête à abandonner cette facette de sitôt, et c’est peut-être pourquoi je vais faire ce que je vais. Contre son gré. Je vais le forcer à agir, même s’il ne veut pas. Car je suis convaincue qu’au fond de lui, il sait que j’ai raison. Il sait qu’il doit faire quelque chose, mais il ne sait tout simplement pas comment. Enfin, c’est ce que j’espère. Sinon, McGonagall pourrait très bien me renvoyer à mon tour si elle réalise que je lui ai apporté un soulon comme professeur.

Perdue dans mes pensées, pliant son linge tranquillement dans la valise, je ne réalise pas que Shawn entre dans sa chambre. La cacophonie qu’il fait lorsqu’il glisse au sol me fait sursauter, et je suis chanceuse que celui-ci soit de l’autre côté du lit car dans le cas contraire j’aurais eu le droit à un regard direct sur ses parties intimes. Pas que cela me dérange, mais je crois que Shaw est déjà assez humilié dans sa vie, cela ne l’aiderait certainement pas à regagner une certaine estime de soi. Je me dirige vers lui, mais celui-ci se relève avec peu d’habiletés avant de s’étaler sur son lit en gobant une pilule dans sa bouche. Ce spectacle me donne envie de crier, de pleurer, de jeter un objet à travers la fenêtre. Je ne suis pas prête à abandonner. Je ne veux pas abandonner. Il est nu, exposé, et pourtant j’ai l’impression que c’est son âme et non son corps qui est à nu devant moi. Cela me fait mal, et ma lèvre commence à trembler. Je ne veux pas le voir souffrir à ce point, alors pourquoi est-il aussi…fermé d’esprit à mon aide! Ce mec draine mes réserves.

« S’il te plait, pars. Je ne vaux rien »

J’ai l’impression qu’on me plante un couteau dans le cœur. Comment Anna peut-elle… Non, elle n’est plus là. Je la comprends, comme je comprends Clyde de fuir notre demeure. Nous sommes deux couples d’amis torturés par nos problèmes familiaux. Je refuse d’abandonner. Je dois sauver au moins l’un d’entre nous. Mais je ne peux plus faire comme si cela ne m’affectait pas. Et, j’ai sincèrement le goût de crier. Je m’empare d’une paire de bas que j’avais placé dans la valise, prends une grande inspiration et crie un coup en jetant la paire de bas au mur. Un peu soulagée, j’essuie des larmes silencieuses avant de m’emparer d’une couverte sur le lit pour couvrir Shawn. Une fois un peu moins vulnérable à mes yeux, je m’approche du lit pour emprisonner ses joues dans mes mains.

- Regarde-moi.

Nous pleurons tous les deux. Quelle paire d’idiots nous faisons. Lorsque ses yeux fuyants se fixent enfin sur les miens, j’ai l’impression de vouloir crier à nouveau. De le secouer, de sortir ma baguette et faire ressortir le Shawn que je connais. Celui qui me faisait rire lorsque ma fille ne me laissait pas dormir, celui qui cuisinait avec moi pour que la corvée soit moins imposante. Shawn est mon meilleur ami. Je ne le laisserai pas périr. Non, je refuse. J’ai l’impression d’être au sommet d’un gratte-ciel prête à sauter dans le vide. J’ai les jambes molles. Je ne veux pas le perdre, même si le mal est déjà fait. Un drôle de sentiment à l’intérieur de moi, je colle mon front au sien en fermant les yeux. Je ne sais pas ce que je fais. J’ai simplement envie de retirer toute cette tristesse dans son être. Je veux qu’il soit heureux, qu’il soit là pour Anna, pour ses enfants, pour nous tous. Je veux envoyer promener sa blessure, trouver une façon qu’il cesse d’être paralysé. Je ne sais pas comment, mais ce que je sais…Ce que je sais, c’est comment rescapé ce qui reste de lui. J’ai si peu de gens à qui je tiens, si je…Si je devais…Non, je ne veux même pas y penser. La tentative de suicide de Clark avait pesé lourd sur notre groupe. Je refuse de croire que Shawn puisse…Et si? Non…Non!

Je m’empare de ses épaules pour lui donner un énorme câlin. Je me laisse pleurer, lui montrant que je ne suis pas hystérique ou folle. Je suis simplement inquiète pour lui. Parfois, les mots sont moins puissants que les gestes. Et là, je m’expose complètement. Tout près de son oreille, je souffle entre deux hoquets

- Tu n’as pas le droit de dire ça, tu comprends? Je vais te prouver le contraire, tu dois juste me faire confiance et cesser de fuir. Je sais que ça te fait mal, je sais que tu te sens anéanti… Mais…T’as aucune idée à quel point les gens dans ton entourage t’aiment. T’as AUCUNE idée à quel point t’es important pour moi. Okay? Alors je refuse que tu dises ça.

En parlant, je me suis reculer pour pouvoir l’observer à nouveau. Je tiens toujours ses épaules, comme pour l’empêcher de me glisser entre les doigts. J’hoche la tête, me lève d’un bond et termine de préparer la valise. Je lance du linge sur le lit pour qu’il puisse s’habiller. Pendant ce temps, j’en profite pour aller chercher ses effets personnels dans la chambre de bain, écrire un mot à la va-vite sur la table de la cuisine pour signifier à Anna que Shawn serait parti pour plusieurs mois à Poudlard. J’y ajoute un – Désolé, mais c’est pour le mieux. Satisfaite, je retourne dans la chambre pour y déposer les effets personnels de Shawn. Je referme la valise, puis me lève pour le regarder. Une fois rasé et habillé, je crois reconnaitre une parcelle de l’homme que j’ai connu avant l’accident. Cela me donne un coup, et je donne de respirer profondément pour ne pas sacrer. Certes, il a maigri et des cernes se sont formés sous ses yeux. Mais un peu mieux habillé, il me donne espoir. Je me dirige vers lui, valise d’une main, et m’empare de sa main qui ne tient pas sa canne.

- Ne me pose aucune question avant d’être arrivé à bord du train.

Puis, je transplane dans une ruelle près de la gare de Kingcross. Sans dire un mot, j’achète des billets pour notre plateforme puis je me dirige vers la plateforme 9 ¾. Ce n’est qu’une fois à bord du train (ou plutôt une fois qu’il est en marche, afin de bien m’assurer que Shawn ne s’enfuit pas encore une fois) que je me permets de regarder Shawn, clairement confus par la situation.

- Maintenant, je peux te dire pourquoi tu es ici… Tu es le nouveau professeur de Soins aux Créatures Magiques à Poudlard….
 




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MessageSujet: Re: Pv Arielle - Ohé Ohé Capitaine Abandonné Dim 15 Jan - 15:54


❝Ohé Ohé Capitaine abandonné❞
Toi & Moi

Je ferme les yeux et laisse couler mes larmes, en silence.  La proximité d’Arielle, ne me trouble pas.  Les larmes coulent et je repense à toute ma vie.  A tous ces moments oubliés, ces sentiments perdus, ses affinités rompues à cause d’un accident. En deux secondes toute ma vie a basculé. Il n’aura suffi que de deux secondes. Cette nuit-là, j’avais sauvé la vie de quelqu’un pour la troquer contre une vie misérable. Au début, je regrettais mon acte mais avec le recul, j’ai eu la meilleure réaction qui soit. Il mourrait ou je me blessais, le choix était vite fait. Je n’éprouve même pas de rancœur envers ce petit stagiaire qui voulait bien faire. Je lui ai sauvé la vie. Si vous saviez le nombre de fois qu’il m’a remercié. Je pense même qu’il est plus souvent venu me voir à l’hôpital que mes propres enfants. Pauvre garçon.  

J’ai la tête qui tourne et mon envie de vomir est toujours présente. Le stress, l’effort, tout joue contre moi. Même mon corps me pousse à devenir une larme, à faire le moindre effort. Si vous saviez les idées noires qui me traversent l’esprit. Si vous saviez comme j’ai envie de quitter ce corps qui ne me sert plus à rien.  Mes ennuis seraient oubliés à jamais. Fini la douleur, terminé cette vie sans but. Je serais bien plus heureux là-haut qu’ici. Ô j’ai déjà pensé à bien des manières de mettre fin à mes jours, souvent ces idées obstruent ma capacité de réflexion. Et à chaque fois que je pense avoir trouvé la solution idéale mon regard se pose sur un cadre où sur une écharpe qu’a laissé traîner Anna, et je me dis que je ne peux pas leur faire ça. Malgré notre éloignement, ma femme a besoin de moi, de mon argent. Avant, je m’occupais des enfants lorsqu’elle travaillait tard à l’hôpital, j’étais sa roue de secours. Maintenant les enfants son grands, ils n’ont plus besoin d’être gardés par leur père.  Je suis donc réduit à l’état de banque pour Anna. Je lui dois bien ça.

Soudain, Arielle se glisse près de moi. Sa chaleur corporelle à quelque chose de réconfortant. Quand étais-ce la dernière fois que j’avais pris quelqu’un dans mes bras ? Mes enfants avant de partir pour leur nouvelle année à Poudlard sans doute.  Ses doigts emprisonnent mon visage et j’ouvre les yeux. Elle me force à la regarder, ses yeux humides traduisent-ils aussi un malheur ? Je délaisse mes amis, je suis vraiment à gerber. Je me hais tellement. Je n’ose pas la regarder, fixer son regard dans le sien lui permettrait de s’introduire dans mon âme et … je ne veux pas qu’elle souffre. Qu’elle comprenne ce que je traverse, qu’elle ressente ce que je ressente. Je veux la préserver, comme je préserve mes enfants. Tout ce que je n’ai pas fait avec elle, Anna. Le trou béant dans mon ventre et dans mon cœur son impossible à reboucher. Il me manque quelque chose, quelque chose que je ne pourrais jamais retrouver. Elle me serre dans ses bras et comme un enfant, je la serre fort. Je renifle dans ses cheveux, et je me laisse aller. Je pleure comme je n’ai jamais pleuré en présence de quelqu’un. Elle entre dans mon intimité. Ses cheveux sont trempés à cause de mes larmes. Je n’ai pas envie de la lâcher. Elle pleure elle aussi, je sens ses larmes sur ma peau. Ça me gratte, mais elle pourrait pleurer dans mes bras toute la nuit que ça ne me dérangerait pas. Je la serre un peu plus, je n’ai pas envie de perdre cette chaleur qui me fait tellement de bien mais elle s’éloigne et murmure à mon oreille, sa peine me brise un peu plus :

- Tu n’as pas le droit de dire ça, tu comprends? Je vais te prouver le contraire, tu dois juste me faire confiance et cesser de fuir. Je sais que ça te fait mal, je sais que tu te sens anéanti… Mais…T’as aucune idée à quel point les gens dans ton entourage t’aiment. T’as AUCUNE idée à quel point t’es important pour moi. Okay? Alors je refuse que tu dises ça.

Elle serre mes épaules avec une poigne ferme. Son visage est déformé par les larmes, je ne l’ai jamais vue ainsi. La voir se mettre à mon niveau, me renvoyer une image de mon état est insupportable. Je ferme les yeux, je refuse de voir ça. Elle rompt le contact de nos peaux et continue à remplir cette valise à laquelle je n’avais pas prêté attention. J’ai envie de parler mais aucun son ne sort de ma bouche, ma gorge est tellement nouée que je ne sais si ce nœud d’émotion s’en ira un jour. Elle me jette du linge propre. Machinalement je m’habille sans la regarder quitter la chambre. Plus tard, elle me rejoint. Je prends ma béquille qu’elle avait pris soin de remonter. Elle glisse sa main dans la mienne tenant fermement ma valise dans l’autre. Je ne veux pas savoir. Je ne veux pas riposter, je vais de nouveau fondre en larme si je risque de dire quelque chose.

- Ne me pose aucune question avant d’être arrivé à bord du train.

Je ne dis rien et me laisse transplaner à Kingcross. Cette gare est magnifique et je respire d’un air nouveau qui me fait du bien. Cette gare représente tellement de choses. Un départ, des adieux … l’espoir ? Arielle s’éloigne pour prendre des billets et m’entraine à quai où nous montons dans le train. Nous voyageons en silence quelques minutes avant qu’elle ne prenne la parole. Je suis calmé et contre toute attente ma gorge s’est déliée. Je regarde les paysages défiler, le front contre la vitre. Je suis confus et fatigué par cette journée. Je m’attendais à tout à présent.

- Maintenant, je peux te dire pourquoi tu es ici… Tu es le nouveau professeur de Soins aux Créatures Magiques à Poudlard….




A tout, sauf à ça. Je la regarde un instant dénué de toute expression faciale. Mon regard vide s’anime légèrement. Je ne sais pas comment digérer la nouvelle. Moi ? Professeur ? Elle avait perdu la tête.  Jamais quelqu’un comme moi ne pouvait faire preuve de pédagogie. Et puis les créatures magiques… Je ne les avait plus approchées depuis l’accident.

« Arielle, tu es cinglée. » Je réponds d’un ton plat. Et je me reconcentre sur les paysage. Je reconnais le chemin. Elle ne ment pas, nous sommes bien en direction de Poudlard. Je déglutis et soudain j’ai peur. J’ai peur de me retrouver dans se château, de voir mes enfants. De voir toute cette vie s’activer devant mes yeux, de devoir discuter avec des gens, de devoir prendre le thé, de devoir … retrouver une vie tout simplement.

Soudain, je frappe du poings sur la poing sur la petite tablette qui nous sépare : « Je n’irais pas à Poudlard, c’est clair ? Tu es devenue folle. Jamais un mec comme moi ne pourra donner cours. »

Je marque une pause et explose : « JE NE SAIS MEME PAS ME GERER MOI-MÊME !! COMMENT VEUX-TU QUE JE M’OCCUPE DE CES ADOLESCENTS ? TOI-MÊME TU ME L’AS DIT. JE FOUS MA VIE EN l’AIR ! OOOOH ! VOILA UN BEL EXEMPLE CHERS ELEVES, BRAVO. DEVENEZ COMME MOI. »

Je marque une pause et murmure à moi-même : « Un sombre cretin, qui ne sait même plus pourquoi il est sur cette putain de terre. »


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MessageSujet: Re: Pv Arielle - Ohé Ohé Capitaine Abandonné Dim 22 Jan - 13:59

Comme un homme!




Bien que je paraisse confiante, je suis extrêmement stressée. Je n’ai aucune idée de la réaction de Shawn, et je ne veux pas m’imaginer des scénarios possibles. Il pourrait aussi bien tenter de transplaner afin de s’enfuir, me bouder pendant un an ou bien simplement refuser de donner des cours à Poudlard. Je n’en ai aucune idée, mais tout ce que je sais c’est que sa réponse sera forcément négative. Je plisse les yeux lorsqu’il me dit que je suis cinglée. Ça fait mal, mais je peux le supporter. Mais ce qui fait le plus mal, c’est lorsqu’il frappe la table de son poing. Je ferme les yeux quelques secondes, prenant une grande inspiration pour tenter de dissiper la peur soudaine qui me tiraille le ventre. Je suis habituée aux crises de colère. J’ai dû les contrôler depuis ses 24 dernières années avec Clyde. Par contre, que ce soit Shawn qui s’emporte me laisse sans garde. Je ne sais pas comment l’appréhender, alors je le laisse s’exprimer. Ma mâchoire se crispe, et je me lève d’un bond en le pointant du doigt.

- Je refuse que tu me traites de folle! Je tente de sauver ta peau, bon sang!

Je tente d’ignorer le fait qu’il refuse catégoriquement de devenir professeur. J’observe rapidement le paysage que je connais par cœur puis me retourne avec un regard sévère vers sa carcasse. J’ai encore plus de deux heures pour le convaincre. J’espère que j’y arriverai. Présentement, je n’en suis plus si certaine. Et si j’avais fait une grosse erreur en mettant ma foi en lui? Je dois tenter de… C’est à ce moment que Shawn élève la voix, criant des choses pathétiques qui me font monter sur mes grands chevaux. Il est sérieux ou je dois prendre ses divagations pour des symptômes de sevrage d’alcool? Je serre mes dents, mord ma langue afin de ne pas exploser à mon tour. Or, lorsqu’il murmure quelque chose d’incompréhensible, je ne vois qu’une carcasse vide. Cette idée est si insupportable pour moi que je claque moi-même la table de mon poing en expirant bruyamment. Bon, okay. J’ai peut-être grogner aussi. Crier?

- SHAWN! ÇA SUFFIT! ARRÊTE!

J’ai l’impression de rugir comme un Gryffondor. J’ai mal à la gorge. Je dépose ma deuxième main sur la table afin d’approcher mon visage du sien. Je plante mes yeux sévères dans les siens, les lèvres pincées d’un rictus. Je tente de contenir ma rage, mais je parle un peu plus fort qu’à mon habitude sans pour autant m’emporter une autre fois. J’ai l’impression de gérer une crise d’enfantillages, et cela me fatigue. Je dois trouver un moyen de réveiller Shawn, et ça presse! Ma patience a ses limites, et je crois bien en être arrivée à bout.

- Tu n’as pas le choix, okay! McGonagall a accepté ma demande. Tes cours commencent lundi. ALORS TU N’AS PAS LE CHOIX. Tu vas devoir faire face à tes peurs pour une PUTAIN de fois dans ta vie! FAIT DE TOI UN HOMME, par la barbe de Merlin!

Je passe rapidement une main dans mes cheveux. Je me sens bouillante. Je prends de grandes inspirations, puis je me rassois sur mon banc. Je croise les bras, tentant toujours de garder une certaine distance émotionnelle. Je me dois d’avoir une longueur d’avance sinon je ne parviendrai jamais à le convaincre. Je reprends donc d’une voix plus clame, bien que tout de même froide.

- Shawn… C’est toi qui m’a appris tout ce que je sais sur les créatures magiques… Avant ton accident, tu étais… Tu dois combattre tes déceptions et tenter de voir un avenir. Ta vie ne s’arrête pas à ta jambe. Tu as encore tes quatre membres, tu as encore ta tête…. Tu ne peux pas tout laisser tomber pour ça! Ça fait assez longtemps que ça dure, ça ne peut plus continuer. C’est comme ça que tu veux que tes enfants te voient plus tard? Comme un lâche qui a abandonné sa vie après un accident?

Je sais. Je sais que ça va lui faire mal. Mais il a besoin de se réveiller. Et vite.

 





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MessageSujet: Re: Pv Arielle - Ohé Ohé Capitaine Abandonné Ven 27 Jan - 19:49


❝Ohé Ohé Capitaine abandonné❞
Toi & Moi

Je me sens soudain éreinté.  Fatigué de cette situation, lassé des sales habitudes que j’ai prises, vanné de devoir me cacher derrière ma jambe alors que je n’ai plus le goût de ne rien faire. Voir Arielle se battre pour que j’atteigne enfin la surface de l’eau me fait plaisir mais je ne veux pas. En fait, non, je ne saurais pas. Je me suis battu toute ma vie pour faire ce que je voulais, offrir à Anna la vie dont elle rêvait, éduquer mes enfants comme un père exemplaire. Et tout ça pour quoi ? Pour que tout s’effrite en un claquement de doigts. Alors non, je n’ai plus envie de me battre ou d’essayer. C’est peine perdue. Je n’ai plus foi en la vie, elle se joue de nous et nous détruit dès que l’occasion se présente. Alors merde, foutez-moi la paix vous tous. Parce que gueuler ça, je peux toujours faire.

Et elle recommence. Je ne dois pas la traiter de folle, mais vous l’entendez ? Ce n’était pas de la folie ça, de quitter Poudlard et de m’annoncer que j’étais professeur ? Si. Bien nous sommes d’accord. Elle devait sans doute toujours souffrir  des moqueries qu’elle subissait à Poudlard. Arielle C’était la folle des Serdaigle, et même moi, j’avoue, j’avais participé à ces moqueries. Pour toute réponse j’hausse les épaules et fait un geste supérieur de la main pour lui dire que j’en avais rien à faire. Mon cœur retrouve un battement régulier, ma colère est passée. J’inspire profondément en me calant dans mon siège, je n’avais même pas la force de transplaner. Je prendrais un ticket retour lorsque j’arriverais à Pré-au-lard.
Et puis Arielle se met à gueuler. Je sursaute. Il faut dire que je n’avais jamais eu l’occasion de la voir sortir de ses gonds de la sorte. Sa voix se casse même. Je la regarde, abasourdi. En fait, cela me fait peur de la voir comme ça. Je souhaitais que ses enfants n’aient jamais de retenue, cela leur éviterai de voir ce terrible spectacle. Elle approche son visage du mien, j’ai l’impression que je vais passer un sale quart d’heure.  Sa voix se clame mais son autorité me donne des frissons.

- Tu n’as pas le choix, okay! McGonagall a accepté ma demande. Tes cours commencent lundi. ALORS TU N’AS PAS LE CHOIX. Tu vas devoir faire face à tes peurs pour une PUTAIN de fois dans ta vie! FAIT DE TOI UN HOMME, par la barbe de Merlin!

Pardon ? Elle se moque de qui là ? Je me lève de mon siège et me rassied aussitôt. Je ne sais pas quoi penser, quoi dire. J’ai envie que le train fasse un accident là, tout de suite. Mc Gonnagall a accepté sa demande. Je tombe des nues. Comment avait-elle pu convaincre ce vieux hibou de donner cours ? Je suis sous le choc. Je cligne des yeux plusieurs fois pour m’assurer que je ne rêve pas, et là elle m’enfonce un poignard dans le torse :

- Shawn… C’est toi qui m’as appris tout ce que je sais sur les créatures magiques… Avant ton accident, tu étais… Tu dois combattre tes déceptions et tenter de voir un avenir. Ta vie ne s’arrête pas à ta jambe. Tu as encore tes quatre membres, tu as encore ta tête…. Tu ne peux pas tout laisser tomber pour ça! Ça fait assez longtemps que ça dure, ça ne peut plus continuer. C’est comme ça que tu veux que tes enfants te voient plus tard? Comme un lâche qui a abandonné sa vie après un accident?

J’ai le souffle coupé. Je ferme les yeux et glisse mes mains sur mon visage, prends une profonde inspiration. Reste calme, Shawn.  Elle ne comprenait rien. J’ai envie de l’attraper et de … HA MERDE. Putain, elle me rend dingue. Comment osait-elle me parler comme ça ? Je fais craquer mes doigts, inspire et expire calmement. Je n’étais pas connu pour mes crises de colère, d’ailleurs, en général je ne m’emporte jamais mais Arielle ne faisait que de toucher à des cordes sensibles. Et elle m’énervait profondément.

« C’est une nouvelle habitude chez toi de me faire sortir de mes gonds ? » Calme, froid. Mon ton de voix me surprend et me fait un peu peur. Je devais contenir toute cette colère en moi, je ne voulais pas perdre le contrôle, j’avais peur des conséquences. La dernière fois où je m’étais mis en colère de la sorte c’était lors d’un des accouchements d’Anna. Celui des jumeaux ? Nathan ? Je ne sais plus exactement. C’était il y a longtemps.

« Je dois bien reconnaître que tu as raison sur un point : je t’ai tout appris mais à t’entendre c’est la seule chose bien que j’ai fait. » Je mords l’intérieur de mes joues. Je n’arrive pas à réfléchir à ce que je vais dire, je vais encore dire des choses qui ne lui font pas plaisir. Quoi que je dise ce n’est pas assez bien et ça la rends mécontente. « Ce que tu ne sembles pas comprendre, c’est que je ne contrôle pas mon état. JE NE SAIS PAS FAIRE AUTREMENT. » Je me lève, m’installe à côté d’elle et pointe mon doigt sur sa poitrine, mes yeux glacés pénètrent les siens «  Et je t’interdis de parler de mes enfants de cette manière, tu n’en a pas le droit, suis-je bien clair ? » J’ai les dents serrées et articule à peine, je suis touché en plein cœur. Bien sûr que non je ne veux pas que mes enfants retiennent cette image de moi « C’est pitoyable de ta part de parler d’eux. C’est comme si je te rappelais tes mauvais souvenirs à Poudlard lorsque tout le monde te traitais de tarée. Ça fait mal hein ? » Je croise les bras et fais la moue. « Désolé, je n’aurais pas dû dire ça » je la regarde de nouveau et je lui dis « Je vais aller à Poudlard, pas parce que tu m’oblige à y aller mais parce que je ne veux pas te foutre dans la merde comme tu le fais avec moi. Je ne veux pas que tu perdes ton emploi, tu ne veux pas savoir ce que cela fait. » Je n’avais pas vraiment réfléchis à la situation mais je savais que de toute façon, je ne tiendrais pas une semaine. Je n’avais aucune compétence pour ce poste. « Et dans une semaine, je démissionne. Ma place n’est pas à poudlard. Et ne vient pas dire que ma place n’est pas non plus dans un canapé ! Sinon, j’te jette un sors et même Clyde ne te reconnaîtra pas. » Je passe mes mains dans mes cheveux et je lui rétorque un petit sourire « C’est bon, hein, tu sais bien que je te ferais jamais de mal, MOI. » J’insiste sur le moi. Je le pensais vraiment. Elle m’a fait vivre un véritable ascenseur émotionnel en moins de 24 heures.

Ma meilleure amie ne l'était pas pour rien.


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MessageSujet: Re: Pv Arielle - Ohé Ohé Capitaine Abandonné Lun 13 Fév - 13:31

Tu crois que je fais ça par plaisir?




Sans l’influence de Clyde durant plus de 24 ans, je ne crois pas que j’aurais eu l’audace de faire ce que je viens de faire. La jeune fille fragile que j’étais à Poudlard a drastiquement changée avec les années, et j’étais devenue beaucoup plus confiante concernant certaines situations. La venue de mes enfants et l’autorité parentale que j’ai dû faire preuve m’a aussi permis de découvrir une force que je ne connaissais pas. J’ai affronté mes peurs, mes démons, et je n’avais plus vraiment froid aux yeux. Certes, je restais tout de même reservée et timide. Mais avec Shawn, cette timidité s’envolait immédiatement. Je le connais depuis trop longtemps pour retenir mes paroles, surtout sachant à quel point il est en train de s’enfoncer dans un point de non-retour. Alors oui, j’attaque son rôle paternel. Mais je sais que j’ai raison malgré qu’il le nie immédiatement. Je sais que derrière ce déni, il comprend. Il craque ses doigts, me demandant si je m’amusais maintenant à le faire constamment sortir de ses gonds. Je soupire, froide comme la plupart du temps.

- Si c’est ce qu’il faut pour te réveiller, oui je vais le faire. Tant pis pour notre amitié, au moins tu seras encore en vie.

Oui, je suis dramatique. Dramatique mais réaliste. Et légèrement désespérée. Plus les minutes avancent, plus le train se rapproche de la gare de Poudlard. Je dois trouver un moyen de me calmer, trouver un semblant de tact en mon fort intérieur et raisonner le saoulon qui se trouve devant moi. Je le laisse parler, plissant les yeux à mesure qu’il parle. Ça fait mal, mais c’est un mal nécéssaire. Lorsqu’il se lève pour pointer ma poitrine, j’ai un léger mouvement de recul. Je n’aime pas les contacts physiques si ce n’est pas moi qui les entame et cela n’a pas changé depuis mon adolescence. Je reste tout de même immobile, sachant que Shawn ne serait pas du genre à me violenter. Je pince les lèvres, enlevant sèchement son doigt de sur ma poitrine.

- Et je t’interdis de me menacer. De toute manière, dans ton état ce n’est pas très crédible Shawnie.

Mais il continue d'enfoncer le couteau, et je dois respirer longuement pour ne pas l’envoyer promener. Il sait très bien ce qui peut me blesser, autant que je sais ce qui le met à bout de nerfs. Nous nous connaissons trop bien, et c’est pourquoi nous sommes en mesure de se blesser à ce point. Mais pourquoi? Nous ne sommes plus des rivaux depuis plusieurs années. Je pince mes lèvres plus fortement pour m’empêcher de lui répondre, croyant que je pourrais empirer la situation. Puis, il s’excuse et me dit qu’il va tenter de faire la première semaine de cours. Ce consensus me soulage, et je passe rapidement une main dans mes cheveux. Sauf qu’il recommence avec ses menaces, et je claque ma langue en appuyant ma tête sur le dossier. Sérieusement.

- Et c’est pas toi de menacer les gens comme ça. Depuis quand que t’es devenu un vrai con?

Il tente de se reprendre immédiatement, soulignant le fait que je fais tout cela pour lui faire du mal. Je grogne, sincèrement découragée par son attitude.

- Tu penses vraiment que je fais ça par plaisir? Tu penses vraiment que je mettrais notre amitié en jeu si je ne voyais pas à quel point t’as besoin d’aide? Je m’en fiche de savoir ce que tu fais de ta vie, d’autant que t’as une vie… Je tente de sauver ta peau Shawn, essaye de me comprendre un peu. Mes méthodes sont peut-être radicales, mais je te garantis que tu ne vas pas démissionner dans une semaine. Parce que tu mérites mieux que ça.

Je me lève, tout de même plus calme que tout à l’heure. Je disparais du cubicule quelques instants, allant demander un énorme pichet d’eau avec deux verres. Je reviens dans le cubicule, déposant (avec un bruti sourd) le pichet sur la table. Je me rasseois à ma place en fronçant les sourcils.

- Maintenant, bois ce pichet d’eau en entier avant notre arrivée. Je n’ai pas envie que tu pues l’alcool lorsque je vais te présenter à la directrice…





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